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AFPPhoto diffusée par le bureau du guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei, le montrant lors d'un discours à Téhéran, le 4 juin 2025

Donald Trump annonce la mort d’Ali Khamenei après les frappes américano-israéliennes en Iran

Donald Trump annonce la mort d’Ali Khamenei après les frappes américano-israéliennes en Iran

Par LNT
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AFPPhoto diffusée par le bureau du guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei, le montrant lors d'un discours à Téhéran, le 4 juin 2025

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi soir la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, affirmant qu’il avait été tué lors de l’opération militaire conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Cette déclaration marque un tournant majeur dans l’escalade en cours au Moyen-Orient, alors que les échanges de frappes se poursuivent dans plusieurs pays de la région.

Depuis sa résidence de Palm Beach, en Floride, le président américain a écrit sur sa plateforme Truth Social qu’Ali Khamenei, qu’il a qualifié de « l’une des personnes les plus diaboliques de l’Histoire », était mort. « Il a été incapable d’échapper à nos Renseignements et à nos Systèmes Hautement Sophistiqués de Suivi, et en étroite collaboration avec Israël, il n’a rien pu faire », a-t-il déclaré, ajoutant que les bombardements se poursuivraient « tout au long de la semaine ».

Le chef de l’exécutif américain a estimé que le peuple iranien tenait sa « plus grande chance » de « reprendre » le contrôle du pays, l’exhortant à « s’emparer du pouvoir » à l’issue des opérations militaires. L’opération américaine, baptisée « Fureur épique » par le Pentagone, vise selon Washington à neutraliser les capacités balistiques et nucléaires iraniennes.

Confirmation israélienne et frappes élargies

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait auparavant évoqué de « nombreux signes » indiquant que le guide suprême iranien avait été tué lors d’une frappe sur son complexe. La chaîne publique israélienne KAN a affirmé que le corps d’Ali Khamenei avait été retiré des décombres, tandis que la chaîne 12 a indiqué qu’une photographie aurait été montrée aux dirigeants américain et israélien. Ces informations n’ont pas été confirmées de source indépendante.

L’armée israélienne a par ailleurs annoncé que sept hauts responsables iraniens avaient été « éliminés » lors des frappes, parmi lesquels le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, ainsi qu’Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême.

Selon l’état-major israélien, l’opération « Lion rugissant », dirigée par le chef d’état-major Eyal Zamir, a visé « des centaines de cibles militaires iraniennes » et constitue une action « sans précédent », d’une ampleur supérieure à celle de l’offensive de juin 2025.

Ripostes et explosions en Israël

En soirée, une série d’explosions a été entendue dans le centre d’Israël, à Jérusalem et en Cisjordanie occupée, ont rapporté des journalistes de l’AFP. Les sirènes d’alerte ont retenti après la détection de nouveaux tirs de missiles depuis l’Iran. Les services de secours israéliens ont fait état de 21 blessés à Tel-Aviv à la suite d’un barrage de missiles.

Les systèmes de défense antimissile ont été activés dans plusieurs zones urbaines, tandis que des habitants se réfugiaient dans des abris publics et des parkings souterrains. Les autorités israéliennes ont maintenu l’état d’urgence spécial sur l’ensemble du territoire.

Bilan humain en Iran et inquiétudes internationales

En Iran, le Croissant-Rouge a annoncé la mort de plus de 200 personnes à travers le pays. Le pouvoir judiciaire iranien a fait état d’au moins 108 morts dans une école de filles, sans que l’AFP n’ait pu vérifier ce bilan de manière indépendante. Plus de 20 provinces sur 31 auraient été touchées par les frappes, selon les autorités iraniennes.

Des scènes de panique ont été observées à Téhéran, où des habitants ont cherché à quitter la capitale après l’envoi de messages d’alerte par le gouvernement exhortant les quelque 10 millions d’habitants à évacuer. Des témoins ont évoqué des explosions et des survols d’avions de chasse au-dessus de la ville.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a mis en garde contre une « série d’événements que personne ne peut contrôler dans la région la plus volatile du monde », appelant à une cessation immédiate des hostilités. Le Conseil de sécurité devait se réunir en urgence.

L’Union européenne, la Turquie, le sultanat d’Oman et plusieurs autres États ont également exhorté les parties à la retenue.

Briefing de responsables américains

À Washington, de hauts responsables américains ont déclaré lors d’un briefing à la presse que les autorités iraniennes n’avaient « jamais négocié sérieusement » lors des discussions engagées début février. Ils ont accusé Téhéran d’avoir entrepris la reconstruction de sites nucléaires frappés en juin 2025 et d’avoir refusé d’aborder la question des missiles balistiques, qualifiée de « point majeur d’inquiétude » pour Israël.

Selon ces responsables, l’administration américaine disposait d’éléments attestant de « menaces imminentes » contre des intérêts américains dans la région, ce qui aurait justifié le déclenchement des opérations sans consultation préalable du Congrès.

Extension régionale et fermetures d’espaces aériens

La riposte iranienne a visé plusieurs pays du Golfe. Des explosions ont été entendues à Ryad, Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Koweït et Manama. À Bahreïn, où se trouve le siège de la Cinquième flotte américaine, des immeubles résidentiels ont été touchés, selon les autorités locales.

L’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis ont indiqué avoir intercepté des projectiles iraniens et se sont réservé le droit de répondre. Huit personnes ont été blessées au Qatar.

Face à l’ampleur de la crise, de nombreux pays ont fermé leur espace aérien, provoquant une vague d’annulations de vols dans toute la région.

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