Pékin répliquera si l’Union européenne met en place des mesures « restrictives » envers ses entreprises, a prévenu mercredi l’ambassadeur de Chine auprès des 27, prônant le dialogue pour résoudre les différends commerciaux.
Les sujets de tension sur le plan économique se sont multipliés entre l’UE et Pékin ces derniers mois.
Les Européens attribuent l’envolée de leur déficit commercial vis à vis de la Chine, qui dépasse désormais un milliard d’euros par jour pour les échanges de biens, selon Eurostat, à une concurrence déloyale de la part de Pékin. Si le gouvernement chinois s’en défend, l’OCDE a confirmé dans une étude publiée en juin que le pays subventionnait massivement ses industriels.
Tout en cherchant à poursuivre un « dialogue constructif », les dirigeants européens ont demandé à la Commission, lors d’un sommet la semaine dernière, de « compléter » l’arsenal européen en matière de défense commerciale.
Le chef de la mission chinoise auprès de l’UE, Cai Run, a pour sa part insisté sur la nécessité du dialogue, quelques jours avant la venue à Bruxelles du ministre chinois du Commerce Wang Wentao, prévue lundi.
L’Europe et la Chine « sont des partenaires, pas des rivaux, et certainement pas des ennemis », a-t-il assuré lors d’un événement organisé dans la capitale belge.
« Nous sommes contre l’utilisation à des fins politiques des problèmes économiques et commerciaux », et « toute mesure restrictive » qui serait prise vis-à-vis de la Chine, « au nom de l’atténuation des risques ou de la réduction des dépendances », a-t-il ajouté.
« Si l’UE persistait à vouloir imposer de telles dispositions, la Chine serait contrainte de prendre des contre-mesures, pour défendre ses intérêts légitimes », a mis en garde le diplomate.
Mais selon lui, une telle confrontation est largement évitable.
« Nous sommes tout à fait en mesure de résoudre les frictions et les désaccords économiques et commerciaux par le dialogue », a insisté Cai Run.
LNT avec Afp
