Le ministre nigérian de la Santé, Muhammad Ali Pate, a annoncé mardi la confirmation d’un cas de maladie à virus Ebola à Abuja, le premier enregistré dans le pays depuis 2014.
La patiente, arrivée récemment au Nigeria par un vol international en provenance d’Ouganda, avait été hospitalisée dans un établissement privé de la capitale, où elle a été soignée plusieurs jours avant que le diagnostic ne soit établi.
Les autorités ont identifié 44 contacts étroits et renforcé la surveillance sanitaire. L’ensemble des établissements de santé publics et privés ont été placés en alerte maximale, et un numéro vert accessible en permanence a été mis en place par le Centre national de contrôle des maladies.
La souche en cause est le virus Bundibugyo, pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement homologué, un essai clinique étant en cours. Le vaccin approuvé et les traitements disponibles ont été développés contre la souche Zaïre, et leur efficacité contre cette variante n’est pas établie.
L’Ouganda avait déclaré la fin de son épidémie à la fin du mois d’août, après vingt cas recensés et deux décès. Le Kenya a signalé un neuvième cas, à la suite d’un premier décès enregistré à Nairobi au début du mois d’octobre. La République démocratique du Congo, où l’épidémie a débuté au printemps dans la province de l’Ituri avant de s’étendre au Nord et au Sud-Kivu, demeure le foyer principal.
Le précédent épisode nigérian avait été contenu en vingt et un jours en 2014, avec sept décès sur dix-neuf personnes infectées, résultat alors cité comme une référence en matière de riposte épidémique.
Le Maroc ne dispose pas de liaison aérienne directe avec les pays actuellement touchés, mais les plateformes aéroportuaires du Royaume assurent des correspondances vers plusieurs capitales d’Afrique de l’Ouest et centrale. Les dispositifs de contrôle sanitaire aux frontières relèvent du ministère de la Santé et de la Protection sociale, qui n’a pas communiqué de mesure particulière à ce stade.
LNT