Selim Benabdelkhalek, auteur/autrice sur La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/author/selimbenabdelkhalek/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Sun, 17 May 2026 11:40:18 +0000 fr-FR hourly 1 Entretien avec Yasmine Laraqui : « Nous vivons déjà dans un monde post-privacy » https://lnt.ma/entretien-avec-yasmine-laraqui-nous-vivons-deja-dans-un-monde-post-privacy/ Sun, 17 May 2026 11:19:09 +0000 https://lnt.ma/?p=548630 Propos recueillis par Selim Benabdelkhalek Autrice, artiste pluridisciplinaire et fondatrice d’un studio créatif à Casablanca, Yasmine Laraqui développe une œuvre à la croisée de la fiction spéculative, des arts visuels et des nouveaux médias. À travers ses romans Mental et Immersions, comme dans sa pratique curatoriale, elle interroge les mutations contemporaines de l’intimité, les nouvelles […]

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Propos recueillis par Selim Benabdelkhalek

Autrice, artiste pluridisciplinaire et fondatrice d’un studio créatif à Casablanca, Yasmine Laraqui développe une œuvre à la croisée de la fiction spéculative, des arts visuels et des nouveaux médias. À travers ses romans Mental et Immersions, comme dans sa pratique curatoriale, elle interroge les mutations contemporaines de l’intimité, les nouvelles formes de surveillance et l’emprise croissante des technologies sur les identités individuelles et collectives. Dans cet entretien, elle revient sur son parcours, son rapport à la création et sa lecture critique d’un monde où la frontière entre humain, machine et pouvoir devient de plus en plus poreuse.

Votre parcours traverse les arts visuels, l’écriture, la curation, les nouveaux médias et aujourd’hui la fiction speculative. Comment ces pratiques dialoguent-elles entre elles dans votre travail ?

Yasmine Laraqui : L’écriture est le fil conducteur de toutes ces initiatives. À l’époque du lycée, et plus tard pendant mes études, je posais des mots maladroits sur des situations que je n’avais pas la maturité d’aborder.

Les choses ont évolué quand je me suis mise à organiser des expositions pour des artistes nationaux et internationaux en essayant de trouver un dénominateur commun au delà de leur parcours, classe sociale ou pratique, esthétique ou philosophique, à leurs interventions.

Le commissariat enrichit l’écriture parce qu’il ouvre à de nouveaux univers artistiques, souvent atypiques et engagés, parfois loins de nos propres idées. Concernant mes sujets d’intérêt, ma thèse questionnait l’impact émotionnel des images de guerres à l’heure de la société mondialisée post-spectaculaire. C’était en 2014 et j’abordais déjà cette idée de flood visuel qui en absorbe le sens.

Les nouveaux médias m’ont permis de questionner la médiation par le medium, en engageant les spectateurs dans la création d’un sens collectif, critique ou purement émotionnel.

J’ai ouvert une galerie et ai mis ma pratique de coté en 2017, puis je me suis remise à créer post Covid.

Et enfin la fiction speculative est arrivée naturellement, comme le projet en gestation depuis le lycée et mes premiers écrits.

Vous explorez depuis longtemps les rapports entre intimité, surveillance et pouvoir. Qu’est-ce qui vous a conduit à faire de ces tensions un axe central de votre œuvre ?

Lorsque j’ai commencé, il s’agissait surtout d’aborder ces sujets de façon macro, c’était le début des réseaux sociaux, nos habitudes ne s’ancraient pas encore dans l’exhibition du futile, du banal, ou médiocre. C’est l’avènement de l’amateurisme, depuis que nos téléphones disposent d’une caméra, qui nous a mené à cette évolution des mentalités – phénomène sociologique évident pour les pays Occidentaux et, quelque peu imposé par mimétisme et/ou révolution digitale, pour les sociétés mondialisées (qui entendent participer à l’énorme marché que constitue la marchandisation de nos émotions).

Mes premiers travaux questionnaient le voyeurisme dans un monde de bloggers, la génération Y, les premiers utilisateurs de Facebook et ceux pour qui Instagram incarnerait l’application du changement de l’habitus social.

Puis il ya eu les Kardashians, des écoles de marketers digitaux à n’en plus finir, la naissance des influenceurs, TikTok et – surtout – l’émergence de la gen Z pour qui la normalisation des 15 minutes de célébrité de Warhol semble être une lapalissade.

Alors c’est vrai qu’en écrivant cette saga, je ne me suis pas vraiment posée la question du voyeur versus exhibitionniste, mais plutôt celle de l’espionnage politique et industriel. Si tout individu a le droit de raconter sa vie via une ribambelle de plateformes et trouver sa communauté et ses “followers” – quid des nouvelles pratiques de nos officiels ?

Dans le livre, Omnia, une agent secret qui doit démanteler un réseau de trafic humain, prend différentes couvertures, actrice, journaliste, entrepreneur etc. Et une des difficultés qu’elle devra affronter est une campagne de diffamation et de harcèlement sexuel en ligne qui vise une de ces couvertures.

Alors, en effet, ici, on parle de scandale sexuel qui vise à discréditer une personnalité qui devient dérangeante parce que trop curieuse. En ce sens, la vie privée devient un instrument de chantage et sa perte représente une perte de pouvoir.

Maintenant, les mentalités évoluent, la honte n’est plus forcément du coté de la personne qui a subi un vol d’images ou une campagne de deep fakes, mais les repercussions psychologiques restent très lourdes pour les victimes.

Donc, nous parlons d’un monde post-privacy, ou la notion d’intimité n’a plus vraiment de valeur. Les gens sont blasés, ils ne se soucient plus de la santé mentale des profiles qu’ils font défiler – nous avons quelque part déshumaniser nos interactions et je ne pense pas que l’on puisse faire marche arrière.

“We live in public” est une expérience sociale menée par Josh Harris, un entrepreneur du net en 1999, c’était bien avant les réseaux et la télé-réalité. Il a invité des gens à vivre ensemble avec des caméras partout, ils ont tous pété des plombs, sa femme l’a quitté et il a tout perdu. Bon, aujourd’hui, on est un peu tous dans la télé-réalité avec nos reels et nos tiktoks, et on sait tous qu’on est traqué avec nos smartphones, c’est pas pour autant qu’on retourne aux burners.

Vous abordez les dérives techno-biologiques de l’identité. Selon vous, comment l’IA, la donnée et les biotechnologies redéfinissent-elles déjà la notion de sujet ?

Je pense que nous sommes tous en quelque sorte déjà des mutants et cyborgs. Le biohacking est devenu une pratique courante et notre métabolisme a déjà été altéré par ce qui est ultra-processed, les micro-plastiques et autres.

Certaines personnes par exemple, abusent de drogues pour l’ultra performance (Maxing), ou les insomnies, ou les deux et n’en sentent plus les effets, ils sont biologiquement modifiés. Mais sans en arriver là, et sans entrer dans les théories complotistes de la Covid, nous pouvons affirmer avec confiance que notre métabolisme n’est pas le même qu’il y a 40 ans, nous avons muté.

De la même façon, nos exercices cérébraux ont changé, nous sommes des cyborgs dans la mesure où nous avons accepté de ne plus penser sans la machine. Ce qui m’inquiète, c’est que nous ne remplaçons pas ce qui a attrait à la mémoire par exemple – nous n’apprenons plus les numéros de téléphone et lisons de moins en moins. Il a été démontré qu’entrainer son cerveau à écrire, lire, apprendre ou calculer, réduit les chances d’Alzheimer.

Dans la saga, les choses sont un peu plus sombres, nous sommes déjà dans un monde dans lequel la puce cérébrale est normalisée et évidemment le hacking de données cérébrales est monnaie courante.

Les mafias de trafic humain utilisent ces technologies, de même que des surdoses de GHB pour manipuler leurs proies à distance.

J’aborde aussi les armes électromagnétiques et les effets qu’elles pourraient avoir utilisées en conjonction avec la mécanique quantique – les avancées prouvent qu’on serait en mesure d’écraser une personne à distance en créant un masse électromagnétique suffisamment puissante pour faire peser et diriger ce vide à charge électrique vers une proie. Enfin, tout ça c’est de la vulgarisation.

Mon point de vue est que nous sommes déjà des mutants – cyborgs dans leur forme préliminaire.

La notion de sujet n’en est qu’exacerber dans la mesure où nous sommes assujettis à toute sorte de dépendance techno et ou biologique qui définissent dorénavant une appartenance communautaire en quelque sorte. L’individu n’est pas forcément plus assujetti à la communauté qu’il ne l’est à la machine qui lui permet de s’en revendiquer. Alors quid de la notion d’identité connectée qui déduit par défaut de format nos individualités ?

L’art peut-il encore produire une critique effective des structures de pouvoir, ou est-il de plus en plus absorbé par les logiques de marché qu’il prétend contester ?

Je pense qu’il est absorbé par les logiques de marché. Je suppose que cette question réfère à l’art dit engagé. Il y a quelques voix critiques mais celles-ci bénéficient elles-mêmes d’une forme de pouvoir – tout ceci est performatif.

Sans structure bien ancrée dans le système, qu’elle soit réactionnaire ou dans la retenue, les artistes ne pourraient capitaliser sur leurs oeuvres que par un processus que beaucoup jugent encore amateur – les galeries et les institutions restent les porteurs d’autorité, de légitimité. Et ce, même à l’ère de l’auto-promotion éhontée.

Beaucoup d’artistes digitaux, ou autres pendant le court buzz des Nfts, ont pensé que ça anéantirait la nécessité de la physicalité de l’espace d’art.

Il s’est avéré que les galeries et musées se sont dotés de sites avec visites virtuelles, que les ventes aux enchères n’ont jamais mieux marché que pendant Covid et que malgré tout, les artistes traditionnels n’ont pas pu switcher de leur galeriste aux ventes directes via plateformes connectées.

L’art pour l’art est initialement une idée très sombre parce qu’elle veut justifier l’idée de l’artiste anti-capitaliste et peu ambitieux. J’ai envie d’en faire un abus de language – l’art pour l’art est devenu possible pour les artistes entrepreneurs dont le compte en banque le permet. Mais on ne parle plus de technicité, seulement de génie performatif et d’un peu de culte de la personnalité.

Les gens font de l’art pour la reconnaissance, pour laisser une trace de leur vécu aux générations présentes et à venir. Mais voyez-vous, si on juge des effets de mode et de l’absurdité de l’art contemporain au fil de son histoire – force est de constater que le marché promeut l’antithèse de l’art engagé. Je dirai que ceux qui en font, sont les nouveaux acteurs, pays émergeants ou minorités; parce qu’ils sont dans l’obligation de se positionner de façon critique dans un marché occidental, (devenu mondial) qui les avait fétichisé jusque là.

Pour en revenir aux 15 minutes de Warhol, dont je parlais plus haut, elles ont aussi décomplexé l’idée de l’art pour l’argent.

Après tout, gagner sa vie en tant qu’artiste est un art en soit; il faut aujourd’hui être dans la speculation financière, la communication, l’événementiel et la mode en même temps.

À travers Yasmine Laraqui Studio, vous développez des projets immersifs. Que permettent les formats immersifs que le livre ou l’exposition ne permettent pas ?

Je n’avais pas mis le site à jour, my bad. Yasmine Laraqui studio propose désormais trois branches – une petite résidence artistique à Mers Sultan, un studio de production et photo à la location à Palmier et un lieu d’exposition pour les artistes avec lesquels nous travaillons.

Mais pour répondre, les livres et les expositions sont immersives aussi. En tant que commissaire, j’aime jouer avec des pièces interactives, sonores, ou des installations videos et les faire interagir.

Quant à mon second livre, il s’appelle immersions.

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Entretien avec Malika Slaoui, éditrice : « Raconter les scènes créatives africaines depuis l’intérieur » https://lnt.ma/entretien-avec-malika-slaoui-editrice-raconter-les-scenes-creatives-africaines-depuis-linterieur/ Tue, 28 Apr 2026 12:58:20 +0000 https://lnt.ma/?p=546763 À travers la collection Nid d’artistes, dont le quatrième volume consacré à Cotonou a été primé au Salon du livre africain de Paris, Malika Slaoui développe un projet éditorial singulier, à la croisée du livre d’art, de la mémoire vivante et du récit urbain. De Casablanca à Dakar, d’Abidjan à Cotonou, son travail interroge les […]

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À travers la collection Nid d’artistes, dont le quatrième volume consacré à Cotonou a été primé au Salon du livre africain de Paris, Malika Slaoui développe un projet éditorial singulier, à la croisée du livre d’art, de la mémoire vivante et du récit urbain. De Casablanca à Dakar, d’Abidjan à Cotonou, son travail interroge les dynamiques créatives africaines, la souveraineté des récits culturels et la nécessité de documenter, depuis le continent, des scènes artistiques en pleine recomposition. Dans cet entretien, l’éditrice revient sur la genèse de cette collection, sa portée intellectuelle et politique, ainsi que sur les mutations qui traversent aujourd’hui les écosystèmes culturels africains.

 

La collection « Nid d’artistes » s’inscrit aujourd’hui comme un projet majeur à l’échelle du continent. Pourriez-vous revenir sur la genèse de cette initiative ?

Malika Slaoui : Tout est parti d’un constat simple : les scènes créatives africaines ont toujours eu une créativité extraordinaire avec des artistes qui inventent, qui expérimentent et qui transforment leurs villes mais qui restaient peu visibles dans l’édition d’art internationale. Je voulais donc créer un espace éditorial de dialogue et d’échanges , à l’intersection du livre d’art, du patrimoine vivant et de la scène créative contemporaine— pas un regard extérieur porté sur elles, mais avec un parti pris de raconter ces scènes depuis l’intérieur. Le premier volume consacré à Casablanca a été une sorte de laboratoire. Quand il a trouvé son public, j’ai compris qu’il y avait là un vrai projet de collection, ville après ville

Qu’est-ce qui distingue fondamentalement « Nid d’artistes » d’autres projets éditoriaux consacrés à l’Afrique ?

Le parti pris est éditorial autant qu’éthique. Chaque volume est co-construit avec des auteurs, des photographes et des interlocuteurs ancrés dans la ville concernée. Fruit d’une longue immersion de plusieurs mois, c’est ce qui permet d’aller chercher et de comprendre comment les artistes et les penseurs travaillent, quelles sont leurs références leurs frustrations et leurs espoirs, ce qui permet de construire peu à peu une archive vivante du présent. La ville dicte son rythme, ses figures, ses angles. Ce qui en résulte, c’est une collection cohérente dans sa forme mais singulière dans chaque opus — ce qui est, je crois, exactement ce que méritent ces scènes.

Pendant trop longtemps, les récits sur la création africaine ont été produits depuis l’extérieur, avec toute la bienveillance du monde, parfois, mais avec un regard qui restait celui de l’autre. Or les artistes que nous documentons ont une histoire, une généalogie, des références qui leur sont propres. Les laisser se dire eux-mêmes, dans une langue et une forme exigeantes, c’est un acte éditorial mais c’est aussi un acte politique, au sens noble du terme.

À travers ces ouvrages, vous donnez à voir des scènes artistiques en pleine effervescence. Comment décririez-vous aujourd’hui cette dynamique à l’échelle du continent ?

Ce qui me frappe, c’est la confiance. Une génération d’artistes africains travaille aujourd’hui sans complexe vis-à-vis des centres historiques de l’art mondial, pas dans l’indifférence, mais dans une souveraineté nouvelle. Ils dialoguent avec Lagos, Kinshasa, Dakar autant qu’avec Paris ou New York. Et cette circulation intra-africaine est quelque chose de réellement nouveau, de structurant. La collection Nid d’artistes essaie précisément de cartographier cette géographie vivante.

Le quatrième opus consacré à Cotonou a reçu le Prix du plus beau livre africain au Salon du livre africain de Paris. Est-ce que cette reconnaissance internationale change la perception du projet, notamment à l’échelle du continent ?

Ce prix compte énormément, non pas pour ce qu’il dit de nous, mais pour ce qu’il dit du projet dans son ensemble. Cotonou est une ville que beaucoup, en dehors de l’Afrique de l’Ouest, auraient du mal à situer sur une carte, et c’est précisément ce volume-là qui a été distingué. C’est un signal fort : la qualité d’une scène artistique ne se mesure pas à la notoriété internationale d’une ville. Sur le continent, la réception a été très touchante. J’ai reçu des messages d’artistes, de directeurs d’institutions culturelles, de lecteurs qui m’ont dit que voir Cotonou ainsi célébré leur avait fait quelque chose. Ce genre de retour, c’est ce qui donne sens à tout le reste. Et d’une certaine façon, ce prix nous oblige : il confirme que la démarche est juste, et qu’il faut continuer avec la même exigence pour les volumes à venir — à commencer par Kinshasa. À travers ces ouvrages, vous donnez à voir des scènes artistiques en pleine effervescence.

Comment décririez-vous aujourd’hui cette dynamique à l’échelle du continent ?

Ce qui me frappe, c’est l’accélérationQuand j’ai commencé à travailler sur le premier volume casablancais, il y avait une énergie réelle mais encore dispersée, peu structurée. Aujourd’hui, de Dakar à Kinshasa en passant par Abidjan ou Cotonou, on observe une génération d’artistes qui ont une conscience très aiguë de leur place dans l’histoire de l’art mondial pas seulement africain. Ils dialoguent avec les grandes institutions internationales, ils exposent à Venise, à Bâle, à Paris, mais ils continuent à travailler depuis leurs villes, depuis leurs continents, et c’est précisément cet ancrage qui donne à leur travail sa singularité et sa force. Les scènes locales se sont densifiées, les galeries se sont multipliées, les collectionneurs africains ont émergé. On assiste à quelque chose d’historique, et je mesure chaque jour la chance que j’ai d’en être la témoin et, je l’espère, une petite partie de la mémoire.

Propos recueillis par Selim Benabdelkhalek

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TAQA Morocco : une rentabilité sous pression, mais une transformation stratégique assumée https://lnt.ma/taqa-morocco-une-rentabilite-sous-pression-mais-une-transformation-strategique-assumee/ Thu, 02 Apr 2026 15:19:27 +0000 https://lnt.ma/?p=544398 Le groupe TAQA Morocco a présenté des résultats 2025 en léger repli, reflétant un environnement énergétique moins favorable, tout en mettant en avant la solidité de son modèle opérationnel et l’accélération de sa stratégie de diversification vers les activités bas carbone. Lors de la présentation des comptes, le président du directoire, Abdelmajid Iraqui Houssaini, a […]

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Le groupe TAQA Morocco a présenté des résultats 2025 en léger repli, reflétant un environnement énergétique moins favorable, tout en mettant en avant la solidité de son modèle opérationnel et l’accélération de sa stratégie de diversification vers les activités bas carbone.

Lors de la présentation des comptes, le président du directoire, Abdelmajid Iraqui Houssaini, a résumé cette double dynamique en soulignant que « les résultats de l’exercice 2025 traduisent la solidité de notre modèle opérationnel (…) dans un contexte de marché moins favorable », tout en mettant en avant « l’accélération de la stratégie de diversification ».

Des résultats en recul, mais une base opérationnelle solide

Au terme de l’exercice, le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 10,6 milliards de dirhams, en baisse de 2,2%, tandis que l’EBITDA recule de 7,4% à 3,2 milliards de dirhams. Le résultat net part du groupe ressort, pour sa part, à 981 millions de dirhams, en diminution de 6,8% sur un an.

Ces évolutions traduisent, selon la direction, un effet combiné de facteurs techniques et de marché, notamment la réalisation d’opérations de maintenance planifiées et la volatilité des conditions internationales.

Malgré ce repli, la rentabilité reste robuste, avec une marge opérationnelle de 23%, et la structure financière demeure solide, avec un ratio dette nette/EBITDA de 1,7x.

Une organisation repensée pour accompagner la croissance

Au-delà des résultats financiers, la direction a largement insisté sur la transformation structurelle du groupe. Lors de la conférence de presse, les responsables ont expliqué que TAQA Morocco « passe d’un modèle historiquement centré sur un actif à une organisation structurée par grands métiers », couvrant les renouvelables, le bas carbone, l’eau et les infrastructures.

Cette évolution vise, selon eux, à « améliorer la lisibilité, l’efficacité dans l’allocation du capital et l’adaptation des modèles opérationnels à chaque activité ».

Dans ce cadre, quatre nouvelles filiales ont été créées en 2025, illustrant une volonté de structurer le développement futur autour de segments différenciés.

Le groupe a également mis en avant l’ampleur de ses ambitions à horizon 2030. Selon les indications fournies lors de la conférence, TAQA Morocco vise un changement d’échelle significatif, avec une montée en puissance rapide de ses capacités dans les renouvelables, le dessalement et les infrastructures.

Les dirigeants ont évoqué une transformation profonde du modèle, avec « une entreprise qui développe, construit et opère simultanément plusieurs projets », traduisant un passage vers un acteur intégré multi-métiers.

Dans cette dynamique, le projet éolien de Boujmil (144 MW) constitue un premier jalon concret, tandis que les projets liés à l’hydrogène vert et aux infrastructures eau-énergie viennent compléter ce positionnement.

Malgré la baisse du résultat net, le directoire propose la distribution d’un dividende de 38 dirhams par action, en progression de 3% par rapport à 2024, traduisant la volonté du groupe de maintenir une politique de rémunération stable et attractive pour les investisseurs.

Le marché du charbon et le dollar : des facteurs déterminants

Un élément central de l’exercice 2025 réside dans l’impact du contexte international sur les performances du groupe. Comme l’a reconnu la direction, l’évolution des résultats reste étroitement liée à des variables exogènes, en particulier les prix du charbon et la parité dollar/dirham.

L’analyse du marché met en évidence une double contrainte. D’une part, la baisse des prix du charbon sur les marchés internationaux a réduit mécaniquement les revenus liés à la facturation de l’énergie, indexée sur le coût du combustible. D’autre part, l’évolution défavorable du dollar a pesé sur les revenus libellés en devises.

Lors de la conférence, les dirigeants ont reconnu que ces cycles restent difficiles à anticiper, évoquant des marchés devenus plus volatils et moins lisibles qu’auparavant, avec des fluctuations désormais plus fréquentes.

Dans ce contexte, la direction insiste sur la nécessité de maintenir une discipline opérationnelle stricte, tout en accélérant la diversification afin de réduire progressivement l’exposition à ces facteurs.

En dépit des avancées stratégiques, la structure actuelle du groupe reste dominée par l’activité thermique. Comme le souligne l’analyse, les revenus proviennent encore intégralement du charbon, tandis que les projets renouvelables sont en phase de développement.

Cette situation met en lumière l’enjeu central des prochaines années : la capacité du groupe à transformer ses investissements en capacités opérationnelles effectives, dans un secteur marqué par des cycles longs et des contraintes de financement importantes.

Selim Benabdelkhalek

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BAM maintient son taux directeur, Jouahri insiste sur une approche flexible https://lnt.ma/bank-al-maghrib-maintient-son-taux-directeur-a-225/ Tue, 17 Mar 2026 14:06:12 +0000 https://lnt.ma/?p=543463 Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé de maintenir son taux directeur inchangé à 2,25%, à l’issue de sa première réunion trimestrielle de l’année 2026 tenue mardi à Rabat. Une décision largement anticipée par les marchés, qui confirme la posture prudente de la Banque centrale face à un environnement international incertain, tout en prenant […]

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Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé de maintenir son taux directeur inchangé à 2,25%, à l’issue de sa première réunion trimestrielle de l’année 2026 tenue mardi à Rabat. Une décision largement anticipée par les marchés, qui confirme la posture prudente de la Banque centrale face à un environnement international incertain, tout en prenant acte d’une dynamique économique nationale jugée globalement favorable.

