L’École Nationale d’Architecture (ENA) de Rabat a accueilli, le 5 juin, la cérémonie de remise des prix de la troisième édition de la compétition « WEAM & ASSOCIATES COMPETITIONS » (W&AC3), une initiative destinée à encourager la créativité architecturale des étudiants et à favoriser les échanges entre le monde académique et les professionnels du secteur.
Organisée par l’association WEAM & ASSOCIATES en partenariat avec l’École Nationale d’Architecture de Rabat et le cabinet Orange Atelier, cette compétition s’est progressivement imposée comme un rendez-vous dédié à la valorisation des jeunes talents de l’architecture au Maroc.
L’événement permet aux étudiants de l’ENA de concourir en équipes composées d’un à quatre membres autour de thématiques liées aux grands défis urbains, environnementaux et territoriaux du Royaume. Les participants peuvent ainsi confronter leurs idées à des problématiques concrètes tout en bénéficiant du regard de professionnels du secteur.
Cette troisième édition a été dotée d’une enveloppe globale de 40.000 dirhams, répartie entre un premier prix de 25.000 dirhams, un deuxième prix de 10.000 dirhams et un troisième prix de 5.000 dirhams. Deux distinctions honorifiques ont également été attribuées.
Depuis son lancement il y a trois ans, la compétition a distribué près de 100.000 dirhams de récompenses aux étudiants participants. Les trois éditions ont réuni plus de 280 étudiants répartis en 110 équipes, avec le soutien de plusieurs partenaires du secteur de la construction et des matériaux de bâtiment.
Pour cette édition 2026, les organisateurs ont choisi de consacrer les travaux à la relation entre l’architecture, l’eau et la résilience des territoires. Les étudiants ont été invités à réfléchir à l’aménagement de l’espace d’Oued Ykem à travers des propositions intégrant les enjeux environnementaux, la gestion durable des ressources hydriques et les défis liés au développement territorial.
Cette thématique s’inscrit dans un contexte marqué par les défis croissants liés au changement climatique et à la gestion de l’eau au Maroc. Les projets présentés ont ainsi exploré différentes approches visant à concilier développement urbain, préservation des ressources naturelles et adaptation des territoires aux évolutions environnementales.
Les propositions ont été examinées par un jury composé d’architectes issus des secteurs public et privé ainsi que d’enseignants-chercheurs de l’École Nationale d’Architecture de Rabat. Les projets ont été évalués sur la base de critères académiques et professionnels portant notamment sur la qualité architecturale, l’innovation, la pertinence des solutions proposées et leur intégration dans le contexte territorial étudié.
Des représentants du ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville ont également pris part aux différentes étapes de cette initiative.
Les organisateurs entendent désormais élargir progressivement le périmètre de la compétition à l’ensemble des Écoles Nationales d’Architecture du Royaume, notamment celles de Marrakech, Tétouan, Agadir, Fès et Oujda, avant une éventuelle ouverture aux établissements privés.
L’objectif affiché est de faire de cette initiative une plateforme nationale d’innovation architecturale favorisant le partage d’expériences entre étudiants, enseignants et professionnels, tout en accompagnant l’émergence d’une nouvelle génération d’architectes sensibles aux enjeux contemporains du développement durable.
LNT
