El Mansouri écarte toute ligne rouge dans les futures alliances

Par LNT
EL Mansouri PAM

La coordinatrice de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité a exclu jeudi, lors d’une conférence de presse à Rabat, toute exclusive dans les négociations de coalition qui s’ouvrent après la victoire de sa formation.

« Il n’y a pas de parti avec lequel nous refusons d’échanger autour de la même table. Nous croyons au dialogue et à la concertation », a déclaré Fatima Zahra El Mansouri. Elle a précisé que le PAM respectait les formations partageant ses valeurs et que toute décision d’alliance serait soumise au débat des instances internes du parti.

La formule est à double détente. Elle installe la première force parlementaire dans une posture d’ouverture qui contraste avec le ton de la campagne, et elle renvoie la décision aux structures collégiales, ce qui évite d’engager la direction sur un partenaire avant que le rapport de force interne ne soit arbitré.

Les dirigeants du parti s’étaient réunis au siège dans la nuit de mercredi à jeudi, avant l’annonce officielle des résultats. Étaient notamment présents Mme El Mansouri, Fouzi Lekjaa, Samir Goudar, président du pôle organisation, Younes Sekkouri, Mohamed Mehdi Bensaïd, Fatima Saadi, Ahmed Akhchichine, Salah Eddine Abqari et Hicham Aïroued. M. Goudar y avait affirmé que les premières remontées plaçaient le parti en tête. M. Sekkouri avait attribué le résultat à un programme ayant atteint les classes populaires et moyennes, et à la volonté des électeurs de donner sa chance à une formation qui n’a jamais dirigé de gouvernement.

Le programme défendu durant la campagne repose sur cinq chartes et vingt engagements, avec trois priorités affichées : le pouvoir d’achat, doté de 150 milliards de dirhams sur cinq ans, la jeunesse, et la traduction concrète de l’État social. Le parti revendique un comité électoral constitué quinze mois avant le scrutin.

Mme El Mansouri a par ailleurs été élue à Marrakech, ville dont elle a été maire. La question de la primature n’a pas été tranchée publiquement, la Constitution prévoyant la nomination du chef du gouvernement par le Roi au sein du parti arrivé en tête.

LNT

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