Dans son communiqué, BAM indique que ce statu quo monétaire repose sur plusieurs facteurs convergents, notamment « la poursuite de la dynamique notable de l’activité économique », des niveaux d’inflation modérés et la persistance de fortes incertitudes à l’échelle internationale, en particulier liées aux tensions géopolitiques. La Banque souligne également avoir intégré dans son analyse les résultats des stress tests réalisés pour évaluer la résilience de l’économie nationale face à différents scénarios de chocs externes.

Lors du point de presse tenu à l’issue de la réunion, le Wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, a insisté sur la nécessité d’adopter une approche flexible et réactive face à un environnement marqué par une forte volatilité. « Notre décision se fera réunion après réunion avec l’actualisation des données. Il faut actualiser les données », a-t-il déclaré, soulignant que la Banque centrale se tient prête à convoquer, si nécessaire, des réunions exceptionnelles « si les données et si la situation l’exigent ».

Une conjoncture internationale sous tension

L’analyse de BAM s’inscrit dans un contexte international dominé par l’incertitude, en particulier autour de l’évolution des prix de l’énergie. Abdellatif Jouahri a longuement détaillé les hypothèses envisagées par les institutions internationales et les grandes banques concernant le prix du pétrole, illustrant l’ampleur des divergences.

« Les hypothèses vont de 70 dollars à 140 dollars, c’est-à-dire que c’est du simple au double », a-t-il relevé, évoquant des projections très contrastées allant de scénarios modérés à des hypothèses extrêmes susceptibles d’entraîner une récession mondiale en cas de prolongation des tensions.

Face à cette incertitude, BAM a construit ses scénarios autour d’une hypothèse centrale située autour de 80 dollars le baril, tout en testant des scénarios plus sévères, allant jusqu’à 100, 130 voire 140 dollars. « Quelle que soit l’hypothèse que vous prenez, l’impact et les conséquences ne sont pas du tout les mêmes », a insisté le Wali, mettant en avant l’importance du canal énergétique dans la transmission des chocs à l’économie marocaine, notamment via la facture d’importation et les coûts de production.

Dans ce cadre, la Banque centrale indique suivre de près les développements géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient, et leurs implications potentielles sur l’inflation et l’activité économique. Le Conseil affirme ainsi qu’il continuera d’ajuster ses décisions « réunion par réunion », en fonction des données les plus récentes.

Une croissance économique portée par l’agriculture et l’investissement

Sur le plan interne, Bank Al-Maghrib fait état d’une amélioration notable de la croissance économique. Celle-ci aurait atteint 4,8% en 2025, portée à la fois par la reprise du secteur agricole et la bonne tenue des activités non agricoles.

Cette dynamique devrait s’accélérer en 2026, avec une croissance projetée à 5,6%, avant un ralentissement attendu à 3,5% en 2027. L’évolution prévue repose principalement sur une forte performance du secteur agricole, favorisée par des conditions climatiques jugées particulièrement favorables.

La production céréalière des trois principales cultures devrait ainsi atteindre 82 millions de quintaux, sur la base d’une superficie emblavée de 3,9 millions d’hectares. Dans ce contexte, la valeur ajoutée agricole progresserait de 14,4% en 2026, après une hausse estimée à 5% en 2025, avant de reculer en 2027 avec un retour à des conditions agricoles moyennes.

En parallèle, les activités non agricoles devraient maintenir une croissance soutenue, autour de 4,5%, tirée notamment par les investissements dans les infrastructures économiques et sociales. Cette dynamique confirme la résilience relative de l’économie marocaine, malgré les incertitudes externes.

Une inflation contenue, mais sous surveillance

S’agissant des prix, BAM prévoit une inflation globalement maîtrisée à court et moyen terme. Le taux d’inflation devrait s’établir à 0,8% en 2026, un niveau quasi stable par rapport à l’année précédente, avant de remonter progressivement à 1,4% en 2027.

Cette évolution s’explique notamment par la détente observée sur les prix de certains produits alimentaires et la baisse des prix des carburants. Toutefois, la Banque centrale anticipe une légère accélération de l’inflation à moyen terme, en lien avec une remontée attendue des cours du pétrole.

Les anticipations d’inflation s’inscrivent également en baisse. Selon l’enquête trimestrielle menée par BAM auprès des experts du secteur financier, les projections tablaient, avant le déclenchement du conflit en Iran, sur un taux moyen de 1,5% à l’horizon de huit trimestres et de 1,8% à douze trimestres.

Pour Abdellatif Jouahri, les perspectives à très court terme demeurent relativement stables. Il a ainsi indiqué que « sur les trois prochains mois, le taux d’inflation au Maroc devrait rester contenu dans les niveaux prévus », malgré les incertitudes liées à l’environnement international.

Accès au financement des TPE : un dispositif de scoring finalisé

Au-delà des orientations de politique monétaire, le Wali de Bank Al-Maghrib a également annoncé la finalisation d’un dispositif de scoring dédié aux très petites entreprises (TPE), dans le cadre de la mise en œuvre de la charte relative à leur financement, signée en décembre 2025.

« Nous avons finalisé le travail avec le Crédit Bureau, et nous avons maintenant une solution que nous allons présenter aux banques en ce qui concerne le scoring de la TPE », a-t-il précisé. L’objectif est d’accélérer le traitement des dossiers et d’améliorer l’accès des TPE au crédit.

Ce dispositif s’inscrit dans une approche plus large visant à renforcer l’inclusion financière et à soutenir le tissu productif. Une réunion consacrée à l’accompagnement des TPE est d’ailleurs prévue, sous le pilotage de MarocPME.

Abdellatif Jouahri a par ailleurs écarté l’hypothèse d’un effet d’éviction des TPE au profit des grands projets d’investissement. « Nous ne pensons pas qu’il y ait un effet d’éviction en ce qui concerne la TPE vis-à-vis du crédit bancaire », a-t-il affirmé, soulignant que les capacités de financement du système bancaire restent largement suffisantes.

Selon lui, les lignes mobilisables pour le financement des TPE pourraient atteindre 450 milliards de dirhams, alors que les encours actuels se situent autour de 150 à 160 milliards. « La marge est encore large », a-t-il insisté, appelant à rendre les projets davantage « bancables » pour faciliter leur accès au crédit.

Banques marocaines en Europe : un cadre sécurisé

Sur le plan international, le Wali de BAM s’est également montré confiant quant à la poursuite des activités des banques marocaines en Europe, à la suite de l’accord conclu avec la France concernant l’application de la directive européenne CRD VI.

« Le fait que l’accord que nous avons eu avec la France permette à nos banques de continuer l’opération relais sans grosse difficulté est déjà un atout important pour nous », a-t-il déclaré, estimant que cet acquis constitue un levier pour les discussions en cours avec d’autres pays européens.

Une task force pilotée par le ministère des Affaires étrangères poursuit ainsi les échanges avec plusieurs États membres de l’Union européenne, notamment la Belgique et les Pays-Bas, tandis que des discussions sont prévues avec l’Espagne et l’Italie.

Enfin, interrogé sur le projet de e-dirham, Abdellatif Jouahri a indiqué que les travaux se poursuivent, avec un horizon de moyen terme pouvant dépasser cinq ans. La priorité demeure, selon lui, la réduction de l’usage du cash et le développement des paiements électroniques.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du système financier, visant à accompagner la digitalisation de l’économie et à renforcer l’efficacité des transactions.

Selim Benabdelkhalek

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Entretien avec Dr. Kaoutar El Maghraoui, IBM : « Les équipes diversifiées produisent des solutions plus robustes, créatives et équitables » https://lnt.ma/entretien-avec-dr-kaoutar-el-maghraoui-ibm-les-equipes-diversifiees-produisent-des-solutions-plus-robustes-creatives-et-equitables/ Fri, 06 Mar 2026 13:00:13 +0000 https://lnt.ma/?p=542919 Entretien réalisé par Selim Benabdelkhalek   Chercheuse principale au sein de l’organisation IBM Research AI, Dr. Kaoutar El Maghraoui évolue au cœur des transformations technologiques qui redéfinissent aujourd’hui l’économie numérique mondiale. Spécialiste des systèmes distribués, du calcul haute performance et du cloud, elle dirige notamment l’End-Use experimental AI testbed du IBM Research AI Hardware Center, […]

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Entretien réalisé par Selim Benabdelkhalek

 

Chercheuse principale au sein de l’organisation IBM Research AI, Dr. Kaoutar El Maghraoui évolue au cœur des transformations technologiques qui redéfinissent aujourd’hui l’économie numérique mondiale.

Spécialiste des systèmes distribués, du calcul haute performance et du cloud, elle dirige notamment l’End-Use experimental AI testbed du IBM Research AI Hardware Center, un centre de recherche international dédié au développement d’infrastructures matérielles de nouvelle génération pour l’intelligence artificielle.

Ses travaux se situent à l’intersection des systèmes informatiques et de l’IA, un domaine stratégique où se jouent désormais les prochaines avancées de cette révolution technologique.

Formée à l’Université Al Akhawayn au Maroc avant de poursuivre un doctorat en informatique au Rensselaer Polytechnic Institute aux États-Unis, elle a construit un parcours scientifique qui la place aujourd’hui parmi les chercheurs reconnus dans le domaine des infrastructures de l’intelligence artificielle.

Parallèlement à ses activités de recherche industrielle, elle enseigne l’informatique à Columbia University et participe activement aux débats internationaux sur l’avenir de l’IA.

Très engagée dans la promotion des femmes dans les sciences et les technologies, notamment à travers Arab Women in Computing, Kaoutar El Maghraoui revient dans cet entretien sur les mutations technologiques en cours, les enjeux d’infrastructures de l’IA et les conditions nécessaires pour que des pays comme le Maroc puissent pleinement s’inscrire dans cette nouvelle phase industrielle.

La Nouvelle Tribune : Votre parcours vous a conduite de l’Université Al Akhawayn au Maroc à IBM Research AI aux États-Unis, en passant par un doctorat au Rensselaer Polytechnic Institute. Comment cette trajectoire internationale a-t-elle façonné votre lecture des transformations technologiques mondiales ?

Dr. Kaoutar El Maghraoui : Mon parcours a été à la fois réfléchi et profondément formateur, s’étendant de mes études d’ingénieur à l’Université Al Akhawayn, où j’ai également eu ma première expérience en tant qu’enseignante, à mes recherches doctorales en systèmes distribués au RPI, et jusqu’à la direction de recherches de pointe en IA chez IBM Research.

Ce parcours m’a apporté une perspective à plusieurs niveaux.

Au Maroc, j’ai pu constater directement comment la technologie peut être un puissant moteur de progrès social et économique.

Au RPI, j’ai été immergée dans les défis fondamentaux de l’informatique à grande échelle au moment même où Internet remodelait notre monde.

Chez IBM, je me suis concentrée sur la réalité industrielle du déploiement de l’IA à grande échelle, de la co-direction du Global Technology Outlook à mon rôle actuel dans le développement d’accélérateurs d’IA de nouvelle génération comme le Spyre d’IBM.

Cette trajectoire, qui inclut également l’enseignement en tant que professeure adjointe à l’Université de Columbia, me permet de voir le changement technologique non pas comme une vague monolithique, mais comme une force façonnée par les infrastructures locales, les écosystèmes de talents et les priorités économiques.

C’est cette vision holistique — du silicium au logiciel jusqu’à l’impact sociétal — qui éclaire chacune de mes décisions en matière de recherche et de leadership.

Vous travaillez à l’intersection des systèmes et de l’intelligence artificielle. Selon vous, cette nouvelle révolution industrielle se joue-t-elle davantage au niveau des algorithmes ou au niveau des infrastructures matérielles et logicielles qui les rendent possibles ?

C’est l’une des questions les plus critiques de notre domaine.

Au cours de la dernière décennie, l’accent a été mis sur les percées algorithmiques comme les transformers et les grands modèles de langage.

Mais nous avons atteint un point d’inflexion où l’infrastructure – tant matérielle que logicielle – est le principal goulot d’étranglement et, par conséquent, la nouvelle frontière de l’innovation.

Les coûts de calcul et d’énergie liés à l’entraînement et, de plus en plus, au déploiement de ces modèles deviennent insoutenables.

C’est précisément pourquoi mon travail, tant chez IBM que dans mes collaborations académiques comme le partenariat RPI-IBM pour l’avenir de l’informatique, est dédié à la co-conception matériel-logiciel.

On ne peut pas optimiser un algorithme indépendamment du silicium sur lequel il s’exécute.

Nous explorons des paradigmes tels que les architectures dataflow et le calcul analogique directement en mémoire, dont nous avons démontré qu’ils peuvent transformer fondamentalement l’économie énergétique de l’IA.

La prochaine vague d’innovations viendra de ceux qui sauront co-optimiser l’ensemble de la chaîne technologique: le modèle d’IA, le compilateur, le runtime et la puce elle-même.

Il ne s’agit pas d’algorithmes ou d’infrastructures ; il s’agit de leur intégration transparente et intelligente.

Vous dirigez l’End-Use experimental AI testbed du IBM Research AI Hardware Center. Que révèle ce travail sur l’évolution des besoins réels des entreprises en matière d’IA ?

En tant que responsable du Testbed Expérimental d’IA pour l’Utilisation Finale au sein du IBM Research AI Hardware Center, mon rôle est de combler le fossé entre notre recherche la plus avancée et les besoins réels des entreprises.

Le Centre adopte une approche holistique des matériaux innovants et de la conception de puces à l’ensemble de l’écosystème logiciel.

Le testbed de mon équipe est le lieu où cette innovation rencontre la réalité.

Nous mettons à l’épreuve des accélérateurs de nouvelle génération, comme notre nouvel accélérateur IBM Spyre optimisé pour l’inférence, avec de véritables cas d’usage réels d’entreprises et partenaires.

Ce travail livre un verdict clair : pour les entreprises, la valeur de l’IA réside moins dans l’intelligence brute d’un modèle que dans la fiabilité, le coût et la durabilité de l’ensemble du système.

La conversation ne porte pas seulement sur la performance, mais sur la performance par watt et la performance par dollar.

Avec l’essor des modèles fondamentaux, le coût de l’inférence explose, devenant rapidement le facteur dominant des dépenses totales en IA.

C’est pourquoi le travail de mon équipe sur l’optimisation des modèles pour Spyre, qui a impliqué une intégration profonde avec des frameworks comme PyTorch et vLLM, a été si critique et récemment récompensé par un IBM Outstanding Technical Achievement Award.

C’est aussi pourquoi je concentre mon cours de troisième cycle à Columbia sur l’apprentissage automatique évolutif et à haute performance.

Nous concevons pour un monde où l’IA n’est pas seulement puissante, mais aussi pratique, abordable et durable à déployer.

Selon vous, dans l’économie numérique actuelle, où se crée réellement la valeur : dans les modèles d’IA eux-mêmes ou dans la capacité à les intégrer efficacement dans des systèmes complexes et distribués ?

La valeur se crée dans le dernier kilomètre : l’intégration.

Bien que les modèles fondamentaux attirent une attention considérable, le modèle lui-même devient une commodité.

Le véritable avantage concurrentiel réside dans l’intégration de ces modèles dans des systèmes complexes du monde réel, d’une manière qui soit fiable, digne de confiance et efficace.

Un hôpital qui peut intégrer un outil de diagnostic par IA dans son parcours de soins, d’une manière en laquelle les médecins ont confiance et qui améliore les résultats pour les patients, crée une valeur immense.

C’est la partie difficile.

C’est ce que j’appelle « l’opérationnalisation de l’IA ».

Comme je le dis souvent à mes étudiants de Columbia, le modèle est le moteur, mais la valeur vient de la voiture entière : les pipelines de données, le MLOps, l’interface utilisateur, les garde-fous de sécurité et les boucles de feedback qui permettent une amélioration continue.

C’est pourquoi nous devons réorienter les investissements, non plus vers la simple construction de modèles plus grands, mais vers le renforcement de toute la discipline de l’ingénierie de l’IA et de l’intégration des systèmes.

Pour un pays comme le Maroc, qui ambitionne d’accélérer sa transformation numérique, l’enjeu principal est-il la formation des talents, la capacité à bâtir des infrastructures locales, ou l’intégration dans des écosystèmes internationaux ?

Ces trois dimensions sont profondément interdépendantes, mais le levier le plus fondamental est le talent.

Plus précisément, il s’agit de former une génération d’ingénieurs et de chercheurs qui maîtrisent l’ensemble de la chaîne de valeur de l’IA — des données et algorithmes aux systèmes et hardware.

Le Maroc a une forte tradition de formation d’excellents ingénieurs issus d’institutions comme Al Akhawayn, où j’ai moi-même étudié et enseigné.

Le défi consiste maintenant à créer des parcours stimulants pour que ces talents s’attaquent à des problèmes de pointe et construisent des carrières enrichissantes localement.

Bien que l’investissement dans les infrastructures soit crucial, il ne produit que des rendements limités sans le capital humain pour l’exploiter.

De même, l’intégration dans l’écosystème mondial n’est pas une option ; le Maroc doit être un créateur, et non un simple consommateur, d’innovation en IA.

Cela nécessite de construire des ponts solides entre ses universités, sa diaspora dynamique et les leaders technologiques mondiaux.

J’ai vu la puissance de tels ponts dans mon propre travail, à travers des partenariats comme la collaboration RPI-IBM et le Centre pour les Systèmes d’IA Émergents (CEAIS) à SUNY Albany.

C’est pourquoi je m’engage personnellement à aider à construire ces ponts pour le Maroc, que ce soit en donnant des conférences dans des universités comme l’ENSIAS et l’Université Hassan II, en servant de mentor pour des programmes comme Morocco 40 under 40, ou en prononçant le discours d’ouverture du premier Sommet Women in AI Morocco à Casablanca.

Il s’agit de créer un cercle vertueux d’innovation locale et de connexion mondiale.

Vous êtes très engagée dans la promotion des femmes en informatique, notamment à travers ArabWIC et la Grace Hopper Conference. La montée en puissance des femmes dans les disciplines technologiques modifie-t-elle, selon vous, la manière dont les priorités scientifiques et industrielles sont définies ?

Absolument.

L’expérience le montre clairement : les équipes diversifiées produisent des solutions plus robustes, créatives et équitables.

Lorsque les personnes qui définissent l’agenda de la recherche reflètent la diversité du monde dans lequel nous vivons, les questions elles-mêmes changent.

Nous voyons une plus grande attention portée à l’accessibilité, aux implications sociétales de l’IA et à ce qui me passionne profondément: l’IA durable.

Mon intérêt pour le matériel écoénergétique et pour faire fonctionner des modèles puissants sans supposer des budgets énergétiques infinis est une priorité scientifique, mais aussi éthique.

Les communautés les plus vulnérables aux effets négatifs de la technologie sont souvent les moins représentées dans sa création.

C’est pourquoi des organisations comme ArabWIC, où je suis vice-présidente mondiale, et la Grace Hopper Conference, où j’ai été co-présidente générale, sont si essentielles.

Il ne s’agit pas seulement d’équité; il s’agit d’excellence.

La technologie que nous construisons reflète les priorités et les angles morts de ses créateurs.

En élargissant le cercle des bâtisseurs, nous améliorons la qualité et la pertinence de la technologie elle-même.

C’est un principe que je m’efforce d’incarner au quotidien, que ce soit dans mon rôle de direction chez IBM, dans la salle de classe à Columbia, ou dans mon mentorat actif au sein de ces communautés mondiales.

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Entretien : Abderrahim Berrada voulait « raconter une partie de l’histoire du Maroc selon [s]on regard » https://lnt.ma/entretien-abderrahim-berrada-voulait-raconter-une-partie-de-lhistoire-du-maroc-selon-son-regard/ Mon, 23 Feb 2026 12:11:22 +0000 https://lnt.ma/?p=542124 Avocat engagé pour la défense des droits humains depuis les années 1960, et figure essentielle de l’histoire judiciaire du Maroc moderne, feu Me Berrada a raconté ses combats dans un livre, « Abderrahim Berrada. Paroles libres pour l’Histoire », aux éditions En toutes lettres. Ses propos ont été recueillis par Didier Folléas, qui a enseigné l’histoire au […]

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Avocat engagé pour la défense des droits humains depuis les années 1960, et figure essentielle de l’histoire judiciaire du Maroc moderne, feu Me Berrada a raconté ses combats dans un livre, « Abderrahim Berrada. Paroles libres pour l’Histoire », aux éditions En toutes lettres. Ses propos ont été recueillis par Didier Folléas, qui a enseigné l’histoire au lycée Lyautey de Casablanca durant trente-sept ans. Deux ténors du barreau ont préfacé ce livre, Me Abderrahim Jamaï et Me Henri Leclerc. M. Folléas a accepté de revenir pour La Nouvelle Tribune sur la génèse de l’ouvrage, ainsi que sur la vie et les combats de feu Me Berrada, qu’il connaissait de longue date.

La Nouvelle Tribune : Le livre est une suite d’entretiens couvrant une trajectoire allant de la jeunesse d’Abderrahim Berrada à la question des droits humains au XXIe siècle. Pourquoi avoir choisi cette architecture ? Quel fil conducteur vouliez-vous rendre lisible ? Votre méthode a-t-elle évolué durant les vingt ans de gestation de l’ouvrage ?

Didier Folléas : La plus grande partie du livre est effectivement constituée d’entretiens. Je suis arrivé à Casablanca en 1987 en tant que professeur d’histoire au lycée Lyautey. J’ai tout de suite ressenti la nécessité d’apprendre l’histoire de ce pays en multipliant les points de vue. J’ai beaucoup lu mais j’ai également voulu rencontrer des Marocains. C’est comme cela que j’ai fait la connaissance de feu maître Abderrahim Berrada. La force de son engagement en tant qu’avocat, et cela depuis les années 60, m’a immédiatement surpris. Je me suis alors interrogé : d’où vient cette énergie, d’où vient cet engagement ? Le premier fil rouge réside dans cette question. Nous avons donc réalisé ces entretiens durant vingt ans. Dans la première phase de ce long processus, Adil Hajji, journaliste et philosophe, m’a accompagné et je le remercie. Puis, à la fin du livre, figurent des annexes qui ne proviennent pas de nos échanges. Y sont rassemblés des textes de réflexion issus directement de la plume d’Abderrahim Berrada. Par conséquent, c’est lui qui est l’auteur principal de ce livre. Ensuite, il y a un second fil rouge : la chronologie. Nous avons construit un texte qui part de sa petite enfance et se termine peu avant son décès en 2022. Effectivement, Abderrahim Berrada tenait à ce que soit également un livre pour l’histoire. Il me disait toujours : « Ce que je vais vous raconter, ce n’est pas pour mes vieux amis car ils sont déjà au courant. J’ai envie de raconter une partie de l’histoire du Maroc selon mon regard, selon ce que j’ai vécu, selon ce que j’ai vu et entendu pour les jeunes qui, souvent, ne connaissent pas très bien l’histoire de leur pays. »

Abderrahim Berrada est présenté comme une figure du barreau marocain ayant toujours privilégié la liberté de parole. Comment définiriez-vous son apport singulier à la défense des droits et des libertés au Maroc ?

