La Coupe du monde 2026, marquée par les superlatifs du début à la fin, se termine ce dimanche avec un choc au sommet entre l’Argentine et l’Espagne, deux sélections aux profils radicalement différents. La rencontre se jouera aux portes de New York, avec en tribune officielle Donald Trump, et selon un scénario de spectacle typiquement américain.

Difficile d’imaginer conclusion plus spectaculaire pour ce tournoi inédit, disputé pour la première fois à 48 équipes. D’un côté, l’armée réunie autour de Lionel Messi, qui viserait un deuxième sacre mondial et se rapprocherait ainsi un peu plus du statut de légende. De l’autre, une sélection espagnole impressionnante de maîtrise collective.

Les Bleus battus, Mbappé entre dans l’histoire

Les supporters français avaient longtemps rêvé d’une revanche contre l’Argentine, tenante du titre. Mais les Bleus ont chuté en demi-finale face à l’Espagne. Samedi, pour le dernier match de Didier Deschamps sur le banc tricolore, la France s’est également inclinée face à l’Angleterre lors de la petite finale, sur un score spectaculaire de 6 à 4, à l’issue d’une rencontre disputée à guichets ouverts.

Après une première période catastrophique conclue sur un score de 4-0 en faveur des Anglais, les Français ont fini par relever la tête. Kylian Mbappé, auteur d’un doublé, a profité de l’occasion pour devenir le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde, avec 22 réalisations au total, devançant désormais Messi (21 buts). Une performance individuelle qui n’efface toutefois pas l’amertume d’une élimination pour l’équipe de France, championne du monde en 2018 et finaliste en 2022.

Un tournoi hors normes, du Mexique au Canada

Ouvert il y a cinq semaines et demie dans le stade mythique de l’Azteca à Mexico, ce Mondial coorganisé pour la première fois par trois pays — Mexique, États-Unis et Canada — sur plus de 4 000 kilomètres, restera comme une compétition riche en rebondissements : l’épopée surprise du Cap-Vert, la situation délicate des joueurs iraniens installés à Tijuana, ou encore l’appel téléphonique de Donald Trump ayant conduit à l’annulation d’une décision arbitrale.

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, n’a pas tari d’éloges sur l’événement, allant jusqu’à le qualifier, selon lui, non seulement de plus grande Coupe du monde jamais organisée, mais aussi du plus grand événement humain, social et culturel jamais vécu par l’humanité.

La prochaine édition, en 2030, s’annonce plus vaste encore : elle se déroulera sur trois continents, avec des rencontres prévues en Espagne, au Portugal, au Maroc et en Amérique latine. Certaines voix plaident même pour un format à 64 équipes, une perspective qui interroge sur l’impact environnemental d’un tournoi toujours plus étendu.

Une finale à grand spectacle

Pour cette dernière affiche, qui a réuni plus de six millions de spectateurs en stade sur l’ensemble du tournoi et des milliards de téléspectateurs à travers le monde, la Fifa promet un événement à la hauteur de ses ambitions. À la manière du Super Bowl américain, un spectacle de mi-temps d’une dizaine de minutes est prévu, réunissant plusieurs grandes stars internationales de la musique.

Avant le coup d’envoi, une cérémonie d’ouverture fera également intervenir plusieurs personnalités du monde du spectacle. Mais l’attention se portera aussi sur la tribune officielle : Donald Trump, qui n’avait pas assisté aux matches précédents du tournoi, sera présent pour la finale et remettra le trophée au vainqueur aux côtés du président de la Fifa.

Sur le terrain, l’opposition promet d’être tranchée entre deux philosophies de jeu : une Espagne portée par un collectif rodé et une possession de balle maîtrisée, qui viserait un second doublé Euro-Mondial après celui de 2008-2010, face à une Argentine portée par l’instinct de survie et le génie individuel de Lionel Messi, qui chercherait à conserver son titre — un exploit qu’aucune équipe n’a réalisé depuis le Brésil en 1962.

LNT avec AFP