À Casablanca, une partie de l’ancienne médina disparaît pour laisser place à un projet majeur
Certaines transformations urbaines
ne sont pas seulement physiques.
Elles sont aussi profondément humaines.
—
À Casablanca,
une page importante se tourne
dans l’ancienne médina,
où les démolitions sont désormais terminées
dans plusieurs zones historiques.
—
Dans les quartiers de Mouha Ou Saïd
et An-Nazala,
les habitations et commerces
ont laissé place
à une vaste esplanade à ciel ouvert.
Ce changement redessine totalement
le paysage urbain du centre-ville.
—
Derrière ce projet,
un objectif stratégique :
la création de l’avenue Royale,
un axe structurant
qui doit relier le cœur historique
à la façade maritime.
—
Le projet s’inscrit
dans une transformation à grande échelle,
avec un futur parc urbain
de près de 47 hectares
et un budget estimé
à environ 2 milliards de dirhams.
—
Mais au-delà de l’urbanisme,
l’impact est aussi social.
Des familles installées depuis des générations
ont dû quitter les lieux,
souvent relogées
dans de nouveaux quartiers comme Nassim.
Entre amélioration des conditions de vie
et perte de mémoire collective,
le projet illustre un équilibre fragile
entre modernisation et identité.
—
Cette transformation reflète
une tendance globale.
Les grandes villes cherchent à se réinventer,
en améliorant leur attractivité économique
et leur cadre de vie,
tout en faisant face
aux enjeux sociaux liés à ces mutations.
—
In summary:
La transformation de l’ancienne médina de Casablanca marque une étape majeure dans la modernisation urbaine de la ville.
Elle illustre un défi central :
concilier développement, attractivité
et préservation de la mémoire collective.
