Sekkouri 2

Fête du Travail : le gouvernement met en avant une priorité sociale et une vision intégrée de l’emploi

Fête du Travail : le gouvernement met en avant une priorité sociale et une vision intégrée de l’emploi

Par LNT
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À l’occasion de la Fête du Travail, le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a mis en avant les orientations du gouvernement en matière de politiques sociales et d’emploi, en soulignant la centralité de la dimension sociale et l’engagement en faveur d’une vision intégrée fondée sur la création d’emplois durables.

Dans son intervention, le ministre a indiqué que le gouvernement a fait de la dimension sociale une priorité de ses politiques publiques, avec un budget cumulé avoisinant 50 milliards de dirhams, précisant que le coût global du dialogue social devrait atteindre près de 49,7 milliards de dirhams à l’horizon 2027.

Selon les données présentées, environ 4,25 millions de salariés ont bénéficié des mesures issues du dialogue social, dont 1,25 million dans le secteur public et trois millions dans le secteur privé.

Parmi les mesures mises en avant figurent une augmentation générale des salaires dans la fonction publique de 1.000 dirhams nets mensuels, ainsi que des revalorisations spécifiques dans certains secteurs. Dans l’éducation nationale, près de 330.000 fonctionnaires ont bénéficié d’une hausse pouvant atteindre 1.500 dirhams mensuels, tandis que dans le secteur de la santé, les salaires des médecins ont été relevés de 3.000 dirhams et ceux des infirmiers et techniciens de 1.400 à 1.600 dirhams.

Le ministre a également évoqué les réformes relatives à l’enseignement supérieur, notamment l’amélioration du statut des enseignants-chercheurs, ainsi que des mesures touchant le pouvoir d’achat, dont la revalorisation du salaire minimum et la révision de l’impôt sur le revenu.

Dans le secteur privé, le salaire minimum légal dans les activités non agricoles a été revalorisé de 20 % entre 2021 et 2026, tandis que celui des activités agricoles a progressé de 25 % sur la même période.

Au-delà des aspects salariaux, Younes Sekkouri a mis en avant des mesures relatives à la protection sociale, notamment l’abaissement du seuil d’accès à la pension de vieillesse et l’extension des droits pour certaines catégories de travailleurs.

Le ministre a par ailleurs souligné les efforts engagés en matière de contrôle de l’application de la législation du travail. Entre 2021 et 2025, près de 177.936 visites d’inspection ont été réalisées, donnant lieu à plus de 1,7 million d’observations et à plusieurs milliers d’avertissements et de procès-verbaux.

Dans le même registre, plus de 268.000 conflits individuels ont été traités sur la période, avec un taux de résolution de 52 %, et plusieurs actions de médiation ont permis de prévenir des mouvements sociaux dans de nombreuses entreprises.

S’agissant du dialogue social, le ministre a mis en avant son institutionnalisation à travers la signature de la Charte nationale du dialogue social et d’accords conclus en 2022 et 2024, présentés comme ayant contribué à l’amélioration des revenus et à la modernisation du cadre législatif du travail.

Dans le prolongement de ces mesures, Younes Sekkouri a évoqué la poursuite des réformes, notamment la révision du Code du travail, l’encadrement du droit de grève et le renforcement des dispositifs relatifs à la santé et à la sécurité au travail.

Par ailleurs, le ministre a mis en avant une vision globale de l’emploi reposant sur la création d’emplois productifs et durables, la qualification des compétences et l’adaptation de la formation aux besoins du marché du travail.

Dans ce cadre, il a rappelé le lancement du programme « Awrach », qui a bénéficié à près de 250.000 personnes, ainsi que le rôle de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences, dont les services ont concerné plus de 4 millions de chercheurs d’emploi.

Les programmes d’insertion ont permis, selon les données présentées, l’intégration de plus de 694.000 personnes sur la période 2021-2025, notamment à travers les dispositifs « Idmaj » et « Tahfiz », tandis que de nouvelles initiatives ont été engagées pour élargir l’accès aux dispositifs d’emploi, y compris au profit des non-diplômés.

Le ministre a également évoqué le développement de la formation par alternance, ainsi que des programmes destinés à renforcer l’employabilité des jeunes et des femmes, dans une logique d’inclusion économique.

Selon les indicateurs communiqués, le marché du travail a connu une évolution marquée par la création de 851.000 emplois dans les secteurs non agricoles entre 2021 et 2025, avec une reprise du rythme de création d’emplois en 2025.

Le taux de chômage a légèrement reculé sur la période récente, passant de 13,3 % en 2024 à 13 % en 2025, avec des évolutions différenciées selon les catégories et les territoires.

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