L’agence météorologique britannique prévoit un épisode El Niño d’une intensité inédite dans les relevés climatiques modernes, avec une anomalie de température de surface dépassant trois degrés Celsius dans la zone de référence du Pacifique. Le phénomène pourrait faire de 2027 l’année la plus chaude jamais enregistrée.
Adam Scaife, responsable des prévisions de long terme au Met Office, a déclaré s’attendre à l’épisode El Niño le plus intense depuis plus d’un siècle.
Le pic est attendu sur la période 2026-2027. Les effets réchauffants d’El Niño se manifestant généralement avec un décalage, c’est l’année 2027 qui pourrait établir un nouveau record de température mondiale.
Les conséquences régionales attendues sont contrastées. Des sécheresses sévères sont anticipées en Amérique du Sud et dans le Pacifique occidental, avec des menaces directes sur la sécurité alimentaire et les productions agricoles.
Dans l’hémisphère nord, des précipitations renforcées et des tempêtes plus fréquentes sont attendues sur le Royaume-Uni et le nord-ouest de l’Europe à partir du mois de novembre.
El Niño désigne un réchauffement périodique des eaux de surface du Pacifique équatorial, qui modifie la circulation atmosphérique à l’échelle planétaire et perturbe les régimes de précipitations sur plusieurs continents.
Les épisodes de 1997-1998 et de 2015-2016 constituaient jusqu’ici les références en matière d’intensité. Les prévisions actuelles situent l’épisode à venir au-delà de ces deux précédents.
Pour les économies dont la croissance dépend étroitement de la pluviométrie, ces prévisions constituent une variable de programmation. Au Maroc, Bank Al-Maghrib anticipe une croissance de 5,2% en 2026, portée par une valeur ajoutée agricole en hausse de 16%, avant un retour à 3,1% en 2027, prévisions que l’institution présente comme tributaires de l’évolution climatique.
LNT
