Téhéran menace sept câbles sous-marins du détroit d’Ormuz

Par LNT
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Les Gardiens de la révolution islamique ont menacé de cibler sept câbles internet sous-marins traversant le détroit d’Ormuz, une escalade verbale qui étend le champ du conflit aux infrastructures numériques de la région.

Les câbles visés n’ont pas été identifiés. Des responsables iraniens avaient déjà évoqué par le passé la possibilité de frapper des câbles sous-marins et des centres de données liés à des groupes technologiques américains en cas d’affrontement direct avec Washington.

Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage obligé pour les communications comme pour le pétrole. Les câbles qui y transitent relient l’Europe et l’Asie en desservant les pays du Golfe, dont les économies ont massivement investi dans les centres de données et les services numériques. Une rupture simultanée de plusieurs liaisons perturberait les communications internationales, les services bancaires et l’activité numérique de plusieurs pays de la région, l’ampleur des conséquences dépendant des dégâts et de la capacité à activer des routes alternatives.

Aucune réaction officielle n’a été publiée par les gouvernements visés, les opérateurs de télécommunications ou les autorités américaines.

La menace s’ajoute à un dossier déjà lourd. Le détroit demeure fermé à l’essentiel du trafic maritime depuis le début de l’année, les flux pétroliers y ayant chuté de plus de 90% avant un rétablissement partiel, estimé à environ 80% du niveau d’avant-guerre selon le secrétaire américain à l’Énergie. Téhéran a par ailleurs jugé insuffisante la réponse américaine aux sept conditions qu’il pose à la réouverture.

Pour le Maroc, l’exposition est indirecte mais réelle. Le Royaume est relié à l’Europe et à l’Afrique par ses propres câbles atlantiques et méditerranéens, et ne dépend pas des liaisons du Golfe. Une dégradation de la connectivité régionale affecterait en revanche les services financiers internationaux et les chaînes logistiques dont dépend son commerce extérieur, dans un contexte où le Brent évolue déjà au-dessus de 110 dollars le baril.

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