Un professeur du CHU Ibn Rochd condamné à 1 an de prison

Par LNT
Rachid Cherkab

Le tribunal correctionnel d’Aïn Sebaâ, à Casablanca, a condamné le professeur Rachid Cherkab à un an de prison pour diffamation et usurpation de qualité. Médecin et professeur universitaire, il avait déposé plusieurs plaintes pour soupçons de corruption et d’irrégularités dans la gestion du centre hospitalier universitaire Ibn Rochd.

Le jugement, rendu la semaine dernière, condamne également l’intéressé et deux autres prévenus à verser solidairement un million de dirhams au groupement territorial de santé de Casablanca-Settat. L’identité et les peines des deux autres condamnés n’ont pas été rendues publiques. Le médecin a été interpellé à l’issue de l’audience.

Ses démarches avaient été engagées auprès de plusieurs autorités judiciaires et la Brigade nationale de la police judiciaire l’avait entendu en 2024. Il estime qu’elles n’ont pas été traitées de manière satisfaisante.

Le président de l’Association marocaine de protection des deniers publics, Mohamed El Ghaloussi, a dénoncé une atteinte possible au procès équitable et à la présomption d’innocence, l’incarcération ayant été ordonnée à la suite d’un jugement de premier ressort. La section de Casablanca-Centre de cette association avait adressé au procureur général près la cour d’appel de Casablanca, le 5 mai, une requête demandant l’accélération des enquêtes. Elle demande à la cour d’appel de réexaminer la situation juridique du médecin et de lui permettre d’exercer dans un environnement sûr.

Le jugement a été frappé d’appel et l’affaire relève désormais de la cour d’appel de Casablanca. Aucune décision définitive n’étant intervenue, le condamné bénéficie de la présomption d’innocence.

LNT

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