9 milliards de dirhams pour l’exploration pétrolière d’ici 2031

Par LNT
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L’Office national des hydrocarbures et des mines prévoit 9,21 milliards de dirhams d’investissements d’exploration pétrolière et gazière sur la période 2026-2031, financés à près de 91% par les partenaires, soit environ 8,38 milliards, sa contribution propre étant limitée à 829 millions de dirhams.

Ce modèle reproduit la structure observée en 2025, année au cours de laquelle 395 millions de dirhams ont été investis en exploration pétrolière, dont 370 millions apportés par les partenaires et 25 millions sur ressources propres. Dix-neuf accords ont été signés et un puits d’exploration terrestre foré.

L’Office opère avec onze entreprises sur 107 871 kilomètres carrés, périmètre constitué de dix permis terrestres, trente permis offshore, deux autorisations de reconnaissance en mer et trois concessions d’exploitation. Les réserves gazières du bassin du Gharb sont présentées comme en voie d’épuisement.

Les indicateurs de production reculent. Les livraisons de gaz au titre de l’Office ont diminué de 21% en 2025, à 20,14 millions de mètres cubes normaux, et les condensats d’environ 10%, à 1 729,76 tonnes. Le gazoduc Maghreb-Europe, exploité par la filiale OUMCO, a en revanche transporté environ 890,1 millions de mètres cubes, en hausse de 7,9%.

Les comptes se dégradent. Le chiffre d’affaires progresse de 6%, à 507,5 millions de dirhams, mais le résultat net tombe de 95,55 à 2,77 millions. L’Office anticipe 634 millions de recettes et 85 millions de résultat net pour l’exercice en cours, avec 386 millions d’investissements contre 636 millions inscrits dans la loi de finances. Le projet de loi de finances pour 2027 lui affecte 409 millions de dirhams.

Le volet minier mobilise des moyens comparables. Plus de 7 000 kilomètres carrés ont été explorés en 2025 pour 724,5 millions de dirhams, financés à 87,25% par les partenaires. Cinquante projets sont programmés sur 2026-2028, dont vingt-sept en propre et vingt-trois en partenariat, portant sur les métaux précieux et stratégiques, l’hydrogène naturel et l’évaluation du stockage géologique d’énergie et de dioxyde de carbone.

La loi 56.24 portant transformation de l’établissement en société anonyme a été publiée le 15 juin. Sur le gazoduc africain atlantique conduit avec la compagnie nationale nigériane, le projet porte sur 6 800 kilomètres et 30 milliards de mètres cubes par an pour treize pays, l’accord intergouvernemental de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ayant été signé le 19 juillet à Freetown, pour des premières livraisons envisagées vers 2031.

La dépendance du programme aux financements des partenaires, à hauteur de neuf dixièmes, en fait un engagement dont l’exécution reste suspendue à l’appétit des opérateurs internationaux pour le domaine minier marocain.

LNT

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