Plusieurs éléments caractérisent Abderrahim Berrada en tant qu’avocat des droits de l’Homme. D’abord, il y a son engagement. Il a fait ses études de droit à Paris, comme de nombreux étudiants marocains au début des années 50. Ensuite, il a trouvé sa place dans un grand cabinet d’avocats parisien où un avenir tout tracé s’offrait à lui. Pourtant, avec son épouse Monique, il a décidé de rentrer au Maroc dans un contexte particulier. Nous étions en 1966, un an après de très graves émeutes à Casablanca et dans une période d’état d’exception. C’était donc un moment particulièrement tendu. À partir de là, il s’est engagé dans la défense des droits de l’Homme. Ce qui le caractérise ensuite, c’est sa rigueur, sa très grande honnêteté professionnelle. Il faut également parler de sa liberté de parole. Il a toujours été un électron libre, c’est-à-dire qu’il n’était encarté dans aucun parti. Jeune étudiant, il a milité pendant trois ou quatre ans à l’UNFP, comme beaucoup à cette époque, notamment en raison de la grande figure de Mehdi Ben Barka. Mais, très vite, il a renoncé à toute appartenance politique afin de conserver sa liberté et son indépendance. Au-delà de cet engagement et du sérieux qu’il mettait dans la constitution de ses dossiers, Abderrahim Berrada a souvent recouru à ce que Me Jacques Vergès a nommé, dans d’autres circonstances, la défense de rupture. Constatant que certains procès semblaient joués d’avance, Me Berrada portait les débats sur le terrain politique en contestant la légitimité de l’accusation. Il l’a fait dès ses premiers procès, en 1969, lorsqu’il a défendu le parti de l’Istiqlal pour des délits de presse liés à L’Opinion et à sa version arabe. De même, il a défendu Ali Yata, dirigeant du parti communiste marocain, pour des affaires concernant Al Bayane et son équivalent en arabe. Des délits de presse devenaient ainsi des procès politiques. Par ailleurs, A. Berrada a rapidement compris l’importance de la médiatisation. Dans certaines circonstances, pour mieux défendre alors qu’il ne disposait pas de tous les moyens de le faire, il était utile d’impliquer l’opinion publique en s’adressant à elle. Néanmoins, sa méthode de travail se caractérisait aussi par son humilité, par son rapport aux gens. Il n’était pas là pour briller, il ne cherchait pas à se mettre en avant et demeurait très proche de ceux qu’il défendait. Enfin, Me Berrada avait cette exigence éthique, parfois mal comprise, mais qui relevait pour lui de la morale de l’avocat : être prêt à défendre quelqu’un dont on ne partage pas les idées car chacun a droit à une défense. Et au-delà de ce droit, chacun doit avoir la possibilité d’un retour au sein de la société.

Dans ses prises de position, on perçoit une réflexion sur la « technicité » des systèmes autoritaires. Que révèle-t-il sur les mécanismes institutionnels qui encadrent — ou limitent — les libertés ?

L’essentiel de la carrière d’avocat d’Abderrahim Berrada s’est déroulé durant la période allant des années 60 au début des années 80. Les historiens l’ont appelée « les années de plomb ». Ce fut une période extrêmement difficile pour les avocats. En effet, nous étions à une époque où la justice était rarement réellement indépendante. Elle devait obéir à certains ordres. Les procédures judiciaires n’étaient pas toujours respectées, les dossiers n’étaient pas toujours constitués selon les normes. De plus, les droits des prévenus n’étaient pas systématiquement garantis et certains pouvaient rester des années en détention sans être jugés. Ce fut le cas, entre autres, des militants de Illal Amam et du mouvement du 23 mars. Dans certaines circonstances, des méthodes très brutales étaient mêmes appliquées à leur encontre. À cela s’ajoutaient des formes d’intimidation visant les avocats. Abderrahim Berrada a été souvent menacé. Il était harcelé, notamment par des appels téléphoniques nocturnes. On a tenté de le radier de l’ordre des avocats à plusieurs reprises. Il a été arrêté plusieurs fois, puis relâché faute de charges réelles. Son passeport a été confisqué pendant quinze ans. C’était une tension permanente, aux conséquences lourdes, non seulement pour lui, mais aussi pour sa femme et son fils Yassine. En outre, la grande tradition des avocats des droits de l’Homme au Maroc consistait à plaider sans demander d’honoraires. Il a ainsi vécu toute sa vie de manière extrêmement modeste. Heureusement, des amis, des bienfaiteurs ou d’anciens détenus politiques reconnaissants ont pu l’aider à différentes reprises. Dans ce contexte, défendre un accusé était particulièrement difficile.

Photo d’époque de Me Berrada. DR

Au-delà de ses combats judiciaires, quelle conception de la citoyenneté et de la responsabilité des élites intellectuelles défend-il ?

Pour ce qui est de sa conception de la citoyenneté, tout réside, pour Abderrahim Berrada, dans une philosophie de la liberté, y compris la liberté de conscience. Il faisait référence à la Déclaration universelle des droits de l’homme et aux Lumières du XVIIIe siècle. Ses valeurs fondamentales étaient l’égalité, la lutte contre toute forme de discrimination, la conviction que les citoyens et les citoyennes doivent pouvoir participer démocratiquement à la prise de décision dans la société dans laquelle ils vivent. Deux mots revenaient constamment dans ses propos : dignité et justice. Il portait en lui un rejet profond de l’injustice. Il l’avait connue très jeune, à Derb-Sultan sous le protectorat. Il avait vécu l’injustice coloniale, parfois la violence et le racisme. Il avait également observé les conditions sociales difficiles dans un quartier où les classes sociales étaient mêlées, où l’on rencontrait des ouvriers et des ouvrières très modestes. Tout cela l’a profondément marqué. Quant à la responsabilité des élites intellectuelles, il se montrait exigeant. Il n’était pas toujours facile. Il était radical dans ses prises de position, courageux, mais jamais violent. Il estimait qu’un intellectuel a une dette envers la société. Si vous êtes intellectuel, c’est que la société vous a donné quelque chose, par exemple la possibilité de faire des études, ce que tout le monde n’a pas. À partir de là, vous avez la capacité d’analyser, de comprendre, de participer au débat, de dénoncer ce qui ne va pas et de proposer des améliorations. L’intellectuel, selon lui, doit donc s’engager dans le débat public.

Finalement, en quoi le parcours de Me Berrada permet-il de mieux comprendre l’évolution du rapport entre justice, pouvoir et société au Maroc ?

L’histoire qu’Abderrahim Berrada raconte dans ce livre s’étend sur une longue période, des années 40 jusqu’au début des années 2020. Elle témoigne d’abord d’une période d’enthousiasme, celle de l’indépendance où tout était à construire : une société plus juste, le développement économique et social, de nouvelles institutions. Il y avait un véritable élan. Puis une phase beaucoup plus difficile a commencé, à savoir les « années de plomb » marquées par des déceptions en matière de droits de l’Homme, de démocratie et de développement, du moins dans son regard. Ensuite s’est ouvert une nouvelle phase, de la fin du règne de Hassan II et au début du règne du nouveau roi, plus libérale. Des prisonniers politiques ont été libérés, Abraham Serfaty a pu revenir d’exil, des réformes importantes ont été engagées concernant les droits des femmes, l’Instance Équité et Réconciliation a été mise en place et une certaine liberté de presse a vu le jour. Ce fut l’alternance, période porteuse d’espoir. Ensuite, dans un contexte redevenu difficile, notamment après les attentats islamistes de 2003, la situation s’est à nouveau durcie. En définitive, Abderrahim Berrada a dressé un bilan nuancé de ce début de XXIe siècle : il y a eu des avancées, mais beaucoup restait à faire dans la mesure où, à ses yeux, le rapport entre justice, pouvoir et société était encore trop déséquilibré. Il lui est arrivé de faire référence au célèbre discours de Mohammed V du 18 novembre 1955, prononcé lors des Trois Glorieuses, à son retour d’exil : après le « petit djihad », celui de l’indépendance, venait le « grand djihad », celui de la construction d’un pays moderne, fondé sur le développement économique et social, les droits de l’Homme et la démocratie. Pour Abderrahim Berrada, ce grand chantier n’était pas encore achevé et il souhaitait, par ce livre, s’adresser avant tout à la jeunesse en espérant qu’elle le poursuive.

Propos recueillis par Selim Benabdelkhalek

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Conférence APSB : liquidité, profondeur et confiance, défis d’un marché boursier en expansion https://lnt.ma/conference-apsb-liquidite-profondeur-et-confiance-defis-dun-marche-boursier-en-expansion/ Mon, 09 Feb 2026 14:30:04 +0000 https://lnt.ma/?p=541262 La place financière de Casablanca a été, ce lundi 9 février 2026, au cœur d’un échange approfondi sur ses perspectives d’évolution à l’occasion d’une conférence organisée par l’Association Professionnelle des Sociétés de Bourse (APSB), sous le thème « Le marché boursier marocain à l’aube d’une nouvelle ère : quels défis et quelles attentes ? ». […]

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La place financière de Casablanca a été, ce lundi 9 février 2026, au cœur d’un échange approfondi sur ses perspectives d’évolution à l’occasion d’une conférence organisée par l’Association Professionnelle des Sociétés de Bourse (APSB), sous le thème « Le marché boursier marocain à l’aube d’une nouvelle ère : quels défis et quelles attentes ? ». Cette rencontre a réuni les principaux acteurs institutionnels et professionnels du marché des capitaux afin d’analyser les transformations en cours et les conditions d’une consolidation durable.

Autour de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, ont pris part aux débats le président de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), Tarik Senhaji, le président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun Touimi, le directeur général de la Bourse, Nasser Seddiqi, le président de Maroclear, Mounir Razki, ainsi que le président de l’APSB, Amine Maamri.

Un marché en phase d’accélération

Dans son intervention, Amine Maamri a souligné que l’année 2025 avait confirmé le rôle central du marché boursier dans le financement de l’économie nationale. Il a évoqué une progression marquée des indicateurs, avec une capitalisation ayant dépassé 1 000 milliards de dirhams et des volumes en hausse, traduisant selon lui une confiance renforcée.

Toutefois, il a insisté sur le fait qu’un marché financier « ne se mesure pas uniquement à sa stabilité », mais à sa capacité à générer de la liquidité et à attirer durablement les investisseurs. La profondeur du marché, la diversification des instruments et l’élargissement de la base des investisseurs ont ainsi été identifiés comme des chantiers prioritaires.

La ministre Nadia Fettah a replacé ces enjeux dans une séquence macroéconomique qu’elle a qualifiée de favorable. Rappelant que la bourse est souvent perçue comme un « thermomètre » de l’économie, elle a estimé que, dans les phases d’accélération, elle doit devenir « un moteur, un outil de transformation ». Selon elle, la question n’est plus seulement de financer l’économie, mais de diversifier les sources de financement et de partager plus largement la création de valeur.

Liquidité, profondeur et confiance : des priorités convergentes

Les interventions ont convergé vers un diagnostic commun : la dynamique récente demeure concentrée sur un nombre limité de grandes capitalisations, et la liquidité doit être consolidée sur la durée. « Le défi n’est pas seulement d’introduire des sociétés, c’est aussi de faire vivre les titres dans la durée », a souligné la ministre, appelant à un effort collectif pour développer le marché secondaire, notamment pour les PME.

Elle a également rappelé que « la liquidité ne se décrète pas par la loi, elle se construit par des stratégies et par l’innovation des acteurs privés », tout en affirmant l’engagement des pouvoirs publics à créer un environnement favorable. La préparation des introductions en bourse, qui s’inscrit souvent sur plusieurs années, suppose un accompagnement structuré des entreprises et une coordination avec les fonds d’investissement, les banques d’affaires et les dispositifs publics de soutien.

Pour Tarik Senhaji, président de l’AMMC, la période actuelle doit être transformée en « maturité structurelle et durable ». Il a salué la progression du nombre d’investisseurs particuliers, qu’il a qualifiée d’avancée en matière de démocratisation de l’investissement, tout en soulignant l’exigence accrue en matière de communication financière, de transparence et d’éducation des investisseurs. La crédibilité du marché repose, selon lui, sur la qualité de son fonctionnement, la maîtrise des risques opérationnels et le respect des standards internationaux.

Modernisation des infrastructures et rôle des intermédiaires

Le président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun Touimi, a insisté sur la nécessité d’un développement durable du marché, capable d’absorber les chocs et d’offrir des mécanismes d’animation efficaces. Il a souligné l’évolution du rôle des intermédiaires boursiers, appelés à dépasser la simple exécution des ordres pour devenir des partenaires stratégiques des émetteurs et des investisseurs.

Nasser Seddiqi, directeur général de la Bourse de Casablanca, a pour sa part évoqué les réformes structurelles engagées, notamment la transformation de la Bourse en groupe intégré et le renforcement des mécanismes d’animation et de gestion des risques. Il a également mis en avant la progression du marché primaire au cours des trois dernières années et l’augmentation de la participation des investisseurs particuliers, soulignant la nécessité d’accompagner cette évolution par des efforts accrus en matière de formation et de pédagogie.

La dimension post-marché a été abordée par Mounir Razki, président de Maroclear, qui a rappelé que la maturité d’un marché se mesure aussi à la robustesse, à la modernité et à la résilience de ses infrastructures. Il a insisté sur l’importance de la digitalisation, de la standardisation des processus et de la réduction des délais de traitement pour renforcer la sécurité et l’efficience des opérations.

Le marché à terme, une étape structurante

Dans ce contexte, la ministre Nadia Fettah a annoncé que le lancement du marché à terme est prévu pour le 6 avril 2026. Selon elle, cette évolution « marquera une étape structurante pour notre place financière », en offrant aux investisseurs de nouveaux outils de couverture, en améliorant la formation des prix et en contribuant à renforcer la liquidité et l’attractivité globale du marché. Elle a également indiqué que l’objectif demeure de renforcer la présence du Maroc dans les grands indices internationaux, notamment le MSCI, dans un contexte mondial de recomposition des flux d’investissement.

Au-delà de cette annonce, l’ensemble des intervenants ont insisté sur la responsabilité partagée qui incombe aux pouvoirs publics, aux régulateurs, aux infrastructures de marché, aux intermédiaires et aux entreprises pour transformer la dynamique actuelle en trajectoire durable.

Selim Benabdelkhalek

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Entretien avec Salma Ammor, Taager : « Le Maroc est une étape logique dans la stratégie régionale de Taager » https://lnt.ma/entretien-avec-salma-ammor-taager-le-maroc-est-une-etape-logique-dans-la-strategie-regionale-de-taager/ Wed, 24 Dec 2025 10:15:53 +0000 https://lnt.ma/?p=539490 À la tête de la filiale marocaine de Taager depuis quelques semaines, Salma Ammor pilote le déploiement local d’un modèle déjà éprouvé dans plusieurs marchés du Golfe, fondé sur l’accompagnement de vendeurs indépendants dans le e-commerce sans stock ni investissement initial. Dans cet entretien, elle revient sur ses priorités pour structurer l’implantation de la plateforme […]

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À la tête de la filiale marocaine de Taager depuis quelques semaines, Salma Ammor pilote le déploiement local d’un modèle déjà éprouvé dans plusieurs marchés du Golfe, fondé sur l’accompagnement de vendeurs indépendants dans le e-commerce sans stock ni investissement initial. Dans cet entretien, elle revient sur ses priorités pour structurer l’implantation de la plateforme au Maroc, les profils ciblés, la maturité de l’écosystème national du social commerce et la manière dont Taager entend se différencier dans un environnement concurrentiel. Elle expose également la place stratégique du Maroc dans la feuille de route régionale du groupe et l’ambition de faire de Casablanca un véritable hub de développement pour l’Afrique du Nord.

 

La Nouvelle Tribune : Vous venez de prendre la direction de la filiale marocaine de Taager. Quelles sont vos premières priorités pour structurer le lancement et poser les bases du développement de la plateforme au Maroc ?

Salma Ammor : Ma première priorité est de poser un cadre clair et solide pour l’implantation de Taager au Maroc, en définissant précisément le rôle de la filiale marocaine : celui d’un hub marché et développement, adossé à un modèle économique déjà éprouvé dans la région.

Concrètement, cela se traduit par trois chantiers immédiats. D’abord, la structuration d’une équipe locale capable d’accompagner les vendeurs et de faire le lien avec les équipes opérationnelles du groupe. Ensuite, l’activation de partenariats clés au sein de l’écosystème e-commerce marocain, notamment avec des acteurs de la formation et de l’entrepreneuriat digital. Enfin, l’accélération de l’onboarding des vendeurs, avec un accompagnement de proximité, aussi bien pour les profils déjà actifs que pour les nouveaux entrants.

L’ambition est claire : permettre à des Marocains – étudiants, indépendants, créateurs de contenu ou entrepreneurs – de lancer une activité de vente en ligne sans stock, sans capital de départ et sans complexité logistique, grâce à un modèle intégré qui opère déjà avec succès dans plusieurs pays du Golfe. Il est important de souligner que les opérations de Taager sont aujourd’hui concentrées dans ces marchés, et que les vendeurs marocains figurent déjà parmi les profils les plus performants de la région.

 Taager s’adresse à des vendeurs indépendants aux profils variés. Quels segments ciblez-vous en priorité au Maroc dans cette première phase ?

Nous ne raisonnons pas en catégories sociologiques figées, mais plutôt en capacité d’apprentissage et d’exécution dans le e-commerce orienté réseaux sociaux. Les profils que nous accompagnons sont avant tout ceux qui savent créer une audience, tester des produits, produire du contenu et itérer rapidement sur des marchés arabophones.

Dans cette première phase, nous attirons naturellement des profils issus du marketing digital, des media buyers, des étudiants, des créateurs de contenu et des micro-entrepreneurs. Cette diversité reflète ce que nous observons déjà sur les marchés où Taager est implanté. À ce jour, la plateforme a accompagné plus de 65 000 vendeurs et donne accès à un catalogue de plus de 5 000 produits.

Au Maroc, notre base de vendeurs est déjà très hétérogène : certains ont structuré de véritables équipes et vivent exclusivement du e-commerce, d’autres découvrent l’activité en parallèle de leurs études ou de leur emploi. Un objectif qui me tient particulièrement à cœur est également d’élargir cette audience aux femmes au foyer, en leur permettant, via la formation et l’accompagnement, d’accéder à une source de revenus et à une forme d’indépendance économique sans investissement initial.

 Le rôle des media buyers et du social commerce est central dans votre modèle. Comment évaluez-vous la maturité de l’écosystème marocain dans ce domaine ?

Le Maroc présente des fondamentaux très solides : une population jeune et connectée, un usage massif du mobile et des réseaux sociaux, et une vraie culture du commerce digital.

La période du Covid a joué un rôle d’accélérateur. De nombreux jeunes, contraints de rester chez eux, ont découvert les opportunités offertes par le e-commerce et le social commerce. Des tendances fortes ont émergé sur les réseaux sociaux, démocratisant l’accès à la vente en ligne sans capital initial. C’est à ce moment-là qu’est née une nouvelle génération d’e-commerçants marocains, souvent basés dans des villes comme Casablanca, Marrakech ou Agadir, mais opérant sans réelle limite géographique.

Aujourd’hui, certains de ces profils vivent entre le Maroc et l’Asie du Sud-Est, et utilisent le e-commerce comme un levier de liberté et de flexibilité. Pour beaucoup, il s’agit d’un complément de revenu, pour d’autres d’une activité principale. Cet écosystème existe déjà ; notre rôle est de le structurer, professionnaliser et accompagner dans la durée.

 Dans un environnement concurrentiel marqué par les marketplaces et les ventes via les réseaux sociaux, comment Taager se différencie-t-il ?

La différenciation de Taager est très claire. Nous ne sommes pas une marketplace B2C destinée aux consommateurs finaux, mais un modèle B2B2C, au service de commerçants indépendants qui vendent via leurs propres sites et les réseaux sociaux.

Taager n’est pas une simple vitrine. C’est un modèle intégré d’« e-commerce empowerment » qui supprime les barrières classiques : pas de stock à importer, pas de logistique à organiser, pas de complexité opérationnelle à gérer. Les vendeurs peuvent ainsi se concentrer sur leur véritable cœur de métier : le marketing, le media buying et la création de contenu.

Nous nous différencions également par la curation produit, avec un catalogue sélectionné pour son potentiel de vente, par notre capacité à accompagner la montée en volume grâce à des process éprouvés, et par l’investissement dans des équipes locales. Au Maroc, nous recrutons d’ailleurs sur des postes clés pour renforcer l’accompagnement des vendeurs et soutenir une croissance structurée.

 Au-delà du marché marocain, comment cette implantation s’inscrit-elle dans la stratégie régionale de Taager, notamment en Afrique du Nord et sur le continent africain ?

Le Maroc est une étape logique dans la stratégie régionale de Taager. C’est un marché dynamique, très connecté, et situé à l’interface entre l’Afrique et la région MENA.

L’objectif est de déployer un modèle qui a déjà fait ses preuves au Moyen-Orient, tout en construisant une expansion progressive vers d’autres marchés d’Afrique du Nord, où les habitudes de consommation et de paiement sont proches de celles du Maroc. La réussite de l’implantation marocaine en 2025 constituera un socle important pour envisager, dès 2026, des partenariats stratégiques avec des acteurs du e-commerce dans la région.

La filiale marocaine a vocation à devenir un point d’ancrage régional : compréhension fine des marchés, animation d’une communauté de vendeurs, et contribution à une feuille de route de développement plus large. Nous avons également l’ambition d’aller à la rencontre des e-commerçants dans toutes les régions du Royaume, y compris les zones rurales, à travers des événements, des formations et des programmes d’accompagnement gratuits pour les profils débutants.

 

 

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Coopération climatique : le British Council réunit chercheurs et institutions à Marrakech https://lnt.ma/cooperation-climatique-le-british-council-reunit-chercheurs-et-institutions-a-marrakech/ Wed, 03 Dec 2025 13:48:59 +0000 https://lnt.ma/?p=538633 Le British Council organise à Marrakech un séminaire consacré à la collaboration Royaume-Uni – Maroc dans les domaines des compétences et de la recherche pour la résilience climatique. L’événement, tenu ce 4 décembre, réunit plus de 70 participants issus d’institutions universitaires, de centres de recherche, de réseaux de formation professionnelle et du secteur privé des […]

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Le British Council organise à Marrakech un séminaire consacré à la collaboration Royaume-Uni – Maroc dans les domaines des compétences et de la recherche pour la résilience climatique. L’événement, tenu ce 4 décembre, réunit plus de 70 participants issus d’institutions universitaires, de centres de recherche, de réseaux de formation professionnelle et du secteur privé des deux pays.

La rencontre se déroule en présence de l’ambassadeur du Royaume-Uni au Maroc, Alex Pinfield, ainsi que de représentants des ministères marocains en charge de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des compétences. Le séminaire met l’accent sur le rôle des partenariats académiques et professionnels dans l’accompagnement de la transition du Maroc vers une économie verte.

Le programme comprend des interventions, panels et sessions de réseautage. Seize jeunes chercheurs marocains et britanniques présentent des projets développés dans le cadre du « Researcher Challenge » du British Council. Plusieurs initiatives sont également mises en avant, dont Research Environment Links et les International Skills Partnerships, visant le renforcement des capacités, la recherche conjointe et le développement de compétences adaptées aux enjeux climatiques.

L’événement s’inscrit dans la continuité de la coopération engagée depuis plus de soixante ans entre le British Council et les institutions marocaines, notamment dans l’enseignement supérieur, la recherche, la formation professionnelle et l’apprentissage de l’anglais. Il vise à renforcer les perspectives de collaboration scientifique et technique entre les deux pays en matière de durabilité et de résilience climatique.

