Les travaux de surélévation du barrage Mohammed V, dans l’Oriental, atteignent un taux d’avancement de 77%. L’ouvrage sera rehaussé de 12 mètres, portant sa capacité de stockage de 165 à 981 millions de mètres cubes, pour un investissement de 1,7 milliard de dirhams.
Mis en service en 1967, le barrage est implanté entre les provinces de Taourirt et de Nador. Sa capacité initiale s’était fortement dégradée sous l’effet de l’envasement, phénomène qui affecte l’ensemble des retenues marocaines et réduit progressivement le volume utile des ouvrages anciens.
La surélévation retenue mobilise la technique du béton compacté au rouleau, procédé qui permet de rehausser un ouvrage existant à un coût sensiblement inférieur à celui d’une construction neuve, avec des délais de chantier réduits.
Le gain attendu est considérable au regard de l’investissement : passer de 165 à 981 millions de mètres cubes revient à créer l’équivalent d’un grand barrage supplémentaire pour 1,7 milliard de dirhams, quand un ouvrage neuf de capacité comparable se chiffrerait à plusieurs multiples de ce montant.
Le projet s’inscrit dans une stratégie nationale portant sur seize chantiers de grands barrages en cours de réalisation et sept autres programmés, pour un engagement global de près de 30 milliards de dirhams.
Le contexte hydrique de l’année a évolué favorablement. Les ressources en eau disponibles atteignaient 11,8 milliards de mètres cubes en février 2026, en progression d’environ 155% sur un an, après sept années de sécheresse.
Cette embellie ne modifie pas les fondamentaux. Sur 140 milliards de mètres cubes de précipitations annuelles, seuls 22 milliards restent exploitables, l’essentiel étant perdu par évaporation, un phénomène accentué par la hausse des températures.
LNT