La Commission européenne travaille à des documents fixant, pour la première fois, des échéances indicatives d’ouverture et de clôture des chapitres de négociation avec l’Ukraine, la Moldavie, le Monténégro et l’Albanie, ses quatre candidats les plus avancés.
Ces feuilles de route doivent définir le chemin restant à parcourir jusqu’à la conclusion des négociations d’adhésion, en assortissant chaque étape de priorités, d’échéances et de résultats attendus. La Commission envisage par ailleurs d’accorder des avantages économiques et l’accès à certains programmes communs à mesure des progrès accomplis, selon une logique d’intégration progressive qui permettrait de récompenser les réformes avant l’adhésion formelle.
Quatre pays sont retenus, six sont écartés à ce stade : le Kosovo, la Macédoine du Nord, la Bosnie-Herzégovine, la Géorgie, la Turquie et la Serbie, en raison de la lenteur de leur trajectoire ou de préoccupations relatives au recul démocratique et à l’État de droit.
Le sujet figurera à l’ordre du jour d’un sommet européen de deux jours prévu à Bruxelles à partir du 15 octobre, consacré à la réforme du processus d’élargissement. La commissaire chargée du dossier, Marta Kos, plaide pour l’ouverture d’une séquence d’élargissement après plusieurs années de blocage, l’unanimité requise à chaque étape ayant permis à un seul État membre de figer durablement l’avancement de certaines candidatures.
L’élargissement constitue le principal dossier institutionnel européen des prochaines années. Il conditionne la réforme des règles de décision, du budget commun et de la politique agricole, trois champs dont les arbitrages pèsent directement sur les relations commerciales de l’Union avec ses partenaires du voisinage sud, dont le Maroc.
LNT