Les Marocains sont devenus les premiers acquéreurs étrangers de logements en Espagne au premier semestre 2026, avec 4 960 acquisitions, soit 8% des opérations réalisées par des étrangers, selon les données du Conseil général du notariat espagnol.
Ils devancent les Britanniques, avec 4 541 acquisitions et 7,3% du marché étranger, les Italiens, avec 4 109, les Roumains, avec 3 974, et les Allemands, avec 3 907.
Ce classement s’établit dans un marché en net repli. Les acquisitions étrangères reculent de 13% sur un an, à 62 327 transactions, la plus forte baisse enregistrée depuis le premier semestre 2020. La part des acheteurs étrangers dans les ventes de logements libres revient à 18,3%, contre 19,2% un an plus tôt et 20,3% en 2024.
Le recul est particulièrement marqué chez les non-résidents, avec 22 940 opérations, en baisse de 18%. Les acheteurs résidant en Espagne représentent 63,2% des transactions étrangères, en repli de 9,7%, ce qui situe l’essentiel des acquisitions marocaines dans la communauté installée dans le pays plutôt que dans l’investissement depuis le Maroc.
Les baisses les plus notables concernent les acheteurs russes, chinois, américains et britanniques, tandis que les Vénézuéliens et les Colombiens progressent. Géographiquement, le repli touche la quasi-totalité des régions, les reculs les plus marqués étant enregistrés en Cantabrie, aux Canaries, dans la Communauté de Madrid, aux Baléares et dans la Communauté valencienne.
Le classement intervient alors que les relations entre Rabat et Madrid traversent une séquence tendue, après la crise migratoire de juillet, la visite du roi d’Espagne à Sebta et Melilla les 13 et 14 octobre, et la suspension de l’accord de Schengen entre l’Italie et l’Espagne.
LNT