Un appel à renoncer à l’usage des véhicules pendant une heure, dimanche 18 octobre de 13 à 14 heures, circule depuis le 11 octobre sur les réseaux sociaux. L’initiative, baptisée une heure pour le pouvoir d’achat et la dignité sociale, est portée par le Comité de l’initiative citoyenne pour le plafonnement des prix des carburants.
Les organisateurs réclament le plafonnement des prix à la pompe et demandent aux autorités d’examiner des mécanismes limitant l’effet des fluctuations internationales sur les consommateurs.
Les modalités sont volontairement restrictives. Les participants sont invités à ne pas utiliser voiture, moto ou tout autre véhicule durant l’heure retenue. L’appel exclut explicitement tout blocage de la circulation, toute grève générale et tout rassemblement sur la voie publique, et réserve les trajets indispensables, les urgences et les interventions médicales. Les organisateurs demandent le respect de la liberté de circulation et la non-perturbation des services publics.
L’appel est ouvert aux citoyens, aux associations et aux syndicats. Son ampleur est difficile à anticiper, aucune organisation structurée ne l’ayant relayé officiellement à ce stade.
Le contexte est celui d’une année de hausses. Le gasoil avait augmenté de 80 centimes et le super de 39 centimes au début du mois d’octobre, le litre de gasoil dépassant 16 dirhams dans certaines stations de Casablanca, avant la baisse de 20 centimes entrée en vigueur ce vendredi. Le ministère chargé du transport a révisé à la hausse l’aide exceptionnelle destinée aux transporteurs routiers, mesure qui ne répond pas à la demande de plafonnement.
Les organisateurs affirment que l’action ne vise pas la nouvelle majorité, officialisée lundi autour du Parti authenticité et modernité, de l’Istiqlal, de l’Union socialiste des forces populaires et du Parti du progrès et du socialisme, tout en rappelant que la protection du pouvoir d’achat constituera l’un de ses premiers tests.
Le plafonnement soulève des questions économiques que les pouvoirs publics ont déjà opposées à des propositions similaires : coût pour les finances publiques, modalités d’application et efficacité réelle du dispositif. Des projets de loi visant le plafonnement des prix des carburants ont été rejetés par le passé.
LNT