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BCP fusionne ICF Al Wassit avec Upline Securities pour renforcer son offre boursière https://lnt.ma/bcp-fusionne-icf-al-wassit-avec-upline-securities-pour-renforcer-son-offre-boursiere/ Wed, 03 Dec 2025 12:38:25 +0000 https://lnt.ma/?p=538595 Le Groupe BCP a annoncé la fusion-absorption de sa plateforme de bourse en ligne, ICF Al Wassit, par Upline Securities, la société de bourse du groupe. Cette opération stratégique s’inscrit dans une démarche de convergence destinée à renforcer l’offre globale mise à disposition des investisseurs particuliers et professionnels. En réunissant la dimension digitale d’ICF Al […]

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Le Groupe BCP a annoncé la fusion-absorption de sa plateforme de bourse en ligne, ICF Al Wassit, par Upline Securities, la société de bourse du groupe. Cette opération stratégique s’inscrit dans une démarche de convergence destinée à renforcer l’offre globale mise à disposition des investisseurs particuliers et professionnels.

En réunissant la dimension digitale d’ICF Al Wassit et l’expertise opérationnelle d’Upline Securities, BCP entend proposer une plateforme unifiée, capable d’offrir une intermédiation multicanale conforme aux standards actuels des marchés financiers. Le groupe souligne que cette intégration permettra un accès simplifié aux produits et services boursiers, ainsi qu’à des outils de suivi et d’exécution plus performants.

La complémentarité entre les services physiques et numériques vise notamment à améliorer la qualité d’accompagnement et la fluidité de l’expérience client. BCP met également en avant un renforcement de la robustesse opérationnelle et des capacités d’exécution grâce à cette consolidation.

Le groupe assure que la transition se déroulera sans impact pour les utilisateurs actuels. Les services seront maintenus et les engagements en matière de sécurité, de confidentialité et de continuité opérationnelle resteront garantis. Les équipes des deux entités sont mobilisées pour accompagner les clients tout au long du processus d’intégration.

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Entretien avec Ouns Lemseffer : « Le continent africain représente l’un des marchés les plus porteurs pour la croissance à long terme » https://lnt.ma/entretien-avec-ouns-lemseffer-le-continent-africain-represente-lun-des-marches-les-plus-porteurs-pour-la-croissance-a-long-terme/ Wed, 03 Dec 2025 10:05:01 +0000 https://lnt.ma/?p=538600 À l’occasion des Market Days 2025 de l’Africa Investment Forum, Ouns Lemseffer, managing partner du bureau d’Ashurst au Maroc, a accepté de répondre à nos questions. Spécialiste du financement de projets, du financement structuré, des marchés de capitaux et du private equity en Afrique francophone, elle évoque les dynamiques actuelles du private capital en Afrique, […]

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À l’occasion des Market Days 2025 de l’Africa Investment Forum, Ouns Lemseffer, managing partner du bureau d’Ashurst au Maroc, a accepté de répondre à nos questions. Spécialiste du financement de projets, du financement structuré, des marchés de capitaux et du private equity en Afrique francophone, elle évoque les dynamiques actuelles du private capital en Afrique, ainsi que les conditions nécessaires pour accélérer les investissements structurants.

 

La Nouvelle Tribune : Vous avez participé aux Market Days 2025 de l’Africa Investment Forum à un moment où la mobilisation du capital privé est devenue un impératif pour l’Afrique. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur les dynamiques du private capital sur le continent ?

Ouns Lemseffer : Le private capital en Afrique est aujourd’hui à un tournant de maturité. Nous observons une évolution notable : les investisseurs ne perçoivent plus le continent uniquement sous l’angle du risque, mais davantage comme un horizon de diversification et de croissance structurelle et durables. Les investisseurs disposent d’une appétence croissante pour les projets bien structurés, innovant et à fort impact. Nous sommes passés d’une logique opportuniste à une logique de construction et de structuration de projets bancables sur le long terme dans des secteurs clés (transition énergétique, télécom, agribusiness, etc.) ce qui est un signe de maturité du marché.

L’Afrique nécessite environ 150 milliards de dollars par an pour combler ses besoins en infrastructures, contre 75 milliards actuellement investis. Quels leviers peuvent permettre d’accélérer ce rattrapage ?

Trois leviers me paraissent essentiels :

  1. Standardiser et sécuriser les initiatives et cadres réglementaires des PPP au sens large du terme

La prévisibilité juridique reste un facteur décisif pour accélérer les flux de capitaux privés. La standardisation donne de la visibilité aux investisseurs, réduit les coûts de transaction et accélère les délais de bouclage financier.

  1. Renforcer les mécanismes de réduction des risques (derisking)

Garanties de première perte, assurances politiques ou mécanismes de réhaussement de crédit : ces outils permettent de réduire le coût du capital et d’attirer des investisseurs institutionnels plus averses au risque. Certaines institutions offrent également des garanties de liquidité, permettant d’allonger la maturité de certains financements, en particulier pour le financement d’infrastructures durables pour des personnes à faible revenu.

  1. Innover et utiliser davantage les marchés de capitaux pour diversifier le profil des investisseurs

L’innovation financière est clé dans ces marchés. Les investisseurs sont en demande d’outils innovants qui permettent d’aligner les attentes des investisseurs internationaux et régionaux et les besoins des opérateurs publics ou privés. La titrisation, aujourd’hui utilisée comme outil de financement tout secteur confondu, en est un excellent exemple. Le succès du financement du Programme Electricité Pour Tous (PEPT) en Côte d’Ivoire (qui vient de boucler avec succès la deuxième phase de son financement) et auquel j’ai participé lors de ses deux phases, devrait être répliqué à plus grande échelle.

Cette opération emblématique a été soutenue par des partenaires techniques et financiers internationaux qui sont intervenus en qualité d’investisseurs de référence. La structuration s’est effectuée dans le cadre d’une approche holistique et d’une innovation inédite. J’espère voir cette structure se déployer à plus grande échelle sur l’ensemble du continent.

Vous insistez sur l’importance d’une approche holistique du cadre juridique. Quels sont, selon vous, les piliers réglementaires indispensables pour attirer les capitaux de long terme vers les infrastructures africaines ?

British International Investment (BII) a publié un rapport extrêmement intéressant en octobre 2025 sur le rôle de la titrisation dans le développement des marchés de capitaux en Afrique. Ils y décrivent de manière très intéressante et pertinente l’importance d’adopter une approche holistique du cadre juridique afin de passer à l’étape supérieure. Cela signifie :

  1. Un cadre réglementaire de la titrisation soutenu par un système de régulation et d’exécution prévisible et holistique, incluant un traitement fiscal neutre.
  2. Une offre adéquate d’actifs “titrisables”, c’est-à-dire des actifs répondant aux critères nécessaires en matière de qualité de crédit et de structuration, ainsi que des cédants disposés à les fournir.
  3. Des investisseurs capables et disposés à investir, créant une demande pour les actifs titrisés.
  4. Un écosystème de participants compétents, comprenant des conseillers transactionnels, fiduciaires, administrateurs, avocats, émetteurs et gestionnaires, ainsi que des régulateurs disposant des ressources nécessaires pour approuver, suivre et faire respecter les exigences de transparence et de responsabilité.
  5. Une stabilité macroéconomique, et, dans les phases initiales, idéalement la présence d’un “champion”, d’un “disrupteur” ou d’une “crise” suffisamment forte pour rompre le statu quo et impulser les changements nécessaires.

 

Le financement mixte devient un outil essentiel pour catalyser le capital privé. Comment évolue la structuration de ces mécanismes et quel rôle Ashurst joue-t-il dans ce domaine ?

Tout à fait. Le financement mixte a évolué pour être aujourd’hui catalyseur structurant des projets d’infrastructure et de transition énergétique.

Les innovations récentes portent sur :

  • la combinaison d’instruments différents (dette, equity, quasi-equity)
  • la combinaison d’investisseurs différents (banques commerciales, DFIs, ECAs, fonds de dette)

Avec mes collègues Meriem Komiha et Yasmine Hitane (qui ont également rejoint Ashurst), nous avions conseillé l’ensemble du pool de prêteurs composé de banques commerciales et de fonds de dette dans le cadre du financement innovant de la centrale à gaz Al Wahda de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE) au Maroc d’une capacité de 990MW, d’un investissement total de 4,2 milliards de dirhams (420 millions d’euros). Il s’agit de la première mise en place de fonds de dette sur le Continent et nous sommes très fiers de voir le Maroc et l’ONEE comme pionnier dans l’utilisation des fonds de dettes pour la diversification des sources de financement dans le développement des infrastructures stratégiques. Cette opération fait suite à la réforme d’envergure de la loi 33-06 sur la titrisation à laquelle j’avais participé aux côtés du Ministère de l’Economie et des Finances pour faire de la titrisation un véritable outil de diversification des sources de financement. Ashurst dispose d’une expertise reconnue en financements structurés et notre rôle avec plusieurs autres associés comme Tom Longmuir et Agathe Motte et d’accélérer la standardisation de ces produits en innovants et blended finance en combinant les meilleurs standards internationaux et une connaissance approfondie du droit local dans chacun des marchés où nous opérons.

En matière de private equity, quels secteurs africains observez-vous aujourd’hui comme les plus porteurs : énergie, digital, agriculture, logistique, santé ?

Les opportunités les plus fortes se situent aujourd’hui dans :

  • Énergie et transition énergétique : particulièrement le solaire, les réseaux, le stockage et l’hydrogène bas-carbone.
  • Digital et infrastructures de données : Data centers, fibre, fintech : c’est un secteur où la demande croissance dépasse largement l’offre.
  • Logistique et supply chain: l’intégration régionale et l’essor du commerce intra-africain créent un besoin massif d’infrastructures logistiques.
  • Santé et pharma : Portée par l’urbanisation, la croissance démographique et les leçons post-Covid (souveraineté sanitaire).
  • Agro-industrie et chaînes de valeur agricoles : Un secteur en pleine montée en gamme avec un potentiel export croissant.

L’ouverture du bureau d’Ashurst à Casablanca marque une nouvelle étape forte pour la firme. Quels seront vos axes prioritaires au lancement des opérations au Maroc ?

L’ouverture du bureau de Casablanca marque une étape stratégique pour la Firme : il s’agit de créer une plateforme totalement intégrée à la solide équipe Afrique d’Ashurst basée à Londres, Paris, Madrid et au Moyen-Orient, qui accompagnera les clients qui opèrent ou investissent sur le continent, à travers un large éventail de dossiers, en développement de projets, financements y compris structurés, marchés de capitaux et M&A/Private Equity. L’équipe apporte un niveau additionnel d’expertises en financement de projets, financements structurés et dans la mobilisation de capitaux privés sous diverses formes, au Maroc ainsi que sur l’ensemble des pays d’Afrique francophone.

Enfin, quel message souhaitez-vous adresser aux investisseurs internationaux qui observent l’Afrique avec intérêt mais hésitent encore à y déployer du capital ?

Le continent africain représente l’un des marchés les plus porteurs pour la croissance à long terme. Les fondamentaux économiques s’améliorent : urbanisation rapide, adoption technologique, transition énergétique et intégration régionale. Certes, il existe des défis, mais ils s’accompagnent d’opportunités uniques pour ceux qui savent anticiper, innover et souhaitent investir avec un fort impact.

Propos recueillis par Selim Benabdelkhalek

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Casablanca : l’ONDA lance une navette Aérobus vers l’aéroport Mohammed V https://lnt.ma/casablanca-londa-lance-une-navette-aerobus-vers-laeroport-mohammed-v/ Tue, 02 Dec 2025 15:20:19 +0000 https://lnt.ma/?p=538542 L’Office national des aéroports (ONDA) a mis en service Aérobus, une nouvelle navette reliant Casablanca à l’aéroport Mohammed V. Le service, opérationnel depuis hier, propose un départ toutes les 30 minutes entre Casa Port et le Terminal 2, avec un arrêt au Terminal 1 et la desserte de plusieurs quartiers de la ville. Développée en […]

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L’Office national des aéroports (ONDA) a mis en service Aérobus, une nouvelle navette reliant Casablanca à l’aéroport Mohammed V. Le service, opérationnel depuis hier, propose un départ toutes les 30 minutes entre Casa Port et le Terminal 2, avec un arrêt au Terminal 1 et la desserte de plusieurs quartiers de la ville.

Développée en coordination avec Alsa Al Baida, la navette complète les options déjà disponibles (train et taxis) et vise à améliorer la mobilité vers l’aéroport, notamment en prévision de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Le trajet est proposé au tarif fixe de 50 MAD.

La flotte, disponible 24h/24 et 7j/7, est composée de bus climatisés équipés de wifi, d’espaces pour les bagages et accessibles aux personnes à mobilité réduite. Chaque véhicule, conforme à la norme Euro VI, peut transporter jusqu’à 80 passagers, dont 26 assis. L’objectif annoncé est d’atteindre 4 500 voyageurs par jour, avec un renforcement du dispositif durant la CAN.

Ce nouveau service s’inscrit dans la stratégie « Aéroports 2030 » de l’ONDA, axée sur l’amélioration de l’expérience passager et la modernisation des infrastructures. Aérobus devrait également contribuer à réduire le trafic automobile vers l’aéroport, notamment lors des pics saisonniers comme le Hajj, l’Omra et l’opération Marhaba.

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La plateforme égyptienne Taager lance officiellement ses activités au Maroc https://lnt.ma/la-plateforme-egyptienne-taager-lance-officiellement-ses-activites-au-maroc/ Tue, 02 Dec 2025 15:20:16 +0000 https://lnt.ma/?p=538545 La start-up égyptienne Taager a annoncé son lancement au Maroc, après s’être implantée en Égypte, en Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis. Créée en 2019, la plateforme propose un modèle intégré permettant aux particuliers de se lancer dans le e-commerce sans stock ni investissement initial, en prenant en charge la logistique, le stockage et […]

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La start-up égyptienne Taager a annoncé son lancement au Maroc, après s’être implantée en Égypte, en Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis. Créée en 2019, la plateforme propose un modèle intégré permettant aux particuliers de se lancer dans le e-commerce sans stock ni investissement initial, en prenant en charge la logistique, le stockage et le paiement à la livraison.

Taager revendique l’accompagnement de plus de 65 000 vendeurs indépendants, parmi lesquels étudiants, influenceurs et spécialistes du marketing digital. Les utilisateurs ont accès à un catalogue d’environ 5 000 produits sélectionnés pour leur potentiel commercial.

L’arrivée au Maroc s’inscrit dans la stratégie régionale d’expansion de la scale-up, qui voit dans le marché marocain un écosystème numérique en croissance et une forte demande pour des solutions d’accès simplifié au commerce en ligne. La direction de la filiale marocaine a été confiée à Salma Ammor, spécialisée dans le développement digital sur le continent.

Taager prévoit également de renforcer ses équipes locales, notamment sur des postes de media buyers, account managers et télévendeurs, afin d’accompagner son développement dans le pays.

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Inondations en Asie: course contre la montre pour venir en aide aux survivants https://lnt.ma/inondations-en-asie-course-contre-la-montre-pour-venir-en-aide-aux-survivants/ Tue, 02 Dec 2025 11:49:26 +0000 https://lnt.ma/?p=538555 Des inondations et des glissements de terrain consécutifs à la mousson et à deux cyclones tropicaux ont fait plus de 1 300 morts en Asie du Sud-Est et au Sri Lanka, tandis que les secours s’efforcent de porter aide et vivres aux populations isolées. En Indonésie, le dernier bilan fait état de 712 décès, 507 […]

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Des inondations et des glissements de terrain consécutifs à la mousson et à deux cyclones tropicaux ont fait plus de 1 300 morts en Asie du Sud-Est et au Sri Lanka, tandis que les secours s’efforcent de porter aide et vivres aux populations isolées. En Indonésie, le dernier bilan fait état de 712 décès, 507 disparus et plus d’un million de personnes déplacées. Au Sri Lanka, 410 personnes ont péri et 1,5 million d’habitants sont sinistrés.

Les pluies torrentielles ont frappé plusieurs régions, notamment Sumatra, le sud de la Thaïlande et le nord de la Malaisie, provoquant des cumuls jamais observés depuis 2012, selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA). Les experts soulignent que le changement climatique et la déforestation ont accentué l’intensité des précipitations et des inondations.

À Aceh, à l’extrémité occidentale de Sumatra, les habitants font face à des pénuries alimentaires et à la hausse spectaculaire des prix. « La plupart des produits sont déjà hors de prix… les piments coûtent jusqu’à 300 000 roupies le kilo », témoigne un habitant de Banda Aceh. Le gouvernement indonésien a envoyé 34 000 tonnes de riz et 6,8 millions de litres d’huile de cuisson vers les provinces les plus touchées, tandis que le ministre de l’Agriculture, Andi Amran Sulaiman, a insisté : « Il ne peut y avoir aucun retard. »

Les organisations humanitaires alertent sur les risques de famine si les chaînes d’approvisionnement ne sont pas rétablies rapidement. Islamic Relief met en garde : « Les communautés de toute la province d’Aceh courent un grave risque de pénurie alimentaire dans les sept prochains jours. »

Au Sri Lanka, les pluies ont déclenché crues et glissements de terrain comparables au tsunami de 2004. Le président Anura Kumara Dissanayake a déclaré l’état d’urgence et mobilisé l’armée pour évacuer les habitants et distribuer de la nourriture, avec le soutien de l’Inde et du Pakistan. Si les précipitations se sont calmées, les alertes aux glissements restent en vigueur dans les zones les plus touchées.

Face à l’ampleur des dégâts, les secours internationaux et locaux se livrent à une véritable course contre la montre pour acheminer nourriture, eau et soins aux populations en détresse.

LNT avec AFP 

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La Maison Blanche confirme avoir frappé deux fois un même bateau soupçonné de narcotrafic https://lnt.ma/la-maison-blanche-confirme-avoir-frappe-deux-fois-un-meme-bateau-soupconne-de-narcotrafic/ Tue, 02 Dec 2025 11:45:05 +0000 https://lnt.ma/?p=538551 La Maison Blanche a confirmé lundi qu’un amiral américain avait ordonné une seconde frappe sur un bateau soupçonné de narcotrafic en mer des Caraïbes, visant cette fois les survivants du premier tir. La décision, prise sous l’autorité du ministre de la Défense Pete Hegseth, soulève de vives interrogations sur sa légalité, alors que les tensions […]

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La Maison Blanche a confirmé lundi qu’un amiral américain avait ordonné une seconde frappe sur un bateau soupçonné de narcotrafic en mer des Caraïbes, visant cette fois les survivants du premier tir. La décision, prise sous l’autorité du ministre de la Défense Pete Hegseth, soulève de vives interrogations sur sa légalité, alors que les tensions entre Washington et Caracas atteignent un nouveau pic.

Depuis août, les États-Unis ont considérablement renforcé leur présence militaire dans la région, justifiant cette intensification par la lutte contre le trafic de drogue. Le président Donald Trump accuse le Venezuela de diriger un vaste cartel. Caracas dément et dénonce des « exécutions extrajudiciaires », attribuant plutôt à Washington la volonté de renverser Nicolas Maduro pour s’emparer des ressources pétrolières du pays.

Début septembre, une double frappe américaine dans les eaux internationales a causé la mort de 11 personnes sur un bateau présenté comme transportant des stupéfiants. Il s’agissait de la première d’une série d’une vingtaine d’opérations qui ont, au total, fait 83 morts.

La polémique a toutefois éclaté fin novembre, après les révélations du Washington Post. Selon le quotidien, deux survivants accrochés à l’épave en feu après la première frappe auraient été tués dans une seconde salve, autorisée personnellement par le ministre de la Défense. Le Pentagone avait d’abord démenti, avant que la Maison Blanche ne confirme l’information.

La porte-parole Karoline Leavitt a assuré que l’amiral Frank Bradley, alors à la tête des opérations spéciales, avait agi « dans le cadre de ses fonctions » et conformément aux procédures destinées à garantir « la destruction du bateau ». Pete Hegseth a pour sa part exprimé son soutien total à l’amiral, saluant « un héros américain ».

La confirmation de cette décision a provoqué une onde de choc au sein même des milieux militaires et républicains. Plusieurs responsables dénoncent la volonté d’utiliser l’amiral Bradley comme « fusible » pour protéger le ministre, s’inquiétant d’un flou entretenu autour de la chaîne de commandement.

Des élus des deux camps réclament désormais la transparence. Le sénateur républicain Roger Wicker, président de la Commission des forces armées, a annoncé l’ouverture d’une enquête. Des préoccupations également relayées par des experts et par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, qui avait déjà évoqué début novembre la possibilité « d’exécutions extrajudiciaires ».

De son côté, le sénateur démocrate Chris Murphy a estimé que l’affaire révélait « un acte illégal et profondément immoral », tandis que son collègue Mark Kelly a demandé une enquête du Congrès, rappelant que le manuel du Pentagone interdit clairement de tirer sur des naufragés.

L’affaire intervient alors que l’administration Trump est régulièrement accusée de s’affranchir du cadre légal dans plusieurs opérations sensibles. Jeudi, Donald Trump avait même évoqué la possibilité d’opérations terrestres contre des « trafiquants ».

À Caracas, Nicolas Maduro a réagi vigoureusement, dénonçant les pressions américaines et martelant devant ses partisans que le Venezuela « ne se laissera pas intimider ». « Nous voulons la paix, mais une paix avec souveraineté et liberté, pas la paix des colonies », a-t-il lancé.

Alors que les enquêtes s’ouvrent à Washington et que la crise politique avec Caracas s’intensifie, cette double frappe risque de devenir un nouveau point de rupture dans les relations déjà tendues entre les deux pays.

LNT avec AFP 

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L’OCDE plus optimiste pour la croissance des poids lourds économiques en 2025 https://lnt.ma/locde-plus-optimiste-pour-la-croissance-des-poids-lourds-economiques-en-2025/ Tue, 02 Dec 2025 11:34:44 +0000 https://lnt.ma/?p=538548 Malgré les tensions commerciales et l’instabilité politique, l’économie mondiale devrait mieux résister que prévu en 2025. Dans ses prévisions actualisées publiées mardi, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) affiche un optimisme prudent pour les principales puissances économiques, tout en soulignant une fragilité croissante du contexte mondial. L’OCDE estime que l’activité mondiale a fait […]

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Malgré les tensions commerciales et l’instabilité politique, l’économie mondiale devrait mieux résister que prévu en 2025. Dans ses prévisions actualisées publiées mardi, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) affiche un optimisme prudent pour les principales puissances économiques, tout en soulignant une fragilité croissante du contexte mondial.

L’OCDE estime que l’activité mondiale a fait preuve de solidité en 2025, malgré la montée des droits de douane américains et le climat d’incertitude autour des politiques publiques. L’organisation cite plusieurs facteurs de résilience : la hausse anticipée des tarifs douaniers, qui a accéléré les échanges au début de l’année, les investissements liés à l’intelligence artificielle, la détente progressive des politiques monétaires ainsi que les mesures budgétaires destinées à soutenir la demande.

Après une croissance mondiale de 3,3 % en 2024, l’OCDE confirme une progression de 3,2 % en 2025. L’activité devrait ensuite ralentir à 2,9 % en 2026 avant de repartir légèrement à 3,1 % en 2027.

Pour les États-Unis, les prévisions sont relevées de 0,2 point par rapport à celles de septembre. La croissance est attendue à 2 % en 2025 et 1,7 % en 2026, avant de remonter à 1,9 % en 2027. Malgré un marché de l’emploi moins dynamique et une inflation persistante, l’économie américaine amortirait mieux que prévu l’effet des droits de douane et le recul de l’immigration nette.

