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Le Maroc accède à la deuxième vice-présidence du G-24 et se prépare à en assurer la présidence en 2028

Par LNT
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Le Maroc a été désigné pour assurer la deuxième vice-présidence du Groupe intergouvernemental des Vingt-Quatre (G-24) à compter du 1er novembre 2026. Cette nomination, intervenue lors de la réunion ministérielle annuelle du groupe à Bangkok, en marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, ouvre la voie à une première vice-présidence en 2027, puis à la présidence en 2028. Le Royaume entend mettre à profit ces responsabilités pour contribuer à la défense des intérêts des pays émergents et en développement dans les discussions sur la gouvernance financière internationale.

Le Maroc franchit une nouvelle étape dans sa participation aux instances de concertation économique et financière internationales. Le Royaume a été désigné pour occuper la deuxième vice-présidence du G-24, un groupe intergouvernemental chargé de coordonner les positions des pays en développement sur les grandes questions monétaires et financières internationales.

Cette désignation a été actée lors de la réunion ministérielle annuelle du G-24, organisée à Bangkok, en marge des Assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.

Le mandat marocain débutera officiellement le 1er novembre 2026. Il s’inscrit dans le cadre du mécanisme de rotation des responsabilités au sein du groupe, qui prévoit une progression vers la première vice-présidence en 2027, avant l’accession à la présidence en 2028.

Une présidence du G-24 en perspective pour 2028

La désignation du Maroc intervient dans le cadre du fonctionnement institutionnel du G-24, dont les responsabilités sont réparties selon un mécanisme de rotation entre les pays membres.

Ce dispositif doit permettre au Royaume d’occuper successivement trois niveaux de responsabilité au sein de l’organisation.

Après la deuxième vice-présidence à partir de novembre 2026, le Maroc devrait accéder à la première vice-présidence en 2027, puis prendre la présidence du groupe en 2028.

Cette évolution lui permettra de participer plus directement à la coordination des travaux et à la définition des priorités collectives du G-24.

Le groupe constitue un cadre de concertation entre pays émergents et en développement sur les politiques monétaires, les questions de financement et le fonctionnement des institutions financières internationales.

Ses travaux visent notamment à rapprocher les positions de ses membres avant les grandes réunions internationales, en particulier celles du FMI et de la Banque mondiale.

Pour le Maroc, cette nouvelle responsabilité représente une occasion de renforcer sa participation aux discussions multilatérales consacrées aux enjeux économiques et financiers des pays en développement.

Une réforme de l’architecture financière internationale parmi les priorités

À l’occasion de cette désignation, le Maroc a réaffirmé son engagement en faveur du renforcement de la coopération économique et financière internationale.

Le Royaume a notamment exprimé sa volonté de contribuer à la cohésion du G-24 et à la défense des priorités des économies émergentes et en développement.

L’un des principaux objectifs mis en avant concerne la promotion d’une architecture monétaire et financière internationale plus représentative, plus réactive et plus équitable.

Cette orientation renvoie aux débats sur la place des pays en développement dans les mécanismes de gouvernance financière mondiale, ainsi qu’à leur capacité à faire valoir leurs besoins spécifiques en matière de financement et de stabilité macroéconomique.

Le Maroc entend également participer au renforcement du dialogue entre les membres du groupe et à la recherche de positions communes sur les principaux défis économiques.

Il a, dans ce cadre, exprimé sa volonté de contribuer à l’élaboration de propositions concrètes susceptibles de répondre aux préoccupations partagées par les pays membres.

La recherche de consensus constitue ainsi l’un des axes annoncés de son engagement au sein du G-24.

Une délégation réunissant le ministère des Finances et Bank Al-Maghrib

La réunion ministérielle annuelle organisée à Bangkok a enregistré la participation d’une délégation marocaine composée de représentants du ministère de l’Économie et des Finances, de Bank Al-Maghrib et des représentations du Royaume auprès du FMI et de la Banque mondiale.

Cette composition reflète la dimension à la fois budgétaire, monétaire et diplomatique des discussions menées dans le cadre du groupe.

Les travaux ont été présidés par le ministre des Finances du Nigeria, Taiwo Oyedele.

La rencontre a également connu la participation de la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, ainsi que de Paschal Donohoe, directeur général et directeur des connaissances du Groupe de la Banque mondiale.

La présence de responsables de ces institutions a permis d’inscrire les discussions dans le cadre plus large des relations entre les pays en développement et les principaux organismes financiers multilatéraux.

Les tensions géopolitiques et le financement au centre des discussions

Les échanges ont porté sur plusieurs facteurs d’incertitude qui affectent l’environnement économique mondial.

Les participants ont notamment examiné les conséquences des tensions géopolitiques, de la fragmentation économique et du durcissement des conditions de financement.

Ces évolutions constituent des enjeux importants pour les pays émergents et en développement, dont les perspectives de croissance et les besoins d’investissement restent étroitement liés à l’évolution de la conjoncture internationale.

Le