Ahmed Touizi a été élu mardi président de la Chambre des représentants, avec 220 voix. Le candidat du parti arrivé premier aux législatives du 23 septembre était opposé à Driss El Azami El Idrissi, président du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement.
Le scrutin s’est tenu conformément à l’article 62 de la Constitution, au lendemain de l’officialisation de la majorité réunissant le Parti authenticité et modernité, l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme, forte de 207 sièges sur 395.
Le nouveau président succède à Rachid Talbi Alami, qui occupait le perchoir depuis 2021 au titre du Rassemblement national des indépendants, et qui s’est abstenu lors du vote. Son parti, passé de 102 à 66 sièges, a annoncé son passage à l’opposition en écartant toute formule de soutien extérieur.
Membre du bureau politique de sa formation, Ahmed Touizi a présidé le groupe parlementaire de son parti à la Chambre des représentants durant la législature 2021-2026. Il avait été élu à la tête du conseil communal d’Aït Ourir, dans la province d’Al Haouz, à l’issue des élections partielles de juillet 2020, et a été réélu député de cette circonscription en septembre.
Dans sa première prise de parole, il s’est engagé à être le président de la majorité comme de l’opposition et a fixé ses priorités pour le travail parlementaire.
La Chambre poursuit mercredi à 15 heures la mise en place de ses organes, avec une séance plénière consacrée à l’élection des membres du bureau et des présidents des commissions permanentes, également prévue par l’article 62 de la Constitution. Les sièges du bureau et les présidences de commissions sont répartis à la proportionnelle du poids des groupes parlementaires.
Cette séquence conditionne le calendrier budgétaire : le projet de loi de finances pour 2027 doit être déposé au plus tard le 20 octobre et son examen suppose des commissions constituées.
LNT
