Société

Affaire Khadija, la réaction de l’UNICEF

le 5 septembre 2018


Lynchée par certains, soutenue par d’autres, le cas Khadija agite la toile.

L’UNICEF réagit, et appelle à ce que les droits des enfants impliqués dans ce cas soient respectés, qu’ils soient victimes, témoins ou accusés.

Le cas Khadija n’est pas isolé, 5080 affaires de violence à l’encontre des enfants ont été recensées en 2017. Les enfants qui pourraient être associés à ce cas, sont donc principalement les victimes de l’absence d’un système intégré de protection de l’enfance au Maroc.

L’UNICEF appelle les différents intervenants, y compris les médias, à placer l’intérêt supérieur de l’enfant avant toute autre considération et à se conformer aux standards de la prise en charge des victimes de violence.

L’UNICEF a appuyé le gouvernement du Maroc pour l’élaboration de la Politique publique intégrée de protection de l’enfance dont le deuxième objectif stratégique est de mettre en place des dispositifs territoriaux intégrés de protection de l’enfance. Ces derniers doivent être centrés sur l’enfant et la famille, avec in fine, la mise en place au niveau de la Province/Préfecture, d’une structure de recueil, d’analyse, d’évaluation, d’orientation et de suivi des situations individuelles des enfants.

A noter donc que Khadija est d’abord et avant tout une victime. L’UNICEF réaffirme qu’il est urgent d’opérationnaliser les mécanismes  régionaux de protection de l’enfance au Maroc.

 

LNT

POUR ALLER PLUS LOIN