École frappée en Iran : ce que l’on sait du bombardement de Minab
Une frappe meurtrière visant une école primaire dans le sud de l’Iran a suscité une vive polémique internationale et relancé les accusations autour de la guerre opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis. Les faits se sont déroulés le 28 février 2026 dans la ville de Minab, dans la province d’Hormozgan, près du détroit d’Ormuz.
Selon les autorités iraniennes et plusieurs enquêtes de médias internationaux, un missile a frappé l’école primaire pour filles Shajareh Tayyebeh entre 10 h et 10 h 45, alors que les élèves étaient en classe.
Les bilans avancés par Téhéran évoquent entre 168 et 180 morts et environ 95 blessés, la majorité des victimes étant des écolières âgées de 7 à 12 ans, ainsi que des enseignants et du personnel scolaire. Ces chiffres n’ont toutefois pas été confirmés de manière indépendante par toutes les organisations internationales.
Le gouvernement iranien accuse les États-Unis et Israël d’être responsables de l’attaque et parle d’un crime de guerre visant des civils.
De leur côté, les autorités américaines affirment ne pas cibler volontairement des infrastructures civiles et ont indiqué mener une enquête interne pour déterminer les circonstances de la frappe.
L’attaque contre l’école de Minab est considérée comme l’un des épisodes les plus meurtriers pour les civils depuis le début des bombardements dans la guerre actuelle entre l’Iran et ses adversaires.
Des images diffusées par les médias iraniens montrent des salles de classe détruites, des sacs d’écoliers sous les décombres et des funérailles rassemblant des milliers de personnes dans la ville.
Face à l’ampleur de la tragédie, plusieurs organisations internationales et humanitaires ont appelé à une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et de déterminer si le droit international humanitaire a été violé.
Alors que les hostilités se poursuivent dans la région, cet événement illustre les risques croissants pour les populations civiles dans un conflit dont les conséquences dépassent désormais largement les frontières iraniennes.
LNT
