Les Américains votent demain pour renouveler leur Congrès

Par LNT
midterms-USA

Les électeurs américains sont appelés aux urnes mardi 3 novembre pour les élections de mi-mandat, qui renouvellent l’intégralité des 435 sièges de la Chambre des représentants et trente-cinq des cent sièges du Sénat, dont deux élections partielles en Floride et dans l’Ohio.

Trente-six États et trois territoires élisent également leur gouverneur, soit trente-neuf au total, de même que les parlements de la plupart des États et de nombreux responsables locaux, maires, shérifs, procureurs, juges et membres de conseils scolaires. Le corps électoral est estimé entre 175 et 200 millions d’inscrits, et plus de cinquante-quatre millions de bulletins avaient déjà été déposés par anticipation.

Les majorités sortantes sont étroites. Les républicains détiennent 218 sièges à la Chambre contre 214 aux démocrates, et 53 sièges au Sénat. L’opposition doit gagner au moins quatre sièges supplémentaires dans chacune des deux chambres pour en prendre le contrôle.

Le dernier sondage disponible, réalisé du 16 au 19 octobre, crédite les démocrates de 47% des intentions de vote pour la Chambre contre 35% aux républicains. Le découpage électoral brouille toutefois la traduction de cet écart en sièges. À partir de 2025, plusieurs États dirigés par les républicains ont redessiné leurs circonscriptions en cours de décennie, à l’appel du président, les démocrates répliquant notamment en Californie. Les nouvelles cartes devraient globalement avantager les républicains, mais dans une moindre mesure qu’escompté. Sept courses sénatoriales étaient classées parmi les plus indécises à la date du 20 octobre, en Alaska, dans l’Iowa, au Kansas, dans le Maine, au Michigan, dans l’Ohio et au Texas.

Les scrutins de mi-mandat sont traditionnellement défavorables au président en exercice. Une Chambre démocrate compliquerait l’adoption des lois et du budget et ouvrirait la voie à des enquêtes parlementaires. Un Sénat démocrate permettrait en outre de bloquer certaines nominations présidentielles, notamment judiciaires. Donald Trump, qui a achevé dimanche ses déplacements de campagne par des rassemblements dans l’Iowa puis au Kansas, a déclaré qu’il pourrait devenir Monsieur Veto si l’opposition remportait le Congrès.

L’échéance pèse sur plusieurs dossiers. La Réserve fédérale a maintenu ses taux mercredi dernier en reportant toute décision au-delà du scrutin, l’introduction en Bourse d’Anthropic est programmée après le 3 novembre, et des informations américaines non confirmées évoquent une reprise des frappes contre l’Iran à partir du 4 novembre.

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