Le dernier rapport du consortium Lancet Countdown, publié le 28 octobre avec la collaboration de l’Organisation mondiale de la santé, établit que 710 000 décès ont été associés à la chaleur en 2023, dont 71,5% attribuables au réchauffement d’origine humaine, soit environ 508 000 morts.
Le nombre annuel moyen de décès liés à la chaleur a progressé d’environ 36% par rapport à la décennie précédente. Les personnes âgées et celles souffrant de pathologies sous-jacentes constituent les populations les plus exposées. Le rapport ne publie pas de ventilation régionale.
Les auteurs demandent l’intégration de la santé dans les décisions climatiques, qu’il s’agisse de la réduction des émissions, du financement de l’adaptation ou de la résilience des systèmes de soins, et appellent à reconnaître officiellement le changement climatique comme une urgence sanitaire mondiale. Ils relèvent au titre des progrès le développement de plans nationaux d’adaptation du secteur de la santé et de systèmes d’alerte précoce, ainsi que 2 100 milliards de dollars d’investissements dans les énergies propres en 2025.
La publication précède d’une semaine l’ouverture de la trente et unième conférence des parties à la convention des Nations unies sur les changements climatiques, du 9 au 20 novembre à Antalya, dont les trois priorités affichées sont la finance, la mise en oeuvre et la transition juste. L’organisation sanitaire mondiale appelle à placer la santé au coeur des politiques climatiques à cette occasion.
Pour le Royaume, exposé à des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et à un stress hydrique structurel, ces travaux renvoient à deux dossiers budgétaires, le plan national de santé mentale et de prévention d’un côté, les financements d’adaptation de l’autre, dont l’accès constitue l’un des enjeux de la conférence d’Antalya.
LNT