Politique

Après les législatives, le PJD choisit de rester dans l’opposition

Par LNT
Capture d’écran 2026-09-28 102021
Crédits photo : Ahmed Boussarhane/LNT.

Arrivé en quatrième position aux élections législatives du 23 septembre avec 54 sièges, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) a décidé de ne pas participer au prochain gouvernement. Réuni samedi 26 septembre en session extraordinaire à Bouznika, son Conseil national a approuvé à l’unanimité un positionnement dans l’opposition parlementaire pour la prochaine législature. Une décision qui intervient alors que le parti a sensiblement renforcé sa représentation à la Chambre des représentants par rapport aux 13 sièges obtenus en 2021.

Le Parti de la Justice et du Développement a tranché la question de son positionnement après les élections législatives. Le Conseil national du parti, réuni samedi à Bouznika, a décidé à l’unanimité de ne pas participer au prochain gouvernement et de poursuivre son action depuis les rangs de l’opposition.

Cette orientation avait été proposée par le secrétariat général du PJD après l’examen des résultats du scrutin du 23 septembre. Elle a été soumise au Conseil national, instance compétente au sein du parti pour se prononcer notamment sur la participation au gouvernement ou la sortie de celui-ci.

Selon le communiqué publié à l’issue de la réunion, les membres présents ont décidé de continuer à exercer les rôles constitutionnels et politiques du parti depuis une opposition que la formation qualifie de « nationale, responsable et forte ».

La session extraordinaire a été consacrée à l’analyse du scrutin et à la définition du positionnement du parti pour la prochaine législature.

Selon les informations publiées à l’issue de la réunion, près d’une cinquantaine d’interventions ont précédé le vote. Le Conseil national a finalement approuvé à l’unanimité la proposition formulée par le secrétariat général.

Cette décision écarte ainsi, à ce stade, la possibilité d’une participation du PJD à la prochaine majorité gouvernementale.

Le choix intervient après un scrutin qui a sensiblement modifié la représentation parlementaire du parti. Le PJD a obtenu 54 sièges à la Chambre des représentants, se classant quatrième derrière le Parti Authenticité et Modernité (PAM), crédité de 97 sièges, le Rassemblement National des Indépendants (RNI), avec 66 sièges, et le Parti de l’Istiqlal, avec 65 sièges.

Lors de l’ouverture du Conseil national, son président, Jamaâ Mouatassim, a qualifié les résultats obtenus de « bons ». Selon lui, le scrutin a permis au parti de récupérer une partie de son assise électorale.

Il a également estimé que ces résultats traduisaient la présence politique du PJD ainsi que la « clarté » de ses positions et son soutien aux revendications exprimées par les citoyens.

Le secrétaire général du parti, Abdelilah Benkirane, a lui aussi affiché sa satisfaction. Il a considéré que les résultats confirmaient, selon son analyse, le retour du PJD à une place plus importante dans le paysage politique.

Le choix d’une opposition parlementaire

Le positionnement décidé à Bouznika confirme une orientation défendue par Abdelilah Benkirane dès l’annonce des résultats du scrutin.

Deux jours avant la réunion du Conseil national, le secrétaire général s’était déjà prononcé contre une participation du PJD à un gouvernement dirigé par le PAM, arrivé en tête des élections. La décision devait toutefois être validée par les instances compétentes du parti.

Le communiqué final du Conseil national inscrit cette décision dans le cadre de l’article 10 de la Constitution, consacré notamment aux droits reconnus à l’opposition parlementaire.

Le PJD indique vouloir poursuivre depuis ce positionnement la défense des « constantes nationales », ainsi que son action sur les droits et les attentes des citoyens.

LNT

Les articles Premium et les archives LNT en accès illimité
 et sans publicité