Les réserves des barrages ont progressé de 49,42 millions de mètres cubes en vingt-quatre heures, pour atteindre 11 229,53 millions de mètres cubes au 19 octobre, contre 11 180,11 millions la veille, sur une capacité totale de 17 027,59 millions.
Le taux de remplissage national passe ainsi de 65,66 à 65,95%, soit plus du double du niveau enregistré à la même date l’an dernier, qui s’établissait à 31,89%. Depuis le 1er octobre, les réserves ont gagné 74,40 millions de mètres cubes, l’apport journalier précédent le plus élevé, entre le 9 et le 10 octobre, ayant atteint 28,98 millions.
Cinq bassins sur neuf ont enregistré des apports. Le bassin Guir-Ziz-Ghris concentre près de la moitié du gain national, avec 23,69 millions de mètres cubes supplémentaires, son taux de remplissage passant de 43,52 à 47,84%. Suivent la Moulouya, avec 11,55 millions, l’Oum Errbia, avec 9,49 millions, le Draâ-Oued Noun, avec 6,68 millions, et le Tensift, avec 0,82 million.
Quatre bassins ont en revanche reculé, de façon marginale : le Sebou, le Loukkos, le Souss-Massa et le Bouregreg, sous l’effet des prélèvements et des lâchers.
Sur les 69 barrages suivis, 29 ont gagné en volume, 24 en ont perdu et 16 sont restés stables. Les plus forts apports concernent Hassan Addakhil, avec 14,08 millions de mètres cubes, Kadoussa, avec 9,60 millions, Mohammed V, avec 7,72 millions, et Mansour Eddahbi, avec 5,40 millions.
Les ouvrages les plus remplis sont Allal El Fassi, à 94,86%, Hassan Ier, à 80,71%, et Bin El Ouidane, à 80,06% pour 1 019,54 millions de mètres cubes. À l’opposé, Imfout plafonne à 11,82%, Joumoua à 19,03% et Sultan Moulay Ali Cherif à 21,10%, ce qui maintient des écarts marqués entre bassins malgré l’embellie générale.
Les pluies ont par ailleurs provoqué une crue significative sur l’oued El Ahmar, dans la province d’Errachidia. L’agence de bassin a activé ses stations d’alerte et appelé la population à s’éloigner des lits d’oueds et des zones inondables.
LNT