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International

Des centaines de policiers algériens manifestent devant la présidence

le 16 octobre 2014


Selon les estimations près de 2 000 policiers se sont massés sous la pluie mercredi devant le siège de la présidence à Alger à El Mouradia au lendemain de marches inédites à Alger et Ghardaïa dans le sud du pays. Ils réclament la démission de leur chef et une amélioration des conditions socio-professionnelles.

Des milliers de policiers algériens ont manifesté, mercredi 15 octobre, devant le siège de la présidence, à El Mouradia, pour réclamer de meilleures conditions de travail ainsi que la démission du chef de la sûreté nationale, Abdelghani Hamel, et des négociations avec le président Abelaziz Bouteflika. À Khenchela, Constantine et Oran, des policiers sont également sortis dans la rue.

Après avoir rencontré des représentants du mouvement à Alger, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a reconnu que les policiers travaillaient dans des conditions difficiles et annoncé la tenue, dimanche prochain, d’une réunion interministérielle sur la question. Une annonce qui ne semble pas avoir convaincu la majorité des protestataires. Plusieurs d’entre eux se sont dits déterminés à poursuivre le sit-in devant la présidence.

-Une première en Algérie-

Les manifestations ont commencé mardi à Alger, où plusieurs centaines de policiers ont défilé sous la pluie et sans matraque pour exprimer leur solidarité envers leurs collègues de Ghardaïa, une ville du sud du pays près de laquelle plusieurs d’entre eux ont été blessés le 13 octobre lors d’affrontements entre Arabes et Berbères.

Depuis mars, près de 10 000 policiers et gendarmes sont déployés dans les principales artères de Ghardaïa, une ville de 400 000 habitants en proie à des heurts inter-communautaires meurtriers qu’ils ne parviennent pas à contenir. Lundi, plusieurs centaines de policiers déployés dans la région ont participé à une marche dans la ville pour réclamer de meilleures conditions de travail.

LNT (avec agences)