Les prix à la pompe ont été révisés dimanche 1er novembre, le gasoil augmentant de 80 centimes à un dirham par litre selon les distributeurs, tandis que l’essence recule de 10 à 30 centimes.
Le gasoil, qui avoisinait 15,68 dirhams, devrait s’établir entre 16,41 et 16,98 dirhams le litre, et l’essence, proche de 15,33 dirhams, entre 15,03 et 15,69 dirhams. Ces tarifs demeurent indicatifs, les prix étant libres depuis la libéralisation du secteur et variant d’une station à l’autre.
Le mouvement poursuit une séquence heurtée. Le gasoil avait déjà progressé de 80 centimes à la fin septembre avant de reculer de 20 centimes le 16 octobre, l’essence demeurant alors stable.
Aucune explication n’a été avancée par les professionnels du secteur, qui sont à l’origine de l’information. La révision intervient toutefois après la tension observée sur les cours pétroliers, le Brent étant repassé au-dessus de 111 dollars le baril le 22 octobre à la faveur des incidents maritimes signalés dans le Golfe, alors que le projet de loi de finances pour 2027 retient une hypothèse de 75 dollars.
La hausse du gasoil pèse directement sur les coûts d’exploitation du transport routier de marchandises et de voyageurs, dont les tarifs se répercutent sur les prix à la consommation. Elle touche également la pêche côtière, dont les professionnels du nord et du nord-est ont adressé la semaine dernière à la cheffe du gouvernement une demande d’intervention urgente, évoquant l’arrêt de plusieurs bateaux et sollicitant l’étude d’un plafonnement du prix du gasoil marin. Le gasoil ne figure pas parmi les produits compensés, la charge de compensation inscrite au projet de loi de finances, soit 19,4 milliards de dirhams, couvrant le gaz butane, le sucre et la farine de blé tendre.
LNT
