Énergie : la facture atteint 81,2 milliards de dirhams, en hausse de 29% sur un an

Par LNT
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Crédit photo : Ahmed Boussarhane/LNT.

La facture énergétique du Royaume s’établissait à environ 81,2 milliards de dirhams à fin juillet 2026, en progression de 29,1% sur un an. Un maintien du baril de Brent entre 120 et 130 dollars jusqu’à la fin de l’année se traduirait par un surcoût supplémentaire estimé entre 20 et 30 milliards de dirhams.

Le scénario n’est pas théorique. Le Brent évolue au-dessus de 100 dollars depuis le début du mois, sous l’effet conjugué de la fermeture du détroit d’Ormuz au trafic commercial et de l’arrêt du pipeline saoudien Est-Ouest, visé le 12 septembre par des frappes de drones. Cette infrastructure constituait la principale voie de contournement du détroit pour les exportations saoudiennes.

Quatre pressions se combinent. Le prix du brut en constitue le socle, mais il est amplifié par les tensions spécifiques sur le marché du gasoil, dont les marges de raffinage se sont écartées de celles du brut, par le niveau élevé du fret maritime, et par le raffermissement du dollar, monnaie dans laquelle l’intégralité des achats est libellée. Le relèvement du taux directeur américain, décidé la semaine dernière, accentue ce dernier facteur.

La diversification des sources d’approvisionnement offre une protection limitée. Le Royaume importe une part significative de son butane depuis les États-Unis plutôt que du Golfe, ce qui réduit l’exposition aux ruptures logistiques régionales mais n’atténue en rien l’effet de la hausse mondiale des prix, ceux-ci s’établissant sur des marchés intégrés.

Dans l’hypothèse d’un baril durablement compris entre 120 et 130 dollars, le gasoil pourrait atteindre 16 à 17 dirhams le litre à la pompe, le prix final dépendant des cotations, du change et des marges de distribution. Il se situait autour de 14,93 dirhams au début du mois, avant la révision du 16 septembre qui l’a relevé de 34 centimes.

Le cadrage préparatoire du projet de loi de finances 2027 retient une hypothèse de baril à 75 dollars, soit un écart de plus de trente dollars avec les cours observés, et une parité de 9,465 dirhams pour un dollar.

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