Le Maroc reprendra ses importations de blé tendre à partir de la mi-septembre 2026, après une suspension décidée au début du mois de juin. L’État réactive à cette occasion son dispositif de soutien aux importations, avec des ajustements mensuels du prix de référence jusqu’à la fin de l’année.
La suspension avait été motivée par la volonté de protéger l’écoulement de la production nationale durant la période de commercialisation de la récolte.
Cette campagne s’annonçait comme l’une des meilleures de la décennie, avec une production céréalière attendue à près de 90 millions de quintaux sur une superficie emblavée d’environ 3,9 millions d’hectares.
La collecte du blé tendre national est toutefois restée nettement en deçà des objectifs. À fin juillet, seuls 5 millions de quintaux environ avaient été collectés par les minotiers. La période de collecte primable, initialement fixée au 31 juillet, avait été prorogée jusqu’à la fin du mois d’août.
Pour accompagner cette collecte, l’État verse une prime de magasinage de 2,50 dirhams par quintal et par quinzaine, complétée à partir du 1er septembre par une prime de stockage de 3 dirhams par quintal et par quinzaine. Le volume maximal éligible au stockage primé est fixé à 8 millions de quintaux entre le 1er septembre et le 31 octobre, avant une réduction progressive à 6 millions de quintaux jusqu’au 31 décembre, puis à 4 millions jusqu’à fin février 2027.
Les droits d’importation sur le blé tendre et ses dérivés avaient par ailleurs été réinstaurés entre le 1er juin et le 31 juillet 2026.
La reprise des importations vise à sécuriser l’approvisionnement du marché intérieur en complément de la production nationale, dans un contexte où la constitution du stock stratégique reste conditionnée par les arbitrages des minotiers entre blé local et blé importé.
LNT