Le flux net des investissements directs étrangers a dépassé 35,24 milliards de dirhams à fin septembre, en hausse de 58,4% sur un an, selon le bulletin mensuel des indicateurs des échanges extérieurs publié par l’Office des changes.
La progression tient à un double mouvement. Les recettes, c’est-à-dire les flux entrants, atteignent 53,44 milliards de dirhams, en hausse de 21,8%, tandis que les dépenses, qui correspondent aux désinvestissements et aux rapatriements, reviennent à près de 18,2 milliards, en baisse de 15,9%. Le solde net progresse ainsi d’environ 13 milliards de dirhams sur un an.
Les investissements directs marocains à l’étranger suivent une trajectoire différente. Leur flux net s’établit à environ 6,2 milliards de dirhams, en progression de 3,9 milliards sur un an, les dépenses bondissant de 43% à plus de 19,13 milliards et les recettes de cession augmentant de 16,5% à près de 13 milliards. L’accélération des sorties traduit la poursuite du déploiement des groupes marocains, en particulier bancaires et industriels, sur le continent.
Le bulletin ne détaille ni la ventilation sectorielle ni les pays d’origine des investissements entrants, informations qui figurent dans les publications trimestrielles de l’Office.
Ces chiffres interviennent alors que les échanges de biens restent déficitaires, le déficit commercial ayant dépassé 282 milliards de dirhams à fin août, la facture énergétique progressant de 32,6%. La vigueur des entrées d’investissement direct contribue au financement de ce déséquilibre, aux côtés des transferts des Marocains du monde et des recettes de voyage.
LNT