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Enseignement supérieur : la FEDE lance un prix des droits humains destiné aux étudiants marocains

Par LNT
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La Fédération européenne des écoles (FEDE) a annoncé, mercredi 21 octobre à Mohammedia, le lancement de la première édition du Prix spécial des droits humains au Maroc, en partenariat avec le Bureau du Conseil de l’Europe dans le Royaume. Destinée aux étudiants de ses établissements membres, cette initiative vise à encourager des projets concrets dans les domaines de l’inclusion, de la justice et de la lutte contre la corruption. Ce lancement intervient à l’occasion du vingtième anniversaire de la présence de la fédération au Maroc.

La Fédération européenne des écoles (FEDE) entend renforcer la place de l’engagement citoyen dans les parcours de formation de ses étudiants au Maroc. Réunis mercredi 21 octobre à Mohammedia, les représentants des établissements membres de la fédération ont pris part au lancement de la première édition du Prix spécial des droits humains, organisé en partenariat avec le Bureau du Conseil de l’Europe au Maroc.

Cette initiative s’adresse à l’ensemble des étudiants inscrits dans les écoles marocaines membres du réseau FEDE, indépendamment de leur filière de formation. Elle vise à encourager la conception et la réalisation de projets individuels ou collectifs permettant de traduire les principes des droits humains en actions concrètes.

Selon la fédération, les candidatures devront privilégier des démarches ancrées dans les réalités locales, avec une attention particulière portée aux initiatives de terrain.

Trois thématiques autour des droits humains

Pour cette première édition, les organisateurs ont retenu trois axes de réflexion et d’action.

Le premier concerne les relations entre le sport et les droits humains, dans la perspective de l’organisation de la Coupe du monde de football 2030. Les projets pourront notamment porter sur l’inclusion, la lutte contre les discriminations et la protection des enfants dans les pratiques sportives.

Le deuxième axe est consacré à la justice, particulièrement aux questions d’accès au droit et de protection des personnes vulnérables.

Enfin, le troisième porte sur les liens entre la lutte contre la corruption et les droits humains. Il vise à encourager des initiatives relatives à la transparence, à l’intégrité et à l’égalité d’accès aux droits.

À travers ces différentes thématiques, la FEDE souhaite favoriser une approche pratique des droits humains, en permettant aux étudiants de développer des projets en lien avec les préoccupations de leur environnement social.

Le lancement officiel du prix a été assuré par Javier Gomez Prieto, chef du Bureau du Conseil de l’Europe au Maroc, qui a également présenté les actions menées par l’organisation dans le Royaume.

L’engagement citoyen comme composante de la formation

Pour la présidente de la FEDE, Claude Vivier Le Got, cette initiative s’inscrit dans une conception de l’enseignement supérieur qui ne se limite pas à la transmission de compétences professionnelles.

« Notre mission ne s’arrête pas à la formation de professionnels compétents », a-t-elle déclaré à cette occasion.

La responsable a souligné la volonté de la fédération de faire de l’engagement citoyen une composante à part entière du parcours des étudiants de ses établissements marocains.

Le prix entend ainsi valoriser les initiatives étudiantes et encourager leur participation à des projets présentant une dimension sociale et citoyenne.

Il doit également permettre aux établissements membres d’intégrer davantage ces préoccupations dans leurs activités pédagogiques et leurs relations avec leur environnement.

Vingt ans de présence au Maroc et 70.000 diplômés

La rencontre de Mohammedia a également été l’occasion de dresser le bilan des vingt années de présence de la FEDE au Maroc.

Selon les données communiquées par la fédération, son réseau d’établissements membres a accompagné la formation de 70.000 diplômés au cours de cette période.

La FEDE dispose également d’un bureau local chargé d’assurer un accompagnement de proximité auprès des écoles marocaines affiliées.

Claude Vivier Le Got a insisté sur la continuité de cette coopération et sur la nécessité d’adapter les dispositifs de formation aux évolutions des besoins économiques et sociaux du pays.

Les échanges ont notamment porté sur l’adéquation entre les cursus proposés et les compétences recherchées par les entreprises, dans un contexte de transformation des métiers et des qualifications.

Une évolution des diplômes et des méthodes d’évaluation

Une partie de la rencontre a été consacrée à l’évolution des programmes pédagogiques de la fédération.

Animée par Xavier Paroutaud, directeur pédagogique de la FEDE, cette séance a permis de présenter les modifications apportées à plusieurs diplômes, référentiels de compétences et modalités d’évaluation.

Selon le responsable, plusieurs cursus ont été revus afin de mieux prendre en compte les transformations des métiers et de renforcer la cohérence des parcours de formation.

Il a également souligné l’importance d’accompagner les établissements dans l’application de ces changements, notamment pour assurer une meilleure articulation entre les objectifs pédagogiques et les compétences attendues sur le marché du travail.

Fondée en 1963, la Fédération européenne des écoles est une organisation internationale non gouvernementale regroupant plus de 560 établissements d’enseignement supérieur et de formation professionnelle dans 46 pays.

Elle bénéficie du statut participatif auprès du Conseil de l’Europe, du statut consultatif auprès de la Francophonie et entretient un partenariat officiel avec l’UNESCO.

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