Entrepreneuriat : 51.805 entreprises créées au premier semestre, quatre régions en concentrent 77%

Par LNT
Entrepreneuriat

Les créations enregistrées par l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale se répartissent en 75% de personnes morales et 25% de personnes physiques. Casablanca-Settat concentre à elle seule près de 40% des immatriculations de sociétés. Le commerce arrive en tête des secteurs, devant la construction et l’immobilier.

Le bilan semestriel de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale fait état de 51.805 entreprises créées entre janvier et juin 2026.

La ventilation par statut juridique montre la prédominance des structures sociétaires : les personnes morales représentent 75% des immatriculations, les personnes physiques 25%. Parmi les formes sociétaires, la société à responsabilité limitée à associé unique arrive en tête, devant la société à responsabilité limitée classique.

Cette répartition traduit une évolution des comportements entrepreneuriaux. Le recours à la forme sociétaire, même pour une activité individuelle, procède d’un arbitrage entre la limitation de la responsabilité patrimoniale et un formalisme comptable et fiscal plus contraignant. Sa progression signale une professionnalisation, mais aussi la recherche d’un statut permettant l’accès à la commande publique et au crédit bancaire, deux circuits largement fermés aux entreprises individuelles.

La géographie des créations demeure fortement concentrée. Casablanca-Settat représente près de 40% des immatriculations de sociétés. Avec Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, les quatre premières régions totalisent environ 77% du total national.

Cette concentration recoupe celle observée dans d’autres indicateurs. Le trafic aérien affiche une répartition comparable, cinq aéroports ayant absorbé 97,8% de la croissance des passagers au premier semestre. La création d’entreprises suit la même logique d’agglomération : elle se produit là où se trouvent déjà les marchés, les financements et les services aux entreprises.

La répartition sectorielle place le commerce en tête, avec 27,2% des créations, devant la construction et l’immobilier à 25,4% et les services divers à 20%. Le transport représente 7,5% et l’industrie 6,3%.

Ce dernier chiffre mérite d’être relevé. Une part de 6,3% pour l’industrie dans les créations d’entreprises, alors que la stratégie nationale repose sur l’industrialisation et l’ancrage de chaînes de valeur, indique que l’essentiel de l’effort industriel procède d’investissements de grande taille et d’implantations étrangères plutôt que d’un tissu de petites unités nouvelles.

L’Office a par ailleurs délivré plus de 68 000 certificats négatifs sur la période, document préalable à toute immatriculation, dont le nombre excède celui des créations effectives et mesure l’écart entre les projets déclarés et ceux qui aboutissent.

LNT

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