Société

COP22 : Débat sur les énergies renouvelables dans la région MENA, les Caraïbes et l’Amérique Latine

le 11 novembre 2016


 

La thématique ‘‘L’énergie renouvelable : réduction de l’émission de carbone, expériences des pays du MENA, de l’Amérique latine et des Caraïbes’’, a été au centre d’un débat organisé par le Conseil pour les relations entre le monde arabe, l’Amérique latine et les Caraïbes (CARLAC), en collaboration avec l’OCP Policy Center, l’Université de Maryland (États-Unis), la Fondation Getulio Vargas (Brésil), et le Ministère de la Municipalité et de l’Environnement du Qatar.

A ce sujet, Simone Tagliapietra, experte en énergies renouvelables au sein de l’organisation Bruegel, think-tank international sur les questions des politiques économiques, a affirmé « qu’investir dans les énergies renouvelables au Maroc est aussi sûr qu’en Espagne ou en Italie. Le Maroc est de loin le leader de la région MENA en matière d’énergies renouvelables ».

Nathan Hultman, directeur du département développement durable de l’Université du Maryland et ex-conseiller sur les questions liées à l’environnement du président Barack Obama, également parmi les intervenants de l’événement, a quant à lui insisté sur la nécessité de trouver de nouveaux mécanismes de financement des projets d’énergies renouvelables afin de permettre aux pays de la région d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés dans le cadre de leurs contributions nationales (NDCs).

De son côté, M. Mohammed bin Abdullah bin Metab Al-Rumaihi, ministre qatari des Municipalités et de l’Environnement, a assuré que le Qatar travaillait pour le « développement d’une stratégie visant à inclure les énergies renouvelables de manière importante dans le mix énergétique du pays ».

Tatiana Bruce Da Silva, chercheuse au Centre brésilien pour les études énergétiques, a partagé avec l’audience les pratiques du Brésil en termes de développement des énergies renouvelables. Elle a ainsi déclaré que « le Brésil développe les énergies renouvelables en plus de l’hydroélectricité déjà existante en masse ». Elle a également souligné que « la meilleure façon de réduire les émissions est d’utiliser l’énergie de façon efficiente ».

Le panel a conclu sur la nécessité d’échanges et de partages d’expérience entre les pays membres de CARLAC, pour aider à l’accélération et à l’implémentation de politiques fortes dans les énergies renouvelables.

H.Z.