Al Hoceima : Mme Afailal visite les chantiers relatifs à la protection contre les inondations

Société

Afilal détaille le Plan national de l’eau à l’horizon 2030

le 14 novembre 2017


Le plan national de l’eau élaboré par le secrétariat d’Etat chargé de l’eau, en concertation avec l’ensemble des acteurs dans ce secteur, a pour but de répondre aux besoins de la population en matière de l’eau et d’accompagner les grands chantiers lancés par le Maroc en vue d’éviter un déséquilibre entre la demande et l’offre de cette matière vitale d’ici 2030, a indiqué, la Secrétaire d’Etat chargée de l’eau, Mme Charafat Afilal.

Répondant à deux questions du groupe istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme, lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, sur « le danger de la pénurie des eaux » et « la politique des barrages », Mme Afilal a rappelé les différentes mesures adoptées dans ce plan en vue d’assurer une gestion plus efficace des eaux, à travers l’élaboration d’un plan d’action basé sur trois piliers essentiels, notamment l’augmentation à 80% de la moyenne nationale des rentabilités des réseaux de distribution d’eau potable à l’horizon 2025, le maintien du même niveau jusqu’à l’année 2030 à travers la réhabilitation des réseaux d’assainissement et le développement du système de comptage et de maintenance du réseau, outre les travaux de la découpe, l’organisation, la recherche et la réparation des fuites, ce qui permettra de réduire la demande d’eau potable d’environ 120 millions m3 par an d’ici 2025.

Cet axe comprend également l’économie de l’eau dans l’irrigation en transformant les systèmes d’irrigation traditionnelle en irrigation locale à raison de 50.000 ha par an et en économisant 4,1 milliards m3 d’ici 2020, a-t-elle précisé, ajoutant que ce plan a été étendu dans le cadre du Plan National de l’Eau et du plan Maroc Vert en vue d’économiser 3,2 milliards m3 à l’horizon 2030.

Le deuxième axe porte sur la gestion et le développement de l’offre, à travers la mobilisation des eaux de surface et la mise en place des barrages, a fait savoir Mme Afilal, notant que 14 barrages sont en cours de réalisation, 35autres sont programmés, outre le recours aux ressources hydriques non traditionnelles, tels le dessalement des eaux de mer à raison de 510 millions m3 et la réutilisation de 325 millions m3 des eaux usées après leur purification.

Le troisième axe inclut, quant à lui, la préservation des ressources hydriques de surface et souterraines et des espaces naturels, ainsi que la protection des zones sensibles contre la pollution, à travers la mise en oeuvre d’un plan d’action portant sur l’alimentation artificielle des nappes phréatiques, la protection des lacs et la préservation des oasis et des zones humides, l’accélération du programme national d’assainissement liquide et la mise en oeuvre d’un programme national de la protection des inondations et la mise en place de programmes structurels pour la gestion des ressources hydriques en période de besoin.

Concernant la politique des barrages, Mme Afilal a souligné que la limite des ressources hydriques naturelles est le résultat de la situation géographique du pays et de la rareté des précipitations, ainsi que leur mauvaise répartition dans le temps et l’espace, soulignant que le volume des précipitations hydriques est estimé à environ 18 milliards m3 comme moyenne dans l’année, alors que plus que la moitié de ce volume est concentrée dans les bassins du nord-ouest du Royaume, et ne dépasse pas 7% de la superficie globale.

Aussi, en vue de répondre aux besoins de cette matière vitale, la Secrétaire d’Etat a souligné que la politique dynamique suivie par le Maroc depuis plus de cinq décennies porte essentiellement sur la gestion des ressources hydriques et sa mobilisation par la mise en place d’équipements hydriques de stockage. Ainsi, 140 grands barrages ont été mis en place avec une capacité de stockage de 17,6 milliards m3, alors que 14 barrages sont en cours de construction sur l’ensemble du territoire national, outre la mise en place de 13 installations de transport maritime d’une longueur totale de 785 km pour une capacité totale de 175 m3 par seconde.

Répondant à une autre question du groupe justice et développement sur le « contrôle de la qualité de l’eau potable », la Secrétaire d’Etat a indiqué que le Maroc dispose de caractéristiques nationales organisant le contrôle de la qualité des eaux dans les réseaux de distribution publique et de la qualité des eaux de consommation, pour garantir la sécurité du consommateur, expliquant que les eaux distribuées par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) sont soumises à un contrôle périodique, sur trois niveaux, la source, l’entrée et l’intérieur du réseau de distribution.

En réponse à une question du groupe Authenticité et modernité (PAM) sur la pénurie des eaux dans certaines zones rurales, Mme Afilal a rappelé les efforts déployés dans le cadre du Programme d’approvisionnement groupé en eau potable des populations rurales, qui ont permis d’approvisionner 96% de la population de ces zones, notant que que ce taux atteindra 96,5 à fin 2017, grâce aux investissements importants alloués par le gouvernement (18.2 milliards de dirhams entre 1995 et 2016).

Pour ce qui est d’une question du groupe du Rassemblement national des indépendants (RNI) sur les « coupures répétées d’eau potable », Mme Afilal a relevé que l’ONEE a pris plusieurs mesures, notamment la réalisation des projets d’approvisionnement en eau potable, à travers la mobilisation et l’équipement de nouvelles ressources hydriques, en particulier les eaux de surface à partir des barrages et l’extension des canaux de traction régionaux dans le cadre de projets structurés visant à faire bénéficier le plus grand nombre de la population avoisinant ces canaux.

La Secrétaire d’Etat a finalement noté que l’approvisionnement des villes et des centres, qui relèvent de l’ONEE en été 2017, s’est déroulé de manière normale à l’exception de quelques troubles en approvisionnement d’eau potable, en raison de la réduction du niveau des ressources hydriques locales, qui ne dépassent pas 42 centres (soit 6% du total des villes et des centres relevant de l’ONEE).

LNT avec Map