L’OCDE explique cette résilience par des investissements importants dans les technologies numériques, notamment les logiciels et les équipements informatiques, ainsi que par la solidité des marchés financiers. Depuis l’annonce de la hausse des droits de douane, Washington a par ailleurs conclu plusieurs accords commerciaux avec des partenaires comme l’Union européenne, le Japon, la Suisse et le Royaume-Uni.

Le taux effectif des droits de douane américains, qui avait atteint 15,4 % en juin, serait ainsi redescendu à 14 % fin novembre.

En Europe, l’OCDE prévoit une croissance de 1,3 % pour la zone euro en 2025, soit 0,1 point de plus qu’anticipé précédemment. L’activité progresserait ensuite de 1,2 % en 2026 et 1,4 % en 2027.

La France, malgré un contexte politique et budgétaire instable, verrait son PIB augmenter de 0,8 % en 2025, soutenu par les exportations aéronautiques et les investissements des entreprises. La croissance atteindrait ensuite 1 % en 2026 et 2027.

L’Allemagne, première économie du continent, resterait à la traîne : 0,3 % de croissance prévue en 2025, puis une amélioration progressive à 1 % en 2026 et 1,5 % en 2027.

Dans les économies émergentes, la croissance « a étonnamment bien résisté », souligne l’OCDE. En Chine, elle devrait atteindre 5 % en 2025, soit 0,1 point de plus qu’annoncé en septembre, avant de diminuer à 4,4 % en 2026 et 4,3 % en 2027. L’organisation note toutefois que la dynamique reste vulnérable face à la faiblesse de la demande intérieure et aux contraintes structurelles du pays.

Malgré ces prévisions globalement plus favorables, l’OCDE met en garde contre une économie mondiale « de plus en plus fragile ». L’organisation identifie deux risques majeurs : une nouvelle escalade tarifaire entre grandes puissances économiques et une généralisation des restrictions sur les exportations de produits stratégiques, comme les terres rares. Ces tensions pourraient entraîner une reconfiguration des chaînes d’approvisionnement, avec des coûts supplémentaires susceptibles d’alimenter l’inflation.

L’OCDE alerte également sur la possibilité de corrections brusques sur les marchés boursiers, en particulier pour les entreprises de l’intelligence artificielle très valorisées, ainsi que sur les vulnérabilités budgétaires de nombreux États, qui pourraient voir leurs taux d’emprunt augmenter.

LNT avec AFP

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Journée mondiale contre le sida : les acquis menacés par la baisse des financements internationaux https://lnt.ma/journee-mondiale-contre-le-sida-les-acquis-menaces-par-la-baisse-des-financements-internationaux/ Mon, 01 Dec 2025 15:15:37 +0000 https://lnt.ma/?p=538470 À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée le 1er décembre, l’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS) tire la sonnette d’alarme : malgré des avancées majeures dans la prévention et la prise en charge du VIH, la lutte reste fragilisée par une chute préoccupante des financements mondiaux. Alors que l’objectif […]

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À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée le 1er décembre, l’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS) tire la sonnette d’alarme : malgré des avancées majeures dans la prévention et la prise en charge du VIH, la lutte reste fragilisée par une chute préoccupante des financements mondiaux. Alors que l’objectif d’éliminer le sida comme menace de santé publique d’ici 2030 demeure atteignable, les ressources disponibles s’amenuisent et mettent en péril près de quarante ans de progrès.

Selon les données d’ONUSIDA, 40,8 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH dans le monde, tandis que 1,3 million de nouvelles infections ont été enregistrées en 2023. Les décès liés au sida restent importants avec 630 000 morts recensés en 2024.
Si 77 % des personnes séropositives ont accès à un traitement antirétroviral, et 84 % des femmes enceintes bénéficient d’un traitement empêchant la transmission mère-enfant, la dynamique mondiale montre un ralentissement. Depuis 2010, les nouvelles infections et les décès ont diminué respectivement de 40 % et 54 %, mais ce recul progresse désormais beaucoup plus lentement, notamment dans les populations les plus marginalisées.

Le Maroc face à une épidémie concentrée

Le Maroc, où vivent environ 23 500 personnes séropositives, connaît une épidémie dite “concentrée”, touchant essentiellement des populations vulnérables. La prévalence reste faible dans la population générale (0,08 %), mais les besoins en prévention, dépistage et accompagnement demeurent élevés.

Le pays enregistre chaque année 990 nouvelles infections et 400 décès liés au sida. Les efforts des programmes nationaux et associatifs ont permis d’atteindre un taux de couverture antirétrovirale de 77 %, l’un des meilleurs de la région Afrique du Nord.
La transmission mère-enfant est en nette régression, tombant à 7 % grâce au dépistage systématique des femmes enceintes.

Les actions communautaires: dépistage de proximité, réduction des risques, centres associatifs et accès gratuit aux traitements, incluant désormais la prophylaxie pré-exposition (PrEP), ont joué un rôle décisif dans la stabilisation de l’épidémie. Mais ces acquis sont aujourd’hui menacés.

Le sommet de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, organisé le 21 novembre à Johannesburg, a confirmé l’ampleur de la crise.
Alors que 18 milliards de dollars étaient nécessaires pour maintenir les programmes mondiaux, seuls 11,34 milliards ont été réunis. Il s’agit de 4 milliards de moins qu’en 2022.

Les États-Unis demeurent le premier contributeur malgré des coupes budgétaires sévères. La France, contributeur historique, n’a ni participé ni annoncé de soutien, une première dans l’histoire du Fonds.

Cette contraction financière survient dans un contexte marqué par la montée de mouvements conservateurs, la baisse des priorités de santé publique et la fragilisation des systèmes de santé dans les pays les plus vulnérables. Selon les projections, ces réductions pourraient entraîner 22,6 millions de décès supplémentaires d’ici 2030, toutes maladies confondues.

Le Maroc dépend fortement du Fonds mondial, qui constitue son principal bailleur dans la lutte contre le VIH. Une diminution des financements mondiaux se traduit mécaniquement par une baisse des ressources disponibles pour les programmes nationaux : prévention, dépistage communautaire, intrants médicaux et soutien aux associations.

Les risques sont considérables : ruptures de stock d’intrants, limitation des dépistages, réduction des activités communautaires et diminution de l’accès aux antirétroviraux.
À l’échelle mondiale, la baisse des financements pourrait empêcher près de 10 millions de personnes d’accéder aux traitements, limiter l’accès au dépistage pour la tuberculose et compromettre la distribution de  contre le paludisme.

Face à cette situation, l’ALCS appelle à la consolidation des ressources au Maroc. Plusieurs axes sont jugés prioritaires :

  • Sécuriser les financements existants, afin de maintenir les programmes de prévention et de prise en charge.

  • Éviter les ruptures de stock, notamment en tests de dépistage et moyens de prévention, déjà observées par le passé.

  • Renforcer la participation des régions et des communes, essentielles pour soutenir les associations communautaires.

  • Impliquer davantage le secteur privé, capable de contribuer aux efforts de sensibilisation et d’accompagnement.

La Journée mondiale de lutte contre le sida rappelle que la bataille est loin d’être terminée. Les avancées obtenues grâce aux actions communautaires, à la recherche et aux politiques publiques risquent de s’effriter si les financements continuent de baisser.

Les acteurs de terrain appellent les médias, les institutions et le grand public à rester mobilisés. La lutte contre le VIH demeure un enjeu sanitaire, social et humain majeur, qui exige solidarité, ressources et engagement politique.

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Le Forum EMSI Entreprises fait escale à Marrakech https://lnt.ma/le-forum-emsi-entreprises-fait-escale-a-marrakech/ Mon, 01 Dec 2025 15:15:31 +0000 https://lnt.ma/?p=538434 L’École Marocaine des Sciences de l’Ingénieur (EMSI) a tenu à Marrakech la troisième étape du Forum EMSI Entreprises 2025, organisé cette année sous le thème : « Ingénieurs du futur, architectes d’un Maroc souverain, durable et innovant ». Cette rencontre s’inscrit dans la continuité d’une tournée nationale visant à rapprocher les étudiants des besoins du […]

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L’École Marocaine des Sciences de l’Ingénieur (EMSI) a tenu à Marrakech la troisième étape du Forum EMSI Entreprises 2025, organisé cette année sous le thème : « Ingénieurs du futur, architectes d’un Maroc souverain, durable et innovant ». Cette rencontre s’inscrit dans la continuité d’une tournée nationale visant à rapprocher les étudiants des besoins du marché et à faciliter le dialogue entre les futurs ingénieurs et les acteurs économiques.

Depuis onze éditions, le Forum EMSI Entreprises constitue une plateforme dédiée à l’insertion professionnelle, en réunissant entreprises, institutions et recruteurs autour des profils formés par l’EMSI. L’étape de Marrakech a maintenu cette orientation en proposant un programme axé sur l’information et l’accompagnement des étudiants. Les participants ont ainsi eu accès à des stands de recrutement, à des séances de conseils carrière et à des échanges directs avec les équipes des ressources humaines présentes.

La journée a également été marquée par une conférence réunissant des intervenants nationaux et internationaux. Les discussions ont porté sur les transformations du secteur de l’ingénierie au Maroc et sur les compétences considérées comme prioritaires pour répondre aux mutations technologiques, énergétiques et industrielles.

Les chiffres de l’étape précédente, organisée à Rabat, illustrent l’intérêt des entreprises pour ce rendez-vous. Cette édition a accueilli 232 recruteurs, enregistré 1 463 visiteurs et réuni 72 entreprises participantes. Treize conventions de partenariat y ont également été signées. Ces résultats témoignent du rôle croissant du Forum dans la mise en relation des étudiants avec le monde professionnel et dans la promotion des métiers de l’ingénierie.

La tournée nationale du Forum EMSI Entreprises doit se poursuivre à Tanger, où la dernière escale est prévue le 5 décembre 2025. L’initiative vise à couvrir plusieurs régions du pays afin d’accompagner au mieux les étudiants dans leur transition vers le marché du travail.

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Présidentielle au Honduras: le candidat soutenu par Trump vire en tête https://lnt.ma/presidentielle-au-honduras-le-candidat-soutenu-par-trump-vire-en-tete/ Mon, 01 Dec 2025 11:07:05 +0000 https://lnt.ma/?p=538453 Le candidat de la droite hondurienne Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump, est en tête du dépouillement de l’élection présidentielle dimanche au Honduras, selon les résultats préliminaires publiés par le Conseil national électoral (CNE). Avec un peu plus d’un tiers des bulletins dépouillés, l’ancien maire de Tegucigalpa recueille 40,6 % des voix, devançant de 1,8 […]

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Le candidat de la droite hondurienne Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump, est en tête du dépouillement de l’élection présidentielle dimanche au Honduras, selon les résultats préliminaires publiés par le Conseil national électoral (CNE).

Avec un peu plus d’un tiers des bulletins dépouillés, l’ancien maire de Tegucigalpa recueille 40,6 % des voix, devançant de 1,8 point le présentateur télé Salvador Nasralla et de 21 points la candidate de gauche au pouvoir, Rixi Moncada. Ces trois candidats étaient proches dans les sondages avant le scrutin, qui a mobilisé quelque 6,5 millions de Honduriens pour élire leur président, 128 députés et des centaines de maires.

Donald Trump, très engagé dans ce scrutin, a qualifié Nasry Asfura de « seul vrai ami de la liberté » et a menacé de réduire l’aide américaine en cas de victoire d’un autre candidat. Il a également promis de lui accorder une « grâce totale et absolue » concernant les affaires liées au parti de l’ancien président Juan Orlando Hernández, actuellement incarcéré aux États-Unis pour trafic de drogue. Nasry Asfura a nié tout lien entre cette mesure et l’élection.

Rixi Moncada a dénoncé une ingérence américaine, estimant que le soutien de Washington constituait « deux actions totalement interventionnistes » à trois jours du scrutin.

Le Honduras traverse un contexte politique et social tendu : près des deux tiers des 11 millions d’habitants vivent dans la pauvreté, et le pays figure parmi les plus violents de la région, avec une corruption endémique et des liens historiques avec le narcotrafic. Les trois candidats favoris ont été éclaboussés par des soupçons en la matière.

Si Nasry Asfura promet d’attirer les investissements, Salvador Nasralla mise sur le soutien à l’industrie et à l’agriculture, tandis que Rixi Moncada souhaite taxer les élites économiques. Malgré ces propositions, les électeurs, confrontés à la pauvreté et à l’insécurité, restent méfiants. Erika Reyes, commerçante de 33 ans, espère que le soutien de Trump pourrait améliorer la situation des migrants honduriens, tandis qu’Esmeralda Rodríguez, vendeuse de fruits, affirme voter pour ses propres intérêts plutôt que pour les recommandations étrangères.

L’Organisation des États américains (OEA) et l’Union européenne ont dépêché des observateurs. Francisco Assis, chef de la mission de l’OEA, a indiqué que la journée s’était déroulée dans « une atmosphère démocratique », mais le décompte final des votes pourrait prendre plusieurs jours, Rixi Moncada et son parti, Liberté et Refondation (Libre), refusant de reconnaître tout résultat prématuré.

LNT avec AFP 

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Trump optimiste sur un accord Ukraine-Russie, son chef de la diplomatie reste prudent https://lnt.ma/trump-optimiste-sur-un-accord-ukraine-russie-son-chef-de-la-diplomatie-reste-prudent/ Mon, 01 Dec 2025 10:52:29 +0000 https://lnt.ma/?p=538450 Donald Trump a exprimé dimanche son optimisme quant à la possibilité d’un accord mettant fin au conflit entre la Russie et l’Ukraine, après des pourparlers à Hallandale Beach en Floride. Son chef de la diplomatie, Marco Rubio, est toutefois resté beaucoup plus prudent. Qualifiées de « productives » par les délégations américaine et ukrainienne, ces […]

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Donald Trump a exprimé dimanche son optimisme quant à la possibilité d’un accord mettant fin au conflit entre la Russie et l’Ukraine, après des pourparlers à Hallandale Beach en Floride. Son chef de la diplomatie, Marco Rubio, est toutefois resté beaucoup plus prudent.

Qualifiées de « productives » par les délégations américaine et ukrainienne, ces discussions ont porté sur un plan en 28 points présenté il y a dix jours par les États-Unis, mais jugé trop favorable à Moscou par Kiev et ses alliés européens. Aucun accord concret n’a été annoncé à l’issue de ces négociations.

« Il reste encore du travail », a souligné Marco Rubio. Une source proche de la délégation ukrainienne a confirmé à l’AFP que les discussions étaient « pas faciles ».

À bord d’Air Force One, Donald Trump a néanmoins affiché son optimisme : « Je pense que la Russie aimerait que cela se termine, et je pense que l’Ukraine, je sais que l’Ukraine aimerait que cela se termine ». Le président américain a également évoqué les difficultés internes de Kiev liées à un scandale de corruption ayant conduit au limogeage du bras droit de Volodymyr Zelensky, Andriï Iermak, jusqu’alors responsable des négociations avec Washington. « L’Ukraine a quelques petits problèmes difficiles », a-t-il déclaré.

L’émissaire américain Steve Witkoff, accompagné du gendre du président Jared Kushner, doit se rendre à Moscou mardi pour poursuivre les discussions avec Vladimir Poutine. Le plan initial prévoyait un retrait des forces ukrainiennes de Donetsk et la reconnaissance implicite par les États-Unis de Donetsk, Lougansk et la Crimée comme territoires russes. Amendé depuis à la demande des Européens, son contenu final reste flou.

Du côté ukrainien, Rustem Oumerov, négociateur en chef, a qualifié sur Facebook les discussions de « progrès substantiels », tandis que le président Zelensky a souligné l’importance d’une dynamique constructive garantissant la souveraineté et les intérêts nationaux de l’Ukraine.

Sur le terrain, la situation reste tendue. L’armée russe progresse dans l’est de l’Ukraine et une attaque nocturne près de Kiev a fait au moins un mort et 11 blessés. De son côté, l’Ukraine a mené des frappes contre des infrastructures pétrolières en Russie, notamment à Novorossiïsk, visant à perturber les revenus énergétiques permettant à Moscou de financer son effort de guerre.

Emmanuel Macron doit recevoir Volodymyr Zelensky lundi à Paris, alors que Marco Rubio ne participera pas à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN en début de semaine.

LNT avec AFP

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L’Iran et la Turquie s’accordent pour construire une liaison ferroviaire stratégique https://lnt.ma/liran-et-la-turquie-saccordent-pour-construire-une-liaison-ferroviaire-strategique/ Mon, 01 Dec 2025 10:42:25 +0000 https://lnt.ma/?p=538445 L’Iran et la Turquie ont annoncé dimanche leur intention de débuter les travaux d’une liaison ferroviaire reliant les deux pays, un projet destiné à devenir un maillon clé pour le commerce mondial entre l’Europe et l’Asie. Lors d’une rencontre à Téhéran, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, et son homologue turc, Hakan Fidan, […]

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L’Iran et la Turquie ont annoncé dimanche leur intention de débuter les travaux d’une liaison ferroviaire reliant les deux pays, un projet destiné à devenir un maillon clé pour le commerce mondial entre l’Europe et l’Asie.

Lors d’une rencontre à Téhéran, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, et son homologue turc, Hakan Fidan, ont souligné « l’importance de cette liaison ferroviaire dans la région » et exprimé l’espoir que la construction de la ligne puisse commencer rapidement. « L’accent a été mis sur la nécessité de lever les obstacles au commerce et aux investissements entre les deux pays », a précisé M. Araghchi.

D’une longueur d’environ 200 kilomètres et estimé à 1,6 milliard de dollars, le projet devrait être achevé dans un délai de trois à quatre ans. La ligne reliera Marand, dans le nord-ouest de l’Iran, à Cheshmeh Soraya, à la frontière turque, assurant une continuité ferroviaire jusqu’à la ville turque d’Aralik. Selon la ministre iranienne des Transports, Farzaneh Sadegh, cette liaison « garantira la continuité du réseau ferroviaire entre la Chine et l’Europe ».

L’Iran, situé au carrefour de l’Europe et de l’Asie, multiplie les initiatives pour développer ses infrastructures et ses échanges commerciaux, perçus comme des leviers pour relancer une économie fragilisée par des décennies de sanctions internationales. L’année dernière, le pays avait approuvé le tracé de cette ligne de transit ferroviaire, connue sous le nom de ligne Marand-Cheshmeh Soraya.

Ce projet s’inscrit dans le contexte plus large des « Nouvelles routes de la soie », un ambitieux programme chinois visant à accroître les infrastructures de transport à l’échelle mondiale. Initié en 2013, le projet « La Ceinture et la Route » encourage la construction de réseaux maritimes, routiers et ferroviaires dans plus d’une centaine de pays, favorisant les échanges commerciaux et culturels entre l’Asie et l’Europe.

Pour l’Iran et la Turquie, cette nouvelle liaison ferroviaire représente non seulement un enjeu économique majeur, mais également une opportunité stratégique pour renforcer leur position au sein du corridor commercial reliant l’Orient à l’Occident.

LNT avec AFP

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Plus de 1.000 morts en Asie après des inondations dévastatrices https://lnt.ma/plus-de-1-000-morts-en-asie-apres-des-inondations-devastatrices/ Mon, 01 Dec 2025 10:25:09 +0000 https://lnt.ma/?p=538440 Des inondations d’une ampleur exceptionnelle ont frappé ces derniers jours plusieurs pays d’Asie, faisant plus de 1.000 morts et de nombreux disparus, et provoquant des dégâts matériels considérables. Le Sri Lanka, l’Indonésie, la Thaïlande et la Malaisie sont particulièrement touchés. À Sumatra, en Indonésie, les autorités locales ont recensé 502 décès et plus de 500 […]

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Des inondations d’une ampleur exceptionnelle ont frappé ces derniers jours plusieurs pays d’Asie, faisant plus de 1.000 morts et de nombreux disparus, et provoquant des dégâts matériels considérables. Le Sri Lanka, l’Indonésie, la Thaïlande et la Malaisie sont particulièrement touchés.

À Sumatra, en Indonésie, les autorités locales ont recensé 502 décès et plus de 500 disparus. Les secouristes et militaires s’affairent à dégager les routes et à porter assistance aux populations isolées. « L’eau m’arrivait jusqu’au cou », raconte Misbahul Munir, 28 ans, habitant d’Aceh Nord, surpris par la montée des eaux alors qu’il se trouvait au volant de sa voiture. Dans sa maison, « l’eau monte à environ deux mètres. Tous les meubles sont abîmés », ajoute-t-il.

Le président indonésien Prabowo Subianto, arrivé lundi dans le nord de Sumatra, a assuré que la priorité du gouvernement était d’acheminer rapidement l’aide nécessaire. Avions, hélicoptères et trois navires militaires ont été mobilisés pour atteindre les zones isolées, où de nombreuses routes restent impraticables à cause de la boue et des débris. Le dirigeant indonésien fait face à une pression croissante pour déclarer l’état d’urgence national, la catastrophe étant la plus meurtrière depuis le tremblement de terre et le tsunami ayant frappé les Célèbes en 2018.

Au Sri Lanka, le cyclone Ditwah a provoqué de violentes inondations et des glissements de terrain. Les autorités ont mobilisé des hélicoptères militaires pour secourir les habitants bloqués, mais l’un d’eux s’est écrasé dimanche soir au nord de Colombo. Le bilan officiel s’élève à 334 morts, plusieurs centaines de personnes restant portées disparues. Le président Anura Kumara Dissanayake a déclaré l’état d’urgence et promis de reconstruire les zones dévastées. Selvi, habitante de la banlieue de Colombo, témoigne : « Ma maison est totalement inondée, je ne sais pas où aller, mais j’espère trouver un abri sûr pour ma famille ».

En Thaïlande, au moins 176 personnes ont perdu la vie dans le sud du pays, où les fortes pluies ont provoqué des inondations parmi les plus meurtrières depuis une décennie. Le gouvernement a mis en place des mesures d’aide, mais la population critique la gestion de la catastrophe. Deux responsables locaux ont été suspendus pour des manquements présumés.

En Malaisie, les fortes pluies ont également touché l’État de Perlis, entraînant la mort de deux personnes et l’inondation de vastes étendues de terres.

Ces catastrophes interviennent en pleine saison de la mousson asiatique, aggravée par le changement climatique, qui affecte les régimes de tempêtes, intensifiant la fréquence et l’intensité des pluies, les crues soudaines et les rafales de vent.

Les opérations de secours se poursuivent dans toute la région, alors que les autorités locales et les organisations humanitaires tentent de répondre aux besoins urgents des populations sinistrées.

LNT avec AFP 

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Coup d’envoi de la 22e édition du Festival International du Film de Marrakech https://lnt.ma/coup-denvoi-de-la-22e-edition-du-festival-international-du-film-de-marrakech/ Fri, 28 Nov 2025 21:30:04 +0000 https://lnt.ma/?p=538374 Le Palais des Congrès de Marrakech a accueilli vendredi soir l’ouverture officielle de la 22e édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM), organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed […]

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Le Palais des Congrès de Marrakech a accueilli vendredi soir l’ouverture officielle de la 22e édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM), organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, ainsi que de nombreuses personnalités du cinéma, de l’art et des médias.

Le festival, qui se tient jusqu’au 6 décembre, a débuté par le traditionnel défilé sur tapis rouge, réunissant artistes marocains et internationaux sous les acclamations d’un public nombreux. Cette ouverture haute en couleurs a une nouvelle fois confirmé la place du FIFM comme rendez-vous majeur du 7e Art sur la scène mondiale.

