Asile : 23.615 réfugiés et demandeurs d’asile recensés, en hausse de 21,8%

Par LNT
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Le nombre de réfugiés et de demandeurs d’asile enregistrés dans le Royaume a atteint 23.615 personnes à la mi-2026, contre 19.382 un an plus tôt, soit une progression de 21,8%, selon les données du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Les Soudanais constituent désormais le premier groupe avec 6 816 personnes et représentent 68% des nouvelles inscriptions enregistrées cette année, conséquence directe de la guerre civile qui ravage leur pays. Viennent ensuite les Syriens, au nombre de 5.239, les Guinéens avec 2 066 personnes, les Ivoiriens avec 1 755 et les Centrafricains avec 1357.

La composition démographique de cette population comporte une forte proportion de mineurs. Les enfants représentent environ 28% des réfugiés reconnus et 17% des demandeurs d’asile. Cinq cent dix personnes ont été identifiées comme vulnérables et 86 mineurs sont non accompagnés, catégorie qui impose des obligations de protection spécifiques.

L’assistance délivrée demeure limitée au regard des besoins. Le Haut-Commissariat fait état de 2 631 consultations médicales spécialisées et de plus de 620 consultations juridiques sur le premier semestre, ainsi que de 463 séances de soutien psychologique. Environ 1 600 personnes relevant de catégories vulnérables ont bénéficié d’une aide financière.

Le financement constitue le principal point de tension. À la fin juin, seuls 42% des 9,1 millions de dollars requis avaient été mobilisés, proportion portée à 55% en août grâce à des contributions internationales complémentaires. Ce déficit contraint l’agence à concentrer ses moyens sur les situations les plus critiques et à réduire le périmètre de l’accompagnement.

La progression des enregistrements consolide une évolution de fond : le Royaume, longtemps considéré comme un pays de transit vers l’Europe, se caractérise de plus en plus comme un pays de destination, où des personnes s’installent durablement faute de perspective de passage. Cette transformation soulève des questions d’accès au marché du travail, à la scolarisation et aux soins, qui relèvent du droit national et non du mandat de l’agence onusienne. Deux opérations de régularisation exceptionnelles ont été conduites en 2014 et en 2017, sans qu’un dispositif permanent n’ait été institué depuis.

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