L’Intérieur capte quatre postes budgétaires sur dix en 2027

Par LNT
Ministère de l’Intérieur

Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit la création de 34 454 postes budgétaires. Le ministère de l’Intérieur en reçoit 14 200, soit près de 42% du total, devant l’Administration de la défense nationale avec 5 500 postes et le département de la Santé et de la Protection sociale avec 5 400.

Les trois premiers départements concentrent ainsi près de 73% des créations. Viennent ensuite le ministère de l’Économie, des Finances et de la Performance publique avec 2 460 postes, l’Enseignement supérieur, la Recherche scientifique et l’Innovation avec 1 920, et la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion avec 1 500.

Les dotations plus modestes concernent les Habous et les Affaires islamiques avec 400 postes, l’Éducation nationale, le Préscolaire et la Formation professionnelle avec 364, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire avec 340, la Justice avec 300, l’Agriculture, la Pêche maritime et la Souveraineté alimentaire avec 220, les services du Palais royal et le département de l’Équipement, de l’Eau et des Forêts avec 200 chacun. Une vingtaine d’autres organismes se partagent des dotations allant d’un à 160 postes, dont la Jeunesse, la Culture et les Sports avec 160 et les Affaires étrangères avec 155.

La répartition par département totalise 33 954 postes, soit 500 de moins que le chiffre global annoncé, sans que le projet explicite cet écart.

Un dispositif distinct figure à l’article 21 du texte, qui crée 600 postes supplémentaires à l’Éducation nationale à compter du 1er janvier 2027. Ils sont destinés à régulariser la situation de fonctionnaires titulaires d’un doctorat ayant réussi le concours d’accès au corps des enseignants-chercheurs, les postes qu’ils occupent actuellement étant supprimés à la même date. Cette mesure est présentée comme issue du dialogue avec les syndicats les plus représentatifs.

La structure des créations confirme le poids des fonctions de sécurité et de souveraineté, qui absorbent plus de la moitié des postes, tandis que l’enseignement scolaire, où les effectifs enseignants relèvent pour l’essentiel du recrutement régional, ne reçoit qu’une dotation marginale au niveau central.

LNT

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