Le financement collaboratif a permis de réunir 7,62 millions de dirhams au Maroc en 2025, à travers 731 campagnes et auprès de 12 161 contributeurs, selon le baromètre annuel établi par le laboratoire d’innovation Happy Smala en collaboration avec IDinsight.
Les moyennes par campagne traduisent la petite taille des opérations, avec 16,6 contributeurs, une contribution moyenne de 627 dirhams et un montant collecté de 10 423 dirhams. Les plateformes marocaines ont mobilisé 3,15 millions de dirhams, soit environ 41% du total, le reste passant par des plateformes étrangères. Deux opérateurs nationaux, Kiwi Collecte et Akkan Crowdfunding, ont été intégrés pour la première fois au périmètre de l’étude.
Pour la première fois également, 35,5% des campagnes analysées ont atteint au moins la moitié de leur objectif de financement, indicateur que les auteurs présentent comme un signe de maturation du marché.
Le baromètre s’inscrit dans la mise en oeuvre progressive de la loi 15.18 relative au financement collaboratif, avec l’entrée en activité des premières plateformes agréées. La première opération de prêt collaboratif conduite sous l’empire de cette loi a été réalisée par l’entreprise à impact Wasit sur la plateforme Akkan Crowdfunding.
Les résultats ont été présentés lors de la deuxième édition du Moroccan Impact Finance Forum, le 10 septembre au Technopark de Casablanca. L’étude est publiée dans le cadre du programme Impact Together, mis en oeuvre avec Impact Europe et financé par l’Union européenne, un atelier organisé avec SimSim Participation Citoyenne ayant par ailleurs permis de formuler des recommandations d’amélioration de la loi.
Rapportés aux volumes du financement bancaire ou du marché des capitaux, ces montants demeurent symboliques, l’intérêt du dispositif résidant davantage dans l’amorçage de projets associatifs et de petites entreprises que dans son poids macroéconomique.
LNT