Le réalisateur sud-coréen Bong Joon Ho, lauréat de l’Oscar et de la Palme d’Or, préside cette année le jury de la compétition officielle. Aux côtés de Karim Aïnouz, Hakim Belabbes, Julia Ducournau, Payman Maadi, Jenna Ortega, Celine Song et Anya Taylor-Joy, il a officiellement déclaré ouverte cette nouvelle édition.

Dans son allocution, Bong Joon Ho a salué le parcours et l’énergie du FIFM, rappelant son rôle essentiel dans la valorisation des cinémas du monde et la mise en lumière de créations marocaines.

Moment fort de la soirée, le festival a rendu hommage à l’acteur, réalisateur et producteur égyptien Hussein Fahmi, figure emblématique du cinéma arabe. Il a reçu l’Étoile d’Or des mains de la star Youssra sous les applaudissements du public.

La cérémonie s’est poursuivie avec la projection du film d’ouverture Dead Man’s Wire de Gus Van Sant, inspiré de l’histoire vraie de Tony Kiristis.

La compétition officielle réunit cette année treize longs métrages issus de différents pays :
Behind the Palm Trees de Meryem Benm’Barek
First Light de James J. Robinson
Before the Bright Day de Shih-Han Tsao
My Father’s Shadow de Akinola Davies Jr.
Laundry de Zamo Mkhwanazi
Amoeba de Siyou Tan
Ish d’Imran Perretta
Broken Voices d’Ondřej Provazník
Forastera de Lucía Aleñar Iglesias
Promised Sky d’Erige Sehiri
Straight Circle d’Oscar Hudson
Memory de Vladlena Sandu
My Father and Qaddafi de Jihan K
Aisha Can’t Fly Away de Morad Mostafa

Le programme “Conversations” confirme l’ampleur internationale du festival, avec la participation de figures telles que Bong Joon Ho, Guillermo Del Toro, Andrew Dominik et Laurence Fishburne. D’autres personnalités sont attendues, dont Bill Kramer, Nadine Labaki, Kleber Mendonça Filho, Jafar Panahi et Tahar Rahim.

Également très attendu, le dispositif professionnel des Ateliers de l’Atlas présentera 12 projets en développement et 10 films en tournage ou en postproduction, provenant de plusieurs pays africains et arabes. Cinq projets marocains figurent dans la section Regards sur l’Atlas, ainsi qu’un film en fin de montage dans l’Atlas Film Showcase.

En plus de Hussein Fahmi, le FIFM 2025 rend hommage à trois personnalités majeures du cinéma : Jodie Foster, Guillermo del Toro et l’actrice marocaine Raouya, célébrant ainsi la diversité des carrières et la puissance universelle du cinéma.

LNT avec Map 

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Casablanca: Sensei Prod dévoile « SAWT IA », première technologie vocale marocaine maîtrisant la Darija native https://lnt.ma/casablanca-sensei-prod-devoile-sawt-ia-premiere-technologie-vocale-marocaine-maitrisant-la-darija-native/ Fri, 28 Nov 2025 15:16:06 +0000 https://lnt.ma/?p=538355 La start-up marocaine Sensei Prod a célébré, jeudi à Casablanca, son dixième anniversaire en présentant “SAWT IA”, une technologie vocale développée entièrement au Maroc et annoncée comme le premier service d’assistants vocaux intelligents maîtrisant la Darija native. Ce lancement marque une étape importante dans l’essor des solutions d’intelligence artificielle appliquées à la relation client. Pensé […]

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La start-up marocaine Sensei Prod a célébré, jeudi à Casablanca, son dixième anniversaire en présentant “SAWT IA”, une technologie vocale développée entièrement au Maroc et annoncée comme le premier service d’assistants vocaux intelligents maîtrisant la Darija native. Ce lancement marque une étape importante dans l’essor des solutions d’intelligence artificielle appliquées à la relation client.

Pensé pour comprendre naturellement la Darija, le français et d’autres langues internationales, SAWT IA permet de créer des “voice bots” capables de gérer automatiquement les appels entrants 24h/24. Le système peut s’intégrer aux outils internes des entreprises – CRM, ERP ou plateformes sur mesure – afin d’assurer une prise de rendez-vous, un support téléphonique complet ou encore une analyse en temps réel des conversations grâce à la transcription et à la recherche avancée.

Lors de la présentation, la fondatrice et PDG de Sensei Prod, Sara El Rhani, est revenue sur l’évolution du projet. Elle a rappelé que l’entreprise avait d’abord travaillé sur CastingVoixOff.ma, un service de synthèse vocale en plusieurs langues, dont la Darija. “Nous avons nous-mêmes procédé à l’apprentissage de la machine, ce qui nous a permis d’obtenir un produit de haute qualité, difficile à distinguer d’une voix humaine et débarrassé de l’aspect robotique”, a-t-elle expliqué.

La solution vise en priorité les entreprises et institutions en contact direct avec le public par téléphone : hôtels, hôpitaux, administrations, banques ou assurances. Pour Abdessadeq El Makkioui, développeur au sein de la start-up, SAWT IA offre la possibilité de “créer un agent capable de servir d’assistant téléphonique, d’exécuter un script et de répondre aux demandes des clients, notamment pour l’ouverture d’un compte bancaire”. Ce type d’automatisation permet, selon lui, de réduire les attentes prolongées et d’améliorer l’accès aux services.

Parallèlement au lancement de SAWT IA, Sensei Prod a mis en avant CastingVoixOff.ma, présenté comme le premier moteur vocal marocain. La plateforme met à disposition un catalogue de voix humaines et artificielles pour la création instantanée de contenus audio, sans abonnement. Les professionnels peuvent y choisir une voix, insérer un script et générer un fichier sonore immédiatement. La plateforme propose également un service de clonage de voix pour un usage futur.

Avec ces deux solutions, l’entreprise ambitionne de renforcer la présence du Maroc dans le secteur émergent des technologies vocales augmentées par l’IA, en combinant innovation technologique, dimension humaine et ancrage linguistique local.

Active depuis dix ans dans le marketing 360°, la communication et l’innovation digitale, Sensei Prod accompagne plusieurs marques et institutions au Maroc et à l’international. Le lancement de SAWT IA confirme sa volonté de positionner le pays comme un acteur innovant dans le domaine de la voix intelligente.

LNT avec AFP 

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Coca-Cola lance le projet “Unite Wetlands Guardians” au Maroc https://lnt.ma/coca-cola-lance-le-projet-unite-wetlands-guardians-au-maroc/ Fri, 28 Nov 2025 10:57:18 +0000 https://lnt.ma/?p=538324 Le système Coca-Cola au Maroc annonce le lancement du projet “Unite Wetlands Guardians”, en partenariat avec Living Planet Morocco (LPM) et sous la coordination du Global Water Challenge (GWC). Cette initiative vise à restaurer des écosystèmes fragiles et à renforcer la résilience hydrique, tout en répondant aux enjeux liés à l’eau dans les régions les […]

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Le système Coca-Cola au Maroc annonce le lancement du projet “Unite Wetlands Guardians”, en partenariat avec Living Planet Morocco (LPM) et sous la coordination du Global Water Challenge (GWC). Cette initiative vise à restaurer des écosystèmes fragiles et à renforcer la résilience hydrique, tout en répondant aux enjeux liés à l’eau dans les régions les plus vulnérables au changement climatique, notamment dans le bassin de l’Oum Er-Rbia.

Deuxième fleuve le plus long du Maroc, le bassin de l’Oum Er-Rbia constitue un élément central de la stratégie nationale de gestion de l’eau. Ses transferts hydriques alimentent plusieurs bassins et grandes villes, dont Casablanca, Marrakech, Settat et Berrechid, soulignant son rôle vital pour les communautés locales et le développement régional.

Le projet prévoit la restauration de plus de 1 200 hectares de zones humides, afin d’améliorer la santé des bassins versants, revitaliser la biodiversité et renforcer la résilience hydrique régionale. Il inclut également l’amélioration de l’efficacité de l’irrigation dans des zones agricoles stratégiques et la formation de 1 500 habitants des communautés rurales pour les préparer aux défis du changement climatique.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Africa Water Stewardship Initiative, lancée par le système Coca-Cola en 2024, et s’aligne sur la stratégie mondiale de sécurité hydrique de l’entreprise, qui vise à restituer 100 % de l’eau utilisée dans ses boissons. Selon Farid Benchekroun, Directeur Général de Coca-Cola Maroc, le projet illustre l’importance de la collaboration pour relever les défis environnementaux et créer des solutions durables.

Yousra Madani, Présidente de Living Planet Morocco, souligne que le projet combine initiatives communautaires, approches fondées sur la nature et outils de suivi avancés pour bâtir un modèle capable de répondre aux enjeux hydriques du Maroc tout en inspirant des solutions à l’échelle mondiale.

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Lancement de la première campagne nationale « Orangez le Cinéma » https://lnt.ma/lancement-de-la-premiere-campagne-nationale-orangez-le-cinema/ Thu, 27 Nov 2025 16:20:21 +0000 https://lnt.ma/?p=538292 La première campagne nationale « Orangez le Cinéma » a été lancée lundi 24 novembre 2025 à la Cinémathèque marocaine, dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences fondées sur le genre. Initiée par l’ARMCDH, ONU Femmes et le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, en partenariat avec […]

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La première campagne nationale « Orangez le Cinéma » a été lancée lundi 24 novembre 2025 à la Cinémathèque marocaine, dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences fondées sur le genre. Initiée par l’ARMCDH, ONU Femmes et le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, en partenariat avec plusieurs institutions nationales et internationales, cette mobilisation vise à sensibiliser et prévenir les violences à l’égard des femmes dans le secteur cinématographique.

La façade de la Cinémathèque a été illuminée en orange, marquant le coup d’envoi d’une participation nationale des salles de cinéma, appelées à diffuser un spot de sensibilisation avant chaque projection jusqu’au 10 décembre. La campagne s’appuie sur une étude menée par l’ARMCDH révélant que quatre professionnelles du secteur sur cinq déclarent avoir subi ou observé une forme de violence, principalement psychologique, économique ou sexuelle.

Des actions de sensibilisation ont déjà été menées dans plusieurs écoles de cinéma, et une table ronde internationale se tiendra le 4 décembre à l’ESAV Marrakech pour partager les bonnes pratiques en matière de prévention et d’égalité dans le secteur.

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Stagiaires.ma et Al Jisr s’allient pour renforcer l’employabilité des jeunes NEET https://lnt.ma/stagiaires-ma-et-al-jisr-sallient-pour-renforcer-lemployabilite-des-jeunes-neet/ Thu, 27 Nov 2025 14:37:41 +0000 https://lnt.ma/?p=538280 Stagiaires.ma et l’Association Al Jisr ont officialisé, le 25 novembre à Casablanca, un partenariat visant à soutenir l’insertion professionnelle des jeunes en situation de NEET. L’accord prévoit une complémentarité entre les deux structures : Al Jisr assure la formation, la remobilisation et l’accompagnement des jeunes vers la vie professionnelle, tandis que Stagiaires.ma met à leur […]

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Stagiaires.ma et l’Association Al Jisr ont officialisé, le 25 novembre à Casablanca, un partenariat visant à soutenir l’insertion professionnelle des jeunes en situation de NEET. L’accord prévoit une complémentarité entre les deux structures : Al Jisr assure la formation, la remobilisation et l’accompagnement des jeunes vers la vie professionnelle, tandis que Stagiaires.ma met à leur disposition ses outils numériques et son réseau de recruteurs afin de faciliter l’accès aux stages, à l’alternance et aux premiers emplois.

Le dispositif prévoit notamment l’octroi de comptes premium, la valorisation des profils sur la Cvthèque de la plateforme, ainsi que l’organisation de sessions de coaching et d’ateliers de compétences. L’objectif est d’offrir un parcours intégré reliant formation, accompagnement social et employabilité.

Selon les deux organisations, cette collaboration constitue un levier pour sécuriser la transition des jeunes vers le marché du travail et renforcer leurs chances d’insertion durable.

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La SRM Casablanca-Settat ouvre 200 postes dans le cadre de son plan de recrutement 2025 https://lnt.ma/la-srm-casablanca-settat-ouvre-200-postes-dans-le-cadre-de-son-plan-de-recrutement-2025/ Wed, 26 Nov 2025 16:40:15 +0000 https://lnt.ma/?p=538242 La Société Régionale Multiservices (SRM) Casablanca-Settat lance la troisième vague de son plan de recrutement pour 2025, avec l’ouverture de 200 postes dans les métiers de l’eau potable, de l’assainissement liquide, de l’électricité, de la relation client et des fonctions de gestion. Cette nouvelle phase s’inscrit dans la dynamique de développement de la région et […]

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La Société Régionale Multiservices (SRM) Casablanca-Settat lance la troisième vague de son plan de recrutement pour 2025, avec l’ouverture de 200 postes dans les métiers de l’eau potable, de l’assainissement liquide, de l’électricité, de la relation client et des fonctions de gestion.

Cette nouvelle phase s’inscrit dans la dynamique de développement de la région et vise à renforcer les équipes mobilisées au service des habitants des provinces et préfectures de Casablanca, Mohammedia, El Jadida, Sidi Bennour, Settat, Berrechid, Benslimane, Médiouna et Nouaceur.

La SRM affirme conduire ce processus avec un haut niveau d’exigence en matière de transparence et de professionnalisme, afin d’attirer des profils qualifiés et en adéquation avec ses valeurs et ses ambitions territoriales.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 1er décembre 2025 sur la plateforme dédiée de la SRM.

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Casablanca : la CMIM organise la 12ᵉ Journée Santé au Travail le 3 décembre https://lnt.ma/casablanca-la-cmim-organise-la-12%e1%b5%89-journee-sante-au-travail-le-3-decembre/ Wed, 26 Nov 2025 15:47:22 +0000 https://lnt.ma/?p=538229 La Caisse Mutuelle Interprofessionnelle Marocaine (CMIM) organise, en partenariat avec la Marocaine des Jeux et des Sports (MDJS), la 12ᵉ édition de la Journée Santé au Travail, prévue le mercredi 3 décembre 2025 à Casablanca. L’événement aura pour thème : « Intelligence des données et santé globale : l’alliance pour la performance et le bien-être […]

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La Caisse Mutuelle Interprofessionnelle Marocaine (CMIM) organise, en partenariat avec la Marocaine des Jeux et des Sports (MDJS), la 12ᵉ édition de la Journée Santé au Travail, prévue le mercredi 3 décembre 2025 à Casablanca. L’événement aura pour thème : « Intelligence des données et santé globale : l’alliance pour la performance et le bien-être au travail ».

Créée en 2012, cette journée annuelle réunit des représentants d’institutions publiques, d’entreprises, de mutuelles, d’universités, ainsi que des experts et partenaires sociaux. L’édition 2025 portera sur l’usage des données dans la santé au travail et les questions de gouvernance éthique.

Le programme prévoit une conférence d’ouverture consacrée à l’intelligence artificielle et à la gouvernance éthique, suivie de trois tables rondes portant respectivement sur l’intelligence des données et la performance humaine, la santé mentale et l’équilibre de vie, puis le rôle du sport dans la santé globale.
La MDJS, partenaire institutionnel de l’événement, présentera ses initiatives en matière de promotion de l’activité physique.

La Journée Santé au Travail est financée par des entreprises partenaires, permettant de préserver les cotisations mutualistes de la CMIM. Selon les organisateurs, cette rencontre vise à analyser les enjeux liés à la santé au travail dans un contexte de transformation économique et sociale.

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Entretien avec Fedwa Misk : la littérature comme espace de voix et de sensibilité https://lnt.ma/entretien-avec-fedwa-misk-la-litterature-comme-espace-de-voix-et-de-sensibilite/ Wed, 26 Nov 2025 14:46:25 +0000 https://lnt.ma/?p=538208 Dans un paysage littéraire marocain en pleine effervescence, où la fiction devient un espace privilégié pour interroger les identités, les silences et les zones d’ombre de la société, Fedwa Misk s’impose comme l’une des voix les plus singulières de sa génération. Journaliste, écrivaine et fondatrice du webzine féministe Qandisha, elle a d’abord fait ses armes […]

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Dans un paysage littéraire marocain en pleine effervescence, où la fiction devient un espace privilégié pour interroger les identités, les silences et les zones d’ombre de la société, Fedwa Misk s’impose comme l’une des voix les plus singulières de sa génération. Journaliste, écrivaine et fondatrice du webzine féministe Qandisha, elle a d’abord fait ses armes dans la presse écrite, avant de se tourner vers la création littéraire pour explorer, avec sensibilité et profondeur, les récits féminins, les héritages patriarcaux et les fractures intimes qui traversent le réel. Auteure de la pièce Nos mères et du roman graphique Des femmes guettant l’annonce, elle poursuit aujourd’hui une œuvre qui fait dialoguer engagement, introspection et voix plurielles féminines.

Qu’est-ce qui vous a poussée à passer de la presse écrite à la création littéraire ?
À vrai dire, la presse écrite n’était pas un choix délibéré, mais un accident de parcours. J’étais plongée dans ma thèse de médecine lorsque l’occasion de travailler dans un journal s’est présentée. J’ai accepté en me disant que cela me rapprocherait de l’écriture, qui avait toujours été mon véritable désir. Et puis j’ai découvert un métier étonnamment riche, au point d’en oublier ma thèse ! Mais même au cœur du journalisme, quelque chose en moi restait attaché à la littérature : l’envie d’aller plus loin que le fait brut, d’explorer la sensibilité et l’intériorité dont le reportage se soucie peu ou pas du tout.

Comment choisissez-vous les thématiques que vous décidez de traiter en littérature ?

Je ne choisis pas vraiment. Comme beaucoup d’auteurs, je me laisse porter par des sujets, des causes, des préoccupations qui me touchent. J’aurais du mal à écrire sur un thème simplement parce qu’il est dans l’air du temps. Lorsque j’ai créé le webzine féminin Qandisha, j’ai été confrontée à une multitude de récits et de réalités féminines qui m’ont profondément bouleversée : les obstacles à l’émancipation, les difficultés juridiques, les violences invisibles, mais aussi les transmissions transgénérationnelles qui perpétuent certains schémas patriarcaux. Tout cela a nourri mon envie d’explorer des zones à peine éclairées. La pièce de théâtre déconstruit le lien mère-fille afin de l’assainir des vestiges du patriarcat, et le roman graphique pointe la détresse des femmes face à l’impossibilité d’interrompre une grossesse non désirée.

La voix des femmes est très présente dans votre écriture. Comment la travaillez-vous et quelles intentions vous guident ?

Ces voix s’imposent d’elles-mêmes, à vrai dire. Dès que je tiens mon sujet, elles commencent à se manifester, parfois avec fracas. Quelque part, je ne fais que les écouter. Elles s’inspirent des femmes que j’ai croisées, de celles que j’ai lues, et de celles dont les silences avouent tout sans mot dire. Elles ont leurs contradictions, leurs forces, leurs vulnérabilités. Je cherche à me mettre à leur place et à restituer ce qu’elles pourraient dire, penser ou exprimer, en évitant de les figer dans un cliché. Mon intention est simple : leur offrir un espace d’expression, surtout lorsqu’elles sont différentes de moi.

Quel rôle la littérature peut-elle jouer dans l’émancipation ou la réflexion de la société marocaine contemporaine ?

La littérature ne va pas changer le monde. Mais elle peut contribuer à révéler une personne à elle-même, et c’est déjà extraordinaire. On est loin du schéma rêvé où un ouvrage bouleverse soudain les perspectives, mais si, dans un cercle intime comme dans un espace plus large, un livre pose une question, dérange ou ouvre une nouvelle voie, un décalage peut s’opérer, dans les trajectoires comme dans les mentalités. Et puis, dans un contexte mondial où le discours direct bute souvent contre des résistances idéologiques, la fiction peut « inoculer » des idées et des émotions, sans prétention et avec bienveillance.

Comment s’organise votre processus d’écriture lorsque vous commencez un nouveau projet ?

Au début, il y a toujours soit un feeling du moment, soit une rencontre qui m’ébranle, soit un événement qui laisse une trace. Ensuite, je note : des idées, des impressions, des morceaux de scènes, parfois même des bouts de dialogues. Je laisse tout cela s’accumuler jusqu’à ce que la direction générale devienne claire. C’est seulement à ce moment-là que je commence à rédiger, autrement mon trouble de déficit de l’attention me condamnerait à abandonner. Mais je m’autorise toujours la possibilité de bifurquer. Si un texte veut aller ailleurs, je lui laisse cette liberté et je le suis.

Quelle lecture conseilleriez-vous à une jeune personne souhaitant découvrir la littérature marocaine contemporaine ?

Je lui conseillerais d’abord de se poser une question essentielle : À quoi bon écrire ? Le monde déborde déjà de romans, de poèmes, d’essais sur à peu près tous les sujets imaginables. Si la réponse, au fond, est de flatter son ego, alors je n’ai aucun conseil à donner. Mais si elle sent que, par son expérience de vie, par son regard singulier ou par ce désir intime de réparer une part du monde, elle souhaite ajouter sa propre brique à l’édifice, alors je lui dirais ceci : sois la plus proche de toi-même. Explore tes zones d’inconfort. Libère-toi de la honte. C’est seulement en osant aller là où ça tremble que l’on peut toucher réellement les autres.

Propos recueillis par : Soufia Khabbouch

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Accord entre la plateforme de musique IA Suno et Warner pour rémunérer les artistes https://lnt.ma/accord-entre-la-plateforme-de-musique-ia-suno-et-warner-pour-remunerer-les-artistes/ Wed, 26 Nov 2025 12:22:03 +0000 https://lnt.ma/?p=538204 La plateforme américaine de musique générée par intelligence artificielle (IA) Suno a conclu un accord avec Warner Music Group (WMG) pour rémunérer les artistes dont les œuvres seront utilisées dans la création de nouveaux morceaux. L’annonce met également fin au contentieux judiciaire opposant les deux sociétés, Warner accusant Suno d’avoir exploité ses catalogues sans autorisation […]

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La plateforme américaine de musique générée par intelligence artificielle (IA) Suno a conclu un accord avec Warner Music Group (WMG) pour rémunérer les artistes dont les œuvres seront utilisées dans la création de nouveaux morceaux. L’annonce met également fin au contentieux judiciaire opposant les deux sociétés, Warner accusant Suno d’avoir exploité ses catalogues sans autorisation ni compensation financière.

L’accord s’inscrit dans un mouvement plus large qui voit les maisons de disques et les plateformes de musique IA définir de nouveaux modèles économiques intégrant musiciens, chanteurs et ayants droit. Suno s’engage à remplacer en 2026 ses modèles d’IA actuels par des versions conformes à l’accord de licence, et offrira aux artistes la possibilité de contrôler l’usage de leur musique, de leur nom, de leur image et de leur voix.

« C’est une victoire pour la communauté des créateurs, qui va bénéficier à tous », a souligné Robert Kyncl, patron de Warner Music Group. Selon lui, l’accord permet de « définir des modèles qui augmentent les revenus et offrent aux fans de nouvelles interactions ».

Suno, qui connaît une croissance rapide, a atteint fin octobre 150 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel et a levé mi-novembre 250 millions de dollars auprès d’investisseurs, dont Nvidia, valorisant la start-up à 2,45 milliards de dollars.

Le partenariat prévoit également l’acquisition par Suno de Songkick, le site de référence pour les concerts à venir, jusqu’ici filiale de Warner.

