La 19e édition du Moussem de Tan-Tan, organisée du 30 octobre au 3 novembre 2026, a été marquée par un programme consacré à la valorisation du patrimoine hassani et aux échanges culturels. Lors de la cérémonie officielle, tenue samedi 31 octobre, le président de la Fondation Almouggar, Mohamed Fadel Benyaich, a souligné la dimension historique et culturelle de cette manifestation, organisée cette année dans le contexte de la première commémoration de la Fête de l’Unité.
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette édition s’est déroulée sous le thème « Moussem de Tan-Tan : patrimoine de l’humanité et passerelle pour les échanges culturels ». Organisé par la Fondation Almouggar pour la préservation et la valorisation du Moussem de Tan-Tan, l’événement a réuni différentes expressions du patrimoine saharien, à travers des spectacles traditionnels, des rencontres culturelles et économiques ainsi qu’une participation émiratie.
Dans son allocution d’ouverture, Mohamed Fadel Benyaich a mis en avant la portée particulière de cette édition, qui coïncide avec la première célébration de la Fête de l’Unité, le 31 octobre. Il a également évoqué les récents développements concernant le dossier du Sahara, notamment le non-renouvellement du mandat de la Minurso.
Selon le président de la Fondation Almouggar, le Moussem de Tan-Tan contribue à préserver les traditions hassanies tout en favorisant les échanges entre différentes cultures. Il a rappelé que la ville, en raison de sa situation géographique et de son histoire, constitue depuis longtemps un espace de rencontre entre les populations et les traditions culturelles.
Cette dimension patrimoniale a notamment été reconnue par l’Unesco, qui a proclamé le Moussem de Tan-Tan chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité en 2005, avant son inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2008.
La cérémonie officielle a notamment été marquée par la présentation d’un spectacle intitulé « Tan-Tan, l’appel du puits et la mémoire du Moussem », organisé sur la place de la Paix et de la Tolérance.
D’une durée de trente minutes, cette représentation a retracé plusieurs aspects de la mémoire collective de la région, à travers une succession de tableaux associant théâtre, musique et danses traditionnelles.
Le spectacle a notamment évoqué les rituels de la « Taghnja », associés aux demandes de pluie, ainsi que la place du puits dans la vie des communautés sahariennes. D’autres séquences ont été consacrées aux caravanes commerciales, aux marchés traditionnels et aux échanges de sel, de tissus et de dromadaires.
Les traditions d’hospitalité ont également occupé une place importante, notamment à travers la préparation du thé hassani sous la tente saharienne, les contes populaires et les jeux traditionnels.
La représentation s’est achevée par la « Zaffa de Tan-Tan », réunissant des troupes hassanies et africaines, suivie d’un tableau consacré à la Marche verte et à la Fête de l’Unité.
Au-delà des manifestations artistiques, la programmation de cette 19e édition comprenait des conférences scientifiques réunissant chercheurs, universitaires et spécialistes du développement économique et territorial.
LNT
