Casablanca-Settat : des pluies porteuses d’espoir pour la campagne agricole
Les précipitations récemment enregistrées dans la région de Casablanca-Settat ont ravivé l’optimisme des agriculteurs et des professionnels du secteur, laissant entrevoir de meilleures perspectives pour la campagne agricole en cours. Après plusieurs saisons marquées par des déficits pluviométriques, ces apports en eau sont perçus comme un signal encourageant pour la reprise du dynamisme productif régional.
Selon le directeur régional de l’Agriculture, Hssain Rahaoui, ces pluies constituent un démarrage favorable de la campagne, en renforçant la résilience des terres face aux effets de la sécheresse et en redonnant au secteur agricole son rôle stratégique dans le développement économique et social de la région. Leur impact positif se fait déjà sentir sur les réserves des barrages et des nappes phréatiques, améliorant l’humidité des sols et créant des conditions propices aux semis et à la germination.
Cette amélioration hydrique incite les agriculteurs à élargir les superficies consacrées aux cultures bour de saison, en particulier les céréales, les légumineuses et les cultures fourragères destinées à l’alimentation du cheptel. Les pluies ont également favorisé la régénération des parcours, contribuant à réduire la pression sur les aliments pour bétail et à alléger les charges financières des éleveurs, avec des retombées attendues sur la production animale.
Pour les cultures irriguées, ces apports en eau devraient stimuler la croissance des cultures maraîchères d’automne et d’hiver, réduire temporairement les besoins en irrigation et limiter la pression sur les ressources souterraines. Cette situation devrait renforcer l’approvisionnement des marchés locaux et contribuer à une relative stabilité des prix, tout en améliorant le développement des arbres fruitiers et leur productivité, comparativement aux saisons précédentes.
À la date du 29 décembre, les superficies labourées atteignaient environ 997.829 hectares, soit plus de 98 % du programme. Les céréales d’automne couvraient 732.778 hectares, répartis entre le blé tendre, le blé dur et l’orge, représentant environ 83 % du programme prévu. Les cultures fourragères dépassaient 76.530 hectares, tandis que la mise en place des légumineuses alimentaires se poursuivait sur près de 45.000 hectares.
Le programme de la betterave sucrière a, pour sa part, été entièrement réalisé sur plus de 9.000 hectares dans les provinces d’El Jadida et de Sidi Bennour, zones également caractérisées par une forte dynamique des cultures maraîchères, notamment la pomme de terre. À l’échelle régionale, les superficies réalisées en maraîchage d’automne ont atteint 17.440 hectares, dépassant les prévisions initiales, tandis que le programme de maraîchage d’hiver, portant sur plus de 16.300 hectares, est en cours de déploiement.
Sur le plan pluviométrique, la région a enregistré une moyenne de 235 mm à fin décembre, avec des disparités entre provinces. Benslimane se distingue avec un cumul de 346 mm. Ces précipitations représentent une hausse de 271 % par rapport à la même période de la campagne précédente et une augmentation de 49 % par rapport à une année agricole normale.
LNT
