Aucune majorité en vue après le dépouillement israélien

Par LNT
élections israël

Le dépouillement des législatives israéliennes du 27 octobre ne dégage aucune majorité. Après comptage de 66,3% des suffrages exprimés, la coalition de Benjamin Netanyahou obtenait 54 sièges, le bloc d’opposition conduit par Gadi Eisenkot 48 et les partis arabes 18, sur les cent vingt que compte la Knesset, la majorité absolue étant fixée à soixante et un.

Ces résultats sont partiels et susceptibles d’évoluer. Les sondages de sortie des urnes publiés mardi soir plaçaient les deux blocs au coude-à-coude, voire l’opposition légèrement devant, avant que les projections établies au fil du comptage n’inversent l’ordre. La participation est la plus élevée depuis plus de vingt-cinq ans.

La position des listes arabes devient déterminante. Leur apport permettrait théoriquement à l’opposition d’atteindre le seuil de soixante et un sièges, mais Gadi Eisenkot et plusieurs de ses alliés ont écarté cette perspective, par crainte de perdre une partie de leur électorat. Seul Yaïr Golan a appelé à dépasser ces divisions et à envisager un partenariat avec les citoyens arabes d’Israël, qui représentent près de 20% de la population.

Les deux camps ont campé sur leurs positions. Le premier ministre sortant a appelé à un gouvernement de droite fort et demandé l’union de la majorité juive et sioniste. Son adversaire a affirmé que le peuple avait choisi le changement et promis de tout faire pour former un gouvernement. Le président américain a pour sa part estimé que son soutien durant les derniers jours de campagne avait beaucoup aidé le premier ministre.

Les résultats définitifs sont attendus jeudi soir ou vendredi matin selon les médias israéliens. Le président Isaac Herzog doit ensuite consulter les dirigeants des partis avant de désigner la personnalité chargée de tenter de former une coalition.

Le scrutin s’est tenu alors que la conduite des bombardements à Gaza et les violences en Cisjordanie suscitent des critiques internationales, une commission d’enquête des Nations unies ayant conclu lundi à des crimes contre l’humanité dans le territoire occupé. Le premier ministre sortant a par ailleurs évoqué durant la campagne la possibilité d’une nouvelle campagne militaire contre l’Iran.

LNT

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