Politique

Code de la presse : El Khalfi fait marche arrière

le 11 décembre 2015


Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Mustapha El Khalfi, a indiqué que son département présentera une nouvelle version qui prendra en compte toutes les remarques des professionnels et des éditeurs concernant les projets relatifs au Conseil national de la presse et au Statut des journalistes professionnels.

Lors d’un point de presse tenu à l’issue de la réunion du Conseil de gouvernement, le ministre, qui répondait à une question sur le Code de la presse et de l’édition, a affirmé que le ministère va « présenter une nouvelle version qui prend en compte toutes les remarques des professionnels et éditeurs au sujet des projets relatifs au Conseil national de la presse et au Statut des journalistes professionnels ». « Nous espérons que cela aura lieu la semaine prochaine », a ajouté le ministre.

Il a souligné que la volonté du gouvernement est constante pour faire aboutir le Code de la presse et de l’édition et consiste à renforcer et à approfondir les concertations avec tous les acteurs dans ce secteur, relevant qu’il a été procédé au report de l’examen et l’adoption des amendements qui ont été présentés mardi au parlement (120 amendement portant sur 50 articles relatif au Conseil national de la presse et au statut des journalistes professionnels) et ce dans le but de donner plus de temps à tous pour examiner et adopter ces amendements.

« Nous avons agi de manière positive avec l’avis qui appelait à reporter l’examen et l’adoption des amendements pour une semaine » , soit jusqu’à mercredi matin, a dit le ministre.

M. El Khalfi a estimé que le nombre importants d’amendements (120) qui a porté sur 90 articles des deux projets, traduit l’intérêt et la ferme volonté de faire doter le Royaume d’un cadre juridique avancé et moderne dans le domaine de la presse et de l’édition.

Il a souligné que l’orientation actuelle consiste à aller de l’avant pour mettre en oeuvre les dispositions de la Constitution, répondre aux attentes des professionnels et des éditeurs, honorer les engagements internationaux du Maroc et préserver les droits et acquis réalisés dans ce domaine, insistant que « toute atteinte à n’importe quel acquis dans les deux projets est une ligne rouge à ne pas dépasser ».

Rappelons que la FMEJ, fédération marocaine des éditeurs de journaux avait fortement marqué son opposition à cette mouture du code de la presse présentée par le Gouvernement et n’ayant pas fait l’objet d’un accord final entre le ministre El Khalfi, les éditeurs et le syndicat des journalistes.

LNT