LNT avec AFP 

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Violence à l’égard des femmes : Un cadre législatif est « une priorité nationale » https://lnt.ma/lelaboration-dun-cadre-legislatif-pour-lutter-contre-toutes-les-formes-de-discrimination-et-de-violence-a-legard-des-femmes-est-une-priorite-nationale/ Wed, 26 Nov 2025 12:02:43 +0000 https://lnt.ma/?p=538201 L’élaboration d’un cadre législatif complet pour protéger les femmes contre la violence et la discrimination constitue une « priorité nationale », a affirmé mardi à Rabat la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naima Ben Yahya. La déclaration a été faite à l’occasion du lancement de la 23e Campagne nationale contre les […]

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L’élaboration d’un cadre législatif complet pour protéger les femmes contre la violence et la discrimination constitue une « priorité nationale », a affirmé mardi à Rabat la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naima Ben Yahya.

La déclaration a été faite à l’occasion du lancement de la 23e Campagne nationale contre les violences faites aux femmes, organisée par le ministère avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) au Maroc. Mme Ben Yahya a insisté sur le rôle de l’ensemble des acteurs nationaux et locaux dans cette démarche et sur l’importance des lois comme reflet des valeurs de la société et outil de protection des citoyens.

« Cette campagne témoigne de l’engagement profond de toutes les parties prenantes à consolider l’égalité et à promouvoir les droits des femmes, conformément aux Hautes Directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI », a ajouté la ministre, rappelant les progrès réalisés par le Royaume en matière de droits humains, de protection sociale et de réformes institutionnelles.

Dans le cadre de cette initiative, le ministère a annoncé la création d’une unité centrale dédiée au soutien des femmes victimes de violence et le lancement de la plateforme numérique Aman Laki, accessible via le site web et l’application mobile du ministère. Par ailleurs, une révision de la loi N° 103.13 sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes est en cours pour mieux répondre aux contraintes observées sur le terrain.

Le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hjira, a souligné que la lutte contre la violence passe également par l’autonomisation économique des femmes. Un accord-cadre signé à cette occasion permettra aux coopératives féminines et aux petites entreprises dirigées par des femmes d’accéder aux marchés internationaux et de renforcer leurs capacités d’exportation.

De son côté, le secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Lahcen Saadi, a rappelé les réformes profondes menées au Maroc pour améliorer la condition des femmes et intégrer leur rôle dans l’économie sociale et solidaire.

Pour sa part, la représentante de l’UNFPA au Maroc, Marielle Sander, a salué l’importance de renforcer un cadre législatif protecteur et cohérent, conforme aux engagements internationaux du Royaume, et a réaffirmé le soutien de son institution aux réformes en cours.

La campagne, qui se déroule du 25 novembre au 10 décembre, a été marquée par la diffusion de vidéos de sensibilisation et par la signature d’un accord de partenariat entre plusieurs ministères et la Fondation Maison de l’Artisan. Elle vise à identifier les dispositions discriminatoires existantes, favoriser un débat public participatif et proposer des recommandations pour une législation équitable, respectueuse des droits et de l’égalité des sexes.

LNT avec MAP

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Etats-Unis: la démission d’une Trumpiste historique expose les fractures des Républicains https://lnt.ma/etats-unis-la-demission-dune-trumpiste-historique-expose-les-fractures-des-republicains/ Wed, 26 Nov 2025 11:44:24 +0000 https://lnt.ma/?p=538195 La démission surprise de Marjorie Taylor Greene, députée républicaine ultra-conservatrice et figure historique de l’aile trumpiste, met en lumière les tensions internes du Parti républicain, à un an des élections de mi-mandat. Vendredi, Greene a annoncé son départ du Congrès, accompagnant l’annonce d’attaques virulentes contre Donald Trump et les dirigeants républicains, qu’elle accuse de trahir […]

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La démission surprise de Marjorie Taylor Greene, députée républicaine ultra-conservatrice et figure historique de l’aile trumpiste, met en lumière les tensions internes du Parti républicain, à un an des élections de mi-mandat.

Vendredi, Greene a annoncé son départ du Congrès, accompagnant l’annonce d’attaques virulentes contre Donald Trump et les dirigeants républicains, qu’elle accuse de trahir la base électorale du parti. En réponse, le milliardaire et ex-président a publiquement renié la députée de Géorgie, isolée au sein d’un parti qu’il contrôle fermement.

Ce départ alimente les spéculations sur de possibles démissions supplémentaires au sein de la majorité républicaine, déjà très mince à la Chambre des représentants. « La lune de miel est finie », note Andrew Koneschusky, ancien conseiller parlementaire démocrate, soulignant un mécontentement multiple parmi les élus : crise du coût de la vie, concentration du pouvoir exécutif, affaiblissement du Congrès ou encore affaires judiciaires sensibles.

Dans son communiqué de quatre pages, Greene dénonce un « complexe politico-industriel » servant les élites plutôt que les électeurs et critique le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, pour ses priorités législatives jugées superficielles. Sa colère fait écho à celle d’autres élus, comme Victoria Spartz (Indiana), qui comprenne sa décision de quitter une institution « qui a trahi le peuple américain ».

À un an des élections, 41 députés ont déjà annoncé qu’ils ne se représenteraient pas, un chiffre exceptionnel. Selon Punchbowl News, ce nombre pourrait encore augmenter, menaçant la majorité républicaine. Greene évoque également le climat de violence politique, renforcé par l’assassinat du militant ultra-conservateur Charlie Kirk en septembre.

L’étude du Bipartisan Policy Center montre que le rôle du Congrès comme garde-fou de l’exécutif s’est érodé, notamment depuis le retour au pouvoir de Trump, qui privilégie les décrets aux projets de loi. « Les républicains n’ont aujourd’hui que deux options : accepter ou se retirer », note Koneschusky.

Les divergences concernent aussi la politique étrangère, avec des critiques sur le plan de règlement de la guerre en Ukraine, perçu par certains élus comme trop conciliant envers Moscou. Le sénateur Mitch McConnell a estimé que Trump avait été manipulé par Poutine et appelé à changer de conseillers pour garantir une paix véritable.

LNT avec AFP 

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Le président taïwanais veut une armée prête face à la Chine d’ici 2027 https://lnt.ma/le-president-taiwanais-veut-une-armee-prete-face-a-la-chine-dici-2027/ Wed, 26 Nov 2025 11:37:04 +0000 https://lnt.ma/?p=538191 Le président taïwanais, Lai Ching-te, a annoncé mercredi son objectif de disposer d’une armée pleinement préparée d’ici 2027 pour faire face aux menaces d’invasion chinoise, tout en proposant d’importantes dépenses supplémentaires pour la défense de l’île. Dans un contexte de tensions croissantes avec Pékin, qui revendique Taïwan et n’écarte pas le recours à la force, […]

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Le président taïwanais, Lai Ching-te, a annoncé mercredi son objectif de disposer d’une armée pleinement préparée d’ici 2027 pour faire face aux menaces d’invasion chinoise, tout en proposant d’importantes dépenses supplémentaires pour la défense de l’île.

Dans un contexte de tensions croissantes avec Pékin, qui revendique Taïwan et n’écarte pas le recours à la force, M. Lai a indiqué que son gouvernement envisageait de mobiliser 40 milliards de dollars (34,5 milliards d’euros) sur plusieurs années pour renforcer les capacités militaires de l’île. L’annonce a été faite dans un éditorial publié mardi dans le Washington Post et confirmée lors d’une conférence de presse à Taipei.

« Nous cherchons à renforcer la dissuasion en augmentant les coûts et les incertitudes pour Pékin », a souligné le président, ajoutant que l’objectif était d’atteindre « un haut niveau de préparation des forces interarmées pour dissuader efficacement les menaces ».

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un plan visant à porter les dépenses de défense à plus de 3 % du PIB dès 2026, et jusqu’à 5 % à l’horizon 2030, conformément aux pressions des États-Unis, principal allié et fournisseur d’armes de Taïwan. Le plan inclut notamment le développement du « T-Dome », un système de défense antiaérienne multiple, destiné à rendre l’île « imprenable » grâce à l’innovation et à la technologie.

La diplomatie chinoise a réagi immédiatement, affirmant que « les tentatives de Taïwan de résister à l’unification et de rechercher l’indépendance par des moyens militaires ne réussiront jamais ». Du côté interne, l’opposition menée par le Kuomintang, favorable à un rapprochement avec Pékin, pourrait compliquer l’adoption du budget, la présidente Cheng Li-wun dénonçant des dépenses excessives et risquant de transformer la région en « poudrière ».

Les États-Unis ont exhorté les forces politiques taïwanaises à s’accorder sur le renforcement de la défense de l’île. Pour Raymond Greene, directeur de l’Institut américain de Taïwan, « accroître les capacités de défense de Taïwan est un prérequis pour préserver la démocratie et maintenir le soutien international ».

La situation s’inscrit également dans un contexte régional tendu, marqué par des mises en garde de Tokyo, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi estimant que des opérations armées contre Taïwan pourraient justifier l’intervention militaire de son pays, ce que Pékin a qualifié de provocation.

LNT avec AFP 

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Dette américaine, boom de l’IA : les risques pour la stabilité financière demeurent élevés, selon la BCE https://lnt.ma/dette-americaine-boom-de-lia-les-risques-pour-la-stabilite-financiere-demeurent-eleves-selon-la-bce/ Wed, 26 Nov 2025 11:23:58 +0000 https://lnt.ma/?p=538188  Les déficits publics américains et l’essor rapide de l’intelligence artificielle constituent des facteurs de risque importants pour la stabilité financière en zone euro, avertit mercredi la Banque centrale européenne (BCE) dans son rapport semestriel. Selon l’institution monétaire, les États-Unis affichent des « déficits budgétaires durablement élevés » qu’il faut financer, alors même que les taux d’intérêt d’emprunt […]

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 Les déficits publics américains et l’essor rapide de l’intelligence artificielle constituent des facteurs de risque importants pour la stabilité financière en zone euro, avertit mercredi la Banque centrale européenne (BCE) dans son rapport semestriel.

Selon l’institution monétaire, les États-Unis affichent des « déficits budgétaires durablement élevés » qu’il faut financer, alors même que les taux d’intérêt d’emprunt restent élevés. Cette situation alimente les inquiétudes sur la capacité du pays à rembourser sa dette à long terme.

« Combinées aux inquiétudes du marché concernant l’indépendance des banques centrales, ces évolutions ont affaibli le rôle de valeur refuge des bons du Trésor américain et du dollar », souligne la BCE. Or, un dollar plus faible peut renforcer les effets des droits de douane américains sur les exportateurs européens, en réduisant la compétitivité de leurs produits.

La BCE note que les marchés financiers mondiaux, fortement influencés par l’économie américaine, pourraient être perturbés, mettant en danger la stabilité financière européenne. Ces tensions pourraient se traduire par « des fluctuations désordonnées des devises, des effets négatifs sur la compétitivité commerciale et des variations des coûts de financement pour les États, les entreprises et les banques ».

Le vice-président de la BCE, Luis de Guindos, a rappelé que les marchés avaient déjà été secoués en avril dernier lors du lancement de la guerre commerciale américaine, obligeant à réévaluer le profil de risque des actifs américains. Depuis, le risque d’un conflit commercial majeur semble écarté, mais la BCE souligne que les annonces et revirements liés aux droits de douane restent « une constante du paysage mondial ».

L’institution met également en garde contre l’euphorie entourant l’intelligence artificielle, qui a conduit à des valorisations élevées dans le secteur technologique américain. Selon M. de Guindos, les marchés anticipent un scénario optimiste dans lequel l’IA serait pleinement adoptée et intégrée, mais « la tâche de la banque centrale est d’identifier les faiblesses possibles si ce scénario ne se réalise pas ou s’il y a un accident ».

La BCE se veut toutefois rassurante, précisant que la situation actuelle n’est pas comparable à la bulle Internet du début des années 2000, lorsque de nombreuses start-ups technologiques et sites web avaient atteint des capitalisations boursières astronomiques sans modèle économique viable, avant de s’effondrer.

LNT avec AFP

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Le Groupe Azura distingué par le Trophée Climat 2025 et le « Morocco Sustain Food Standard » https://lnt.ma/le-groupe-azura-distingue-par-le-trophee-climat-2025-et-le-morocco-sustain-food-standard/ Wed, 26 Nov 2025 09:49:25 +0000 https://lnt.ma/?p=538176 Le Groupe Azura a été doublement récompensé mardi à Agadir pour son engagement en faveur du développement durable. L’entreprise a remporté le Trophée Climat 2025, catégorie Agriculture, décerné par le Ministère de la Transition énergétique, la Wilaya, la Région Souss-Massa et la CGEM locale. Cette distinction salue l’impact environnemental mesurable des actions menées par le […]

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Le Groupe Azura a été doublement récompensé mardi à Agadir pour son engagement en faveur du développement durable. L’entreprise a remporté le Trophée Climat 2025, catégorie Agriculture, décerné par le Ministère de la Transition énergétique, la Wilaya, la Région Souss-Massa et la CGEM locale. Cette distinction salue l’impact environnemental mesurable des actions menées par le groupe.

Azura a également obtenu le « Morocco Sustain Food Standard » niveau 3, le plus élevé, développé par la FAO, la BERD et Morocco Foodex, et remis par le ministre de l’Agriculture. Ce label distingue les pratiques durables mises en œuvre sur les sites d’Agadir et de Dakhla, notamment en matière d’optimisation des ressources et d’agriculture innovante.

Depuis plus de trois décennies, le Groupe Azura déploie une stratégie axée sur la réduction de son empreinte écologique. Il agit sur les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’eau, la gestion des déchets et la protection de la biodiversité. Engagé dans la démarche Science-Based Targets depuis 2022, il s’aligne sur les objectifs de l’Accord de Paris.

Azura mise sur des serres non chauffées, l’utilisation d’eau de mer dessalée et l’irrigation de précision, des initiatives qui lui ont valu la certification AWS, une première au Maroc.

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Lancement d’ASKI : nouvelle collaboration entre Ali Kanane et Mr. ID https://lnt.ma/lancement-daski-nouvelle-collaboration-entre-ali-kanane-et-mr-id/ Wed, 26 Nov 2025 09:20:46 +0000 https://lnt.ma/?p=538173 Après le succès international de Roots, le producteur marocain Mr. ID et l’artiste visuel Ali Kanane renouvellent leur collaboration avec ASKI – Volume 1, un projet musical et visuel ambitieux qui se veut réinventer l’héritage sonore du Sud marocain. L’album, disponible depuis novembre 2025 sur Spotify, propose 10 titres où rythmes traditionnels, voix et gestes […]

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Après le succès international de Roots, le producteur marocain Mr. ID et l’artiste visuel Ali Kanane renouvellent leur collaboration avec ASKI – Volume 1, un projet musical et visuel ambitieux qui se veut réinventer l’héritage sonore du Sud marocain. L’album, disponible depuis novembre 2025 sur Spotify, propose 10 titres où rythmes traditionnels, voix et gestes ancestraux rencontrent une écriture électronique contemporaine, offrant une lecture moderne et immersive des musiques amazighes, gnawa, sahariennes et hassanies.

Ali Kanane signe l’identité visuelle d’ASKI, développant un univers graphique inspiré du désert, des couleurs minérales et des symboles rituels. Le visuel principal met en scène Mr. ID marchant dans un désert incandescent, tenant un sablier-talisman, symbole de la transmission du son à travers le temps et de la transformation des musiques ancestrales en matière électronique.

« ASKI est un appel vers nos racines, un voyage sonore qui relie le Sud marocain à une écriture contemporaine », explique Mr. ID. De son côté, Ali Kanane souligne : « Mon défi était de traduire ce voyage en images et de capturer une expérience qui traverse le temps. » Ensemble, ils créent une véritable mythologie visuelle et sonore, un pont entre héritage marocain et création moderne, consolidant la place du Maroc sur la scène musicale et artistique internationale.

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Al Barid Bank, Barid Cash et Taptap Send facilitent les transferts d’argent vers le Maroc https://lnt.ma/al-barid-bank-barid-cash-et-taptap-send-facilitent-les-transferts-dargent-vers-le-maroc/ Tue, 25 Nov 2025 15:42:31 +0000 https://lnt.ma/?p=538121 Al Barid Bank et sa filiale Barid Cash ont conclu un partenariat stratégique avec la fintech internationale Taptap Send pour simplifier les transferts d’argent à destination du Maroc. Les Marocains résidant en Europe, en Amérique du Nord, en Australie, au Royaume-Uni et aux Émirats arabes unis peuvent désormais envoyer des fonds via l’application Taptap Send, […]

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Al Barid Bank et sa filiale Barid Cash ont conclu un partenariat stratégique avec la fintech internationale Taptap Send pour simplifier les transferts d’argent à destination du Maroc. Les Marocains résidant en Europe, en Amérique du Nord, en Australie, au Royaume-Uni et aux Émirats arabes unis peuvent désormais envoyer des fonds via l’application Taptap Send, avec une réception en temps réel dans le réseau d’Al Barid Bank et de Barid Cash, sans frais à la réception.

Les bénéficiaires peuvent retirer l’argent dans près de 3.500 agences réparties sur tout le territoire, y compris en zones rurales. Barid Cash propose également des horaires élargis, six jours sur sept, pour répondre aux besoins du public.

Cette collaboration vise à offrir une solution rapide, simple et accessible aux Marocains du Monde, tout en renforçant l’engagement d’Al Barid Bank et de Barid Cash en matière d’inclusion financière et de proximité territoriale.

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La CGEM attribue son Label RSE à CGI et S2M, et renouvelle celui de LEYTON https://lnt.ma/la-cgem-attribue-son-label-rse-a-cgi-et-s2m-et-renouvelle-celui-de-leyton/ Tue, 25 Nov 2025 15:42:29 +0000 https://lnt.ma/?p=538131 La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a annoncé l’attribution de son Label Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) à la Compagnie Générale Immobilière (CGI) et à S2M, à l’issue de la dernière réunion de son Comité d’attribution. L’entreprise LEYTON s’est également vue renouveler cette distinction, confirmant la continuité de son engagement en matière de […]

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La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a annoncé l’attribution de son Label Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) à la Compagnie Générale Immobilière (CGI) et à S2M, à l’issue de la dernière réunion de son Comité d’attribution. L’entreprise LEYTON s’est également vue renouveler cette distinction, confirmant la continuité de son engagement en matière de pratiques responsables.

Cette reconnaissance souligne les efforts de ces entreprises pour structurer leur démarche RSE et intégrer durablement les attentes de leurs parties prenantes, qu’elles soient internes ou externes. Elle marque aussi une étape supplémentaire dans leur volonté de renforcer leurs actions en lien avec les enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

Le Label RSE de la CGEM, considéré comme une référence nationale en matière de responsabilité sociétale, encourage les entreprises à adopter une approche globale et durable de leur gestion. Il est attribué pour une durée de trois ans par la Présidence de la Confédération, sur recommandation d’un Comité d’attribution, après une évaluation approfondie menée par un organisme tiers indépendant accrédité.

Le renouvellement du label s’effectue dans les mêmes conditions, avec un niveau d’exigence renforcé afin d’assurer une progression continue des performances RSE des entreprises labellisées.

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Le Maroc accueille les réunions OCDE pour les fruits et légumes et lance le Label Morocco Sustain Food Standard https://lnt.ma/le-maroc-accueille-les-reunions-ocde-pour-les-fruits-et-legumes-et-lance-le-label-morocco-sustain-food-standard/ Tue, 25 Nov 2025 15:42:28 +0000 https://lnt.ma/?p=538143 Agadir accueille du 24 au 28 novembre 2025 un événement inédit en Afrique consacré à la conformité et à l’excellence des produits agricoles. Le Maroc organise simultanément la 19ᵉ Réunion des Chefs des Services Nationaux d’Inspection de l’OCDE, les Ateliers d’Harmonisation des Contrôles de Conformité et la 84ᵉ Réunion Plénière du Régime OCDE pour les […]

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Agadir accueille du 24 au 28 novembre 2025 un événement inédit en Afrique consacré à la conformité et à l’excellence des produits agricoles. Le Maroc organise simultanément la 19ᵉ Réunion des Chefs des Services Nationaux d’Inspection de l’OCDE, les Ateliers d’Harmonisation des Contrôles de Conformité et la 84ᵉ Réunion Plénière du Régime OCDE pour les fruits et légumes. Ces rencontres rassemblent des représentants de plus de 20 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, ainsi que plusieurs pays africains et d’Amérique du Sud, accompagnés d’institutions européennes, régionales et internationales.

La séance inaugurale, présidée par le ministre marocain de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a souligné « l’excellence du partenariat avec l’OCDE » et les avancées du Maroc en matière de durabilité, de qualité des produits et de compétitivité agricole. Le ministre a rappelé la volonté du Royaume de promouvoir un modèle agricole fondé sur la coopération, la transparence et la durabilité pour un « avenir alimentaire plus sûr et équitable ».

Parallèlement, le Maroc a lancé officiellement le Label Morocco Sustain Food Standard (MSFS), développé par Morocco Foodex en partenariat avec la FAO et cofinancé par la BERD et l’Union européenne. Ce référentiel national de durabilité couvre la gouvernance, la conformité réglementaire, la responsabilité sociale et la performance environnementale à travers trois niveaux de certification : Engagement, Maîtrise et Excellence. Une cérémonie a récompensé 22 entreprises pilotes issues des filières agrumes, primeurs, produits transformés et pêche.

Des ateliers d’harmonisation et des sessions dédiées à l’Afrique ont permis de renforcer la conformité des pratiques avec les standards internationaux et de valoriser l’excellence du « Made in Morocco », en particulier sur les marchés européens soumis aux exigences du Green Deal. À travers cette initiative, le Maroc affirme son rôle de leader africain et son engagement à garantir la qualité et la conformité de ses produits agricoles à l’échelle mondiale.

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Xi évoque la question de Taïwan lors d’un entretien téléphonique avec Trump https://lnt.ma/xi-evoque-la-question-de-taiwan-lors-dun-entretien-telephonique-avec-trump/ Tue, 25 Nov 2025 15:11:32 +0000 https://lnt.ma/?p=538148 Le président chinois Xi Jinping a abordé la question de Taïwan lundi lors d’un entretien téléphonique avec son homologue américain Donald Trump, affirmant que le « retour » de l’île sous pavillon chinois constitue un enjeu majeur pour l’ordre international, selon l’agence Chine nouvelle. Pékin revendique Taïwan et n’exclut pas l’option militaire, soumettant l’île à […]

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Le président chinois Xi Jinping a abordé la question de Taïwan lundi lors d’un entretien téléphonique avec son homologue américain Donald Trump, affirmant que le « retour » de l’île sous pavillon chinois constitue un enjeu majeur pour l’ordre international, selon l’agence Chine nouvelle. Pékin revendique Taïwan et n’exclut pas l’option militaire, soumettant l’île à une forte pression diplomatique, économique et militaire.

Lors de cet échange, M. Xi a souligné l’importance de « maintenir l’élan » dans les relations sino-américaines après leur rencontre d’octobre en Corée du Sud, visant à apaiser la guerre commerciale entre les deux pays. Il a également affirmé que « préserver ensemble la victoire de la Deuxième Guerre mondiale » justifiait de ne pas remettre en cause la souveraineté de la Chine sur Taïwan.

Donald Trump a pour sa part qualifié les relations avec Pékin d’« extrêmement solides » dans un message sur son réseau Truth Social, sans évoquer la question taïwanaise. De son côté, le Premier ministre taïwanais Cho Jung-tai a réaffirmé que Taïwan « est un État pleinement souverain » et que « le retour à la Chine n’est pas une option ».

Dans le même temps, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a indiqué avoir discuté avec Donald Trump de l’entretien avec Xi Jinping, évoquant la nécessité de renforcer l’alliance nippo-américaine face aux enjeux de la région Indo-Pacifique. Pékin considère ces prises de position comme provocatrices.

Cet entretien intervient dans un contexte de relations sino-américaines globalement stables depuis la rencontre de Busan en octobre, avec des accords commerciaux partiels sur les droits de douane et les exportations de terres rares, malgré les tensions autour de Taïwan et des enjeux géopolitiques dans la région.

LNT avec AFP 

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Véhicules électriques : Volkswagen maîtrise désormais toute la chaîne de production en Chine https://lnt.ma/vehicules-electriques-volkswagen-maitrise-desormais-toute-la-chaine-de-production-en-chine/ Tue, 25 Nov 2025 15:07:51 +0000 https://lnt.ma/?p=538146 Volkswagen a annoncé mardi qu’il était désormais capable de construire entièrement ses véhicules électriques depuis ses sites chinois, une étape clé pour réduire ses coûts et renforcer sa compétitivité sur le plus grand marché automobile mondial. Le groupe allemand a élargi les capacités de son centre de production et d’innovation de Hefei, dans l’est de […]

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Volkswagen a annoncé mardi qu’il était désormais capable de construire entièrement ses véhicules électriques depuis ses sites chinois, une étape clé pour réduire ses coûts et renforcer sa compétitivité sur le plus grand marché automobile mondial.

Le groupe allemand a élargi les capacités de son centre de production et d’innovation de Hefei, dans l’est de la Chine, où il peut désormais « développer, tester et fabriquer localement la prochaine génération de véhicules intelligents et connectés », a indiqué le président du directoire Oliver Blume. Cette autonomie locale permet, selon Volkswagen, de réduire jusqu’à 50% les coûts de certains nouveaux modèles par rapport aux coûts en Europe, grâce aux fournisseurs locaux et aux infrastructures chinoises, tout en accélérant de 30% le temps de développement.

C’est la première fois que Volkswagen peut produire des véhicules entièrement en dehors de l’Allemagne. L’objectif affiché est de consolider sa position sur le marché chinois, en proie à une concurrence intense, notamment dans le segment électrique où le constructeur BYD domine. Au cours des neuf premiers mois de 2025, le groupe a vendu environ 28% de sa production de voitures en Chine, en hausse de 8,5% sur un an.

Volkswagen envisage également d’exporter ces véhicules produits localement vers des marchés en forte croissance, notamment en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient et, à terme, en Amérique du Sud. Cette stratégie « En Chine, pour la Chine » intervient alors que le groupe traverse une période difficile en Europe, avec une perte nette de 1,07 milliard d’euros au troisième trimestre et un plan d’économies de 6 milliards d’euros comprenant des suppressions d’emplois en Allemagne.

LNT avec AFP 

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Le Pakistan dément avoir frappé l’Afghanistan, après des raids ayant fait 10 morts https://lnt.ma/le-pakistan-dement-avoir-frappe-lafghanistan-apres-des-raids-ayant-fait-10-morts/ Tue, 25 Nov 2025 14:48:45 +0000 https://lnt.ma/?p=538140 Le Pakistan a formellement démenti mardi avoir mené des frappes sur le territoire afghan, où le gouvernement taliban l’accuse d’avoir tué dix civils, dont neuf enfants, dans des raids nocturnes sur trois régions frontalières. Le lieutenant-général Ahmed Chaudhry a affirmé sur la chaîne d’État pakistanaise PTV que l’armée « n’attaque pas les civils » et […]

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Le Pakistan a formellement démenti mardi avoir mené des frappes sur le territoire afghan, où le gouvernement taliban l’accuse d’avoir tué dix civils, dont neuf enfants, dans des raids nocturnes sur trois régions frontalières. Le lieutenant-général Ahmed Chaudhry a affirmé sur la chaîne d’État pakistanaise PTV que l’armée « n’attaque pas les civils » et que toute opération militaire menée par Islamabad est toujours assumée.

Selon Kaboul, les frappes ont touché notamment la région de Khost, où des drones et des avions auraient bombardé des habitations civiles. Les funérailles des victimes ont rassemblé plusieurs centaines de personnes, et le porte-parole taliban Zabihullah Mujahid a averti que le gouvernement afghan « répondra de manière appropriée en temps voulu ». Des raids auraient également touché les provinces de Kunar et Paktika, faisant plusieurs blessés.

Ces incidents interviennent au lendemain d’un attentat-suicide contre un QG des forces pakistanaises dans une province frontalière. Islamabad accuse Kaboul d’être impliqué, tandis que Kaboul rejette toute responsabilité et dénonce le soutien présumé du Pakistan à des groupes armés hostiles à l’Afghanistan. Les tensions bilatérales ont déjà culminé en octobre avec un affrontement faisant une soixantaine de morts, malgré plusieurs cycles de négociations et une trêve fragile négociée avec la médiation du Qatar et de la Turquie.

Le contexte se complique également avec le rapprochement de Kaboul avec l’Inde, en réponse à la fermeture prolongée de la frontière avec le Pakistan et à la baisse des échanges commerciaux bilatéraux.

LNT avec AFP 

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Le plan de Trump pour l’Ukraine relance le débat sur les avoirs russes en Europe https://lnt.ma/le-plan-de-trump-pour-lukraine-relance-le-debat-sur-les-avoirs-russes-en-europe/ Tue, 25 Nov 2025 14:39:27 +0000 https://lnt.ma/?p=538135 La présentation d’un plan en 28 points par l’administration Trump pour mettre fin à la guerre en Ukraine a provoqué un vif malaise au sein des capitales européennes. Jugée très favorable à Moscou, la proposition américaine remet au premier plan un dossier particulièrement sensible : l’utilisation des avoirs russes gelés dans l’Union européenne, considérés comme […]

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La présentation d’un plan en 28 points par l’administration Trump pour mettre fin à la guerre en Ukraine a provoqué un vif malaise au sein des capitales européennes. Jugée très favorable à Moscou, la proposition américaine remet au premier plan un dossier particulièrement sensible : l’utilisation des avoirs russes gelés dans l’Union européenne, considérés comme un levier essentiel pour soutenir Kiev.

Le point 14 du plan Trump, consacré à la redistribution de ces actifs, inquiète particulièrement les Européens. Environ 210 milliards d’euros appartenant à la Banque centrale russe sont actuellement immobilisés dans l’UE, à la suite des sanctions imposées après l’invasion de l’Ukraine en 2022. Washington propose d’en transférer une partie aux États-Unis et au Kremlin pour financer divers projets, un scénario jugé inacceptable par une majorité de dirigeants européens. « C’est aux Européens de décider » de l’usage de ces fonds, a rappelé Emmanuel Macron.

Cette pression américaine intervient alors que les Vingt-Sept débattent déjà de la manière de mobiliser ces avoirs pour financer l’aide à l’Ukraine au cours des deux prochaines années. Plusieurs pays – dont l’Allemagne, la Pologne, les États baltes ou encore les Pays-Bas – militent pour utiliser ces immobilisations afin de soulager leurs finances nationales fragilisées. Mais le dossier se heurte à une résistance ferme de la Belgique, qui abrite la plus grande partie de ces actifs et redoute des risques juridiques et d’éventuelles représailles russes.

Malgré les efforts diplomatiques en cours, Bruxelles maintient pour l’heure sa position. Les Européens disposent désormais de trois semaines pour tenter de convaincre la Belgique ou trouver une alternative de financement avant un sommet crucial prévu à la mi-décembre.

LNT avec AFP 

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Studio des Arts Vivants de Casablanca : un spectacle familial dédié à l’univers de Noël le 7 décembre https://lnt.ma/studio-des-arts-vivants-de-casablanca-un-spectacle-familial-dedie-a-lunivers-de-noel-le-7-decembre/ Mon, 24 Nov 2025 16:07:35 +0000 https://lnt.ma/?p=538042 La production Tendansia programmera, le 7 décembre 2025, le spectacle musical « Santa Claus, le Lutin et le Bonhomme de Neige » au Studio des Arts Vivants de Casablanca. Destinée au jeune public dès 4 ans, cette création propose une immersion dans l’univers du Père Noël à travers une mise en scène mêlant comédie, musique […]

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La production Tendansia programmera, le 7 décembre 2025, le spectacle musical « Santa Claus, le Lutin et le Bonhomme de Neige » au Studio des Arts Vivants de Casablanca. Destinée au jeune public dès 4 ans, cette création propose une immersion dans l’univers du Père Noël à travers une mise en scène mêlant comédie, musique en direct, chorégraphies et projections visuelles.

D’une durée de 1h15, le spectacle s’appuie également sur divers effets spéciaux — fumée, serpentins, ballons géants — pour renforcer l’interactivité avec la salle. Déjà présenté en France et au Maroc, il a réuni plus de 100 000 spectateurs depuis son lancement, selon l’organisateur.

Trois représentations sont prévues dans la journée : 11h00, 15h00 et 17h30. Les tarifs varient entre 150 DH et 350 DH selon le placement. Les billets sont disponibles sur la plateforme guichet.com.

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Carrefour du Manager 2025 : l’ISCAE et la CFCIM tournés vers les compétences de demain https://lnt.ma/carrefour-du-manager-2025-liscae-et-la-cfcim-tournes-vers-les-competences-de-demain/ Mon, 24 Nov 2025 16:05:15 +0000 https://lnt.ma/?p=538091 Le Groupe ISCAE organise, en partenariat avec la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM), la 41ᵉ édition du Carrefour du Manager, prévue les 25 et 26 novembre 2025 sur son campus de Casablanca. Placé sous le thème « 2030, un chantier en marche : quels métiers et compétences pour le Maroc ? […]

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Le Groupe ISCAE organise, en partenariat avec la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM), la 41ᵉ édition du Carrefour du Manager, prévue les 25 et 26 novembre 2025 sur son campus de Casablanca. Placé sous le thème « 2030, un chantier en marche : quels métiers et compétences pour le Maroc ? », l’événement entend ouvrir un espace de réflexion sur les mutations rapides du marché de l’emploi et les défis du management à l’horizon 2030.

La rencontre s’ouvrira par une séance plénière en présence de Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, de Claudia Gaudiau-Francisco, présidente de la CFCIM, ainsi que de Tarik El Malki, directeur général du Groupe ISCAE. Plusieurs dirigeants et experts engagés dans les domaines de la formation, de l’entrepreneuriat et du développement des compétences prendront également part aux discussions. La matinée sera marquée par la remise des Trophées “Startup Avenue”, avant l’ouverture officielle de l’espace d’exposition.

Cette édition réunira plus de 60 entreprises, couvrant une large diversité de secteurs. Elles viendront à la rencontre des étudiants de l’ISCAE, mais aussi de ceux des grandes écoles de commerce, de gestion et d’ingénierie, afin de présenter les métiers émergents, les compétences recherchées et les besoins concrets du marché du travail.

Durant deux jours, trois ateliers thématiques permettront d’approfondir les enjeux prioritaires des directions RH :
Boîte à outils RH 2030 : anticipation des besoins, formation continue et fidélisation des talents ;
Marque employeur et attractivité : stratégies pour bâtir une marque employeur solide au Maroc ;
Innovations technologiques dans les RH : opportunités offertes par les nouvelles technologies et limites à prendre en compte.

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Tétouan accueille la 6ᵉ édition du Festival Abdesadek Chekara https://lnt.ma/tetouan-accueille-la-6%e1%b5%89-edition-du-festival-abdesadek-chekara/ Mon, 24 Nov 2025 16:05:09 +0000 https://lnt.ma/?p=538070 Sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, la 6ᵉ édition du Festival Abdesadek Chekara se tiendra du 27 au 30 novembre 2025 à Tétouan, sous le thème « Rencontre des Deux Rives ». L’événement mettra à l’honneur l’héritage du maître Abdesadek Chekara à travers une relecture contemporaine de l’œuvre “Maqama Junda”, portée par son […]

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Sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, la 6ᵉ édition du Festival Abdesadek Chekara se tiendra du 27 au 30 novembre 2025 à Tétouan, sous le thème « Rencontre des Deux Rives ».

L’événement mettra à l’honneur l’héritage du maître Abdesadek Chekara à travers une relecture contemporaine de l’œuvre “Maqama Junda”, portée par son petit-fils Ayatollah Imrane Chekara, chef de l’Orchestre Abdesadek Chekara et directeur du festival. Une création renouvelée mêlera sonorités andalouses, rythmes jbalya et influences flamenco.

Le festival accueillera également la participation exceptionnelle du chanteur espagnol Kiki Morente, annonçant un duo inédit entre les traditions marocaines et flamencas.

Cette édition s’inscrit dans la dynamique culturelle maroco-espagnole et accompagne la désignation de Tétouan comme capitale méditerranéenne de la culture et du dialogue. Le programme prévoit une conférence de presse jeudi 27 novembre, une veillée commémorative à la zaouïa Sidi Belfqih vendredi, une grande soirée « Chekara y Morente » samedi au Cinéma Español, ainsi qu’une soirée hommage aux œuvres du maître Chekara dimanche.

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MLS: Messi mène l’Inter Miami vers sa première finale de conférence https://lnt.ma/mls-messi-mene-linter-miami-vers-sa-premiere-finale-de-conference/ Mon, 24 Nov 2025 11:52:39 +0000 https://lnt.ma/?p=538056 La superstar argentine Lionel Messi a mené l’Inter Miami à sa première finale de conférence Est du championnat MLS, dimanche, avec un but et trois passes décisives lors de la victoire 4-0 sur le terrain du FC Cincinnati. C’est la première fois que Messi, 38 ans, atteint la finale de conférence depuis son arrivée à […]

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La superstar argentine Lionel Messi a mené l’Inter Miami à sa première finale de conférence Est du championnat MLS, dimanche, avec un but et trois passes décisives lors de la victoire 4-0 sur le terrain du FC Cincinnati.

C’est la première fois que Messi, 38 ans, atteint la finale de conférence depuis son arrivée à Miami en 2023. Jamais la franchise floridienne, créée en 2020, n’avait atteint ce stade des play-offs.

L’Inter Miami affrontera samedi le New York City FC, déjà battu 4-0 par la « Pulga » et ses coéquipiers en septembre, pour une place en finale du championnat.

Les Floridiens, troisièmes de la conférence Est à l’issue de la saison régulière, ont livré une prestation impressionnante sur la pelouse de Cincinnati, deuxième du classement, laissant peu de place au doute sur leurs ambitions.

« Les joueurs ont fait preuve d’un caractère incroyable et ont joué un match quasi parfait », s’est félicité l’entraîneur Javier Mascherano.

Messi a été accompagné au coup d’envoi par le champion du monde argentin Rodrigo De Paul, ainsi que les stars espagnoles Sergio Busquets et Jordi Alba, qui prendront leur retraite à la fin de la saison. L’attaquant uruguayen Luis Suarez est entré en jeu dans le dernier quart d’heure, alors que le match était déjà acquis.

Messi a ouvert le score à la 19e minute d’une tête piquée, geste rare pour le meneur de jeu. Mateo Silvetti (59e) et Tadeo Allende (62e, 74e) ont ensuite inscrit les autres buts en seconde période.

L’octuple Ballon d’or, considéré comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football, a terminé la saison régulière en tête du classement des buteurs (29) et des passeurs (19), confirmant son rôle central dans l’équipe.

Du côté de l’Ouest, les Vancouver Whitecaps de Thomas Müller attendent de connaître leur adversaire en finale de conférence, qui sera soit San Diego, soit Minnesota

LNT avec AFP 

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L’UE demande aux Etats-Unis une baisse des droits de douane sur l’acier https://lnt.ma/lue-demande-aux-etats-unis-une-baisse-des-droits-de-douane-sur-lacier/ Mon, 24 Nov 2025 11:37:57 +0000 https://lnt.ma/?p=538049 L’Union européenne va demander lundi à Washington de réduire les droits de douane imposés sur les importations d’acier et des produits en contenant, lors d’une visite de responsables américains à Bruxelles, a annoncé la Commission européenne. La Commission tente également d’obtenir des exemptions de droits de douane dans le secteur des vins et spiritueux, un […]

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L’Union européenne va demander lundi à Washington de réduire les droits de douane imposés sur les importations d’acier et des produits en contenant, lors d’une visite de responsables américains à Bruxelles, a annoncé la Commission européenne.

La Commission tente également d’obtenir des exemptions de droits de douane dans le secteur des vins et spiritueux, un autre point sensible des négociations commerciales transatlantiques.

Le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick et le représentant au Commerce Jamieson Greer sont attendus à un conseil des ministres européens pour faire le point sur la mise en œuvre de l’accord conclu cet été entre Bruxelles et Washington.

« Nous avons encore du travail à réaliser, notamment sur l’acier et les produits dérivés, où nous cherchons à réduire les droits de douane et à lutter ensemble contre les surcapacités mondiales », imputées à la Chine, a déclaré lundi le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic, après un entretien avec M. Greer.

Fin juillet, Bruxelles et Washington avaient conclu un accord commercial après plusieurs mois d’âpres négociations, prévoyant une surtaxe de 15 % sur certains produits européens exportés vers les États-Unis, soit plus qu’avant le retour au pouvoir de Donald Trump, mais moins que la menace initiale d’une taxe de 50 %.

Cependant, plusieurs sujets restent en suspens et seront discutés lundi. Les Européens réclament notamment la réduction à 15 % des droits de douane américains, actuellement fixés à 50 % sur l’acier, l’aluminium et plusieurs centaines de produits qui en contiennent. L’UE espère également obtenir des exemptions totales pour certains secteurs clés, comme les vins et spiritueux.

De son côté, l’Union européenne, qui a imposé le mois dernier une hausse de ses propres droits de douane sur l’acier pour protéger ses producteurs, souhaite aller plus loin et s’allier avec les États-Unis afin de contrer la concurrence chinoise, accusée de maintenir d’importantes surcapacités de production. Des quotas réciproques d’importations détaxées pourraient être envisagés entre Washington et Bruxelles.

Les Américains demandent aux Européens de supprimer leurs droits de douane sur les produits importés des États-Unis, comme convenu dans l’accord, et d’assouplir certaines réglementations jugées trop contraignantes pour les entreprises américaines, notamment en matière d’environnement et de numérique.

Depuis la signature de l’accord, « nous avons rencontré des obstacles, c’est évident, mais il est important d’aller de l’avant et de rappeler que les États-Unis et l’Europe ont beaucoup à perdre si nous n’unissons pas nos forces », a souligné le ministre danois Lars Lokke Rasmussen.

Les discussions de lundi s’inscrivent dans un contexte où l’UE et les États-Unis cherchent à consolider leurs liens commerciaux tout en gérant les tensions avec la Chine, et à préparer des règles communes face aux défis mondiaux de la production industrielle et de la concurrence internationale.

LNT avec AFP 

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Pour Washington et Kiev, un « futur accord » de paix devra maintenir l’entière « souveraineté » de l’Ukraine https://lnt.ma/pour-washington-et-kiev-un-futur-accord-de-paix-devra-maintenir-lentiere-souverainete-de-lukraine/ Mon, 24 Nov 2025 11:16:29 +0000 https://lnt.ma/?p=538045 Les États-Unis et l’Ukraine ont réaffirmé dans la nuit de dimanche à lundi qu’un « futur accord » de paix destiné à mettre fin au conflit avec la Russie devra « pleinement respecter la souveraineté » de Kiev. Cette annonce fait suite à des pourparlers qualifiés de « constructifs » à Genève, en présence de délégations américaines, ukrainiennes et européennes. La […]

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Les États-Unis et l’Ukraine ont réaffirmé dans la nuit de dimanche à lundi qu’un « futur accord » de paix destiné à mettre fin au conflit avec la Russie devra « pleinement respecter la souveraineté » de Kiev. Cette annonce fait suite à des pourparlers qualifiés de « constructifs » à Genève, en présence de délégations américaines, ukrainiennes et européennes.

La Maison Blanche a salué ces discussions, qui se sont tenues sous la supervision du secrétaire d’État américain Marco Rubio, comme « un pas en avant significatif » vers un règlement de la guerre en Ukraine. Le diplomate s’était dit auparavant « très optimiste » sur la possibilité de conclure un accord « très vite », tout en soulignant que de nombreuses inconnues demeurent.

Discussions sur le plan Trump

Les pourparlers, clos dimanche soir, ont porté sur le plan en 28 points présenté par le président américain Donald Trump, visant à mettre fin à près de quatre années d’invasion russe, déclenchée le 24 février 2022.

« Les pourparlers ont été constructifs, concentrés sur l’objectif et respectueux, insistant sur l’engagement commun de parvenir à une paix juste et durable », a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué conjoint avec la délégation ukrainienne.

Les deux parties ont confirmé avoir rédigé « une nouvelle version, affinée, d’un cadre pour un accord de paix », réaffirmant que tout futur accord devra respecter « pleinement la souveraineté de l’Ukraine ».

À Genève, le négociateur ukrainien Andriï Iermak, bras droit de Volodymyr Zelensky, a évoqué « de très bons progrès », tandis qu’un autre membre de la délégation, Roustem Oumerov, a salué le plan américain qui intègre « la plupart des priorités clés » de Kiev.

Donald Trump avait fixé jusqu’au 27 novembre à Volodymyr Zelensky pour donner une réponse, précisant que son plan ne constituerait pas sa « dernière offre » définitive. La version initiale avait suscité l’opposition de Kiev et de ses alliés européens — Paris, Londres, Berlin et Rome — soucieux d’éviter une paix assimilée à une capitulation.

À Genève, plusieurs réunions ont eu lieu entre Européens, Américains et Ukrainiens, avant une longue bilatérale Washington-Kiev. Du côté américain, participaient notamment Jared Kushner, gendre de Donald Trump, Steve Witkoff, émissaire spécial sur le Moyen-Orient et l’Ukraine, ainsi que le général Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces de l’Otan en Europe.

« Nous avons fait d’énormes progrès », a déclaré Marco Rubio, estimant que « les points qui restent en suspens ne sont pas insurmontables ». Il a également rappelé que la Russie aurait « son mot à dire » dans les négociations.

Le texte initial du plan Trump avait été salué par le président russe Vladimir Poutine et comprenait plusieurs exigences clés pour Moscou : cession de territoires ukrainiens, réduction de l’armée ukrainienne et renoncement à l’adhésion à l’Otan. En parallèle, le plan proposait des garanties occidentales pour protéger Kiev de nouvelles attaques russes et la réintégration progressive de la Russie au G8, avec levée progressive des sanctions.

Volodymyr Zelensky a assuré être « personnellement reconnaissant envers Donald Trump », après les accusations répétées d’ingratitude émises par le président américain. « Les responsables ukrainiens n’ont exprimé aucune gratitude pour nos efforts », avait dénoncé Trump sur son réseau Truth Social, soulignant avoir « hérité d’une guerre qui n’aurait jamais dû arriver ».

Les Européens, eux, ont rappelé leur rôle central. « L’Ukraine doit avoir la liberté et le droit souverain de choisir son propre destin. Elle a choisi un destin européen », a affirmé Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

Donald Trump et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont convenu, lors d’un appel téléphonique, de l’importance de « travailler tous ensemble en ce moment critique » pour l’avenir de l’Ukraine, selon Downing Street.

Une réunion de dirigeants européens est prévue lundi, en marge d’un sommet avec leurs homologues africains en Angola, tandis qu’Emmanuel Macron tiendra mardi une visioconférence avec les États soutenant l’Ukraine. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé qu’il s’entretiendrait lundi avec Vladimir Poutine.

Sur le terrain, les violences se poursuivent : une attaque de drones russes a fait au moins quatre morts et 17 blessés à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, dans la nuit de dimanche à lundi, selon les autorités locales.

LNT avec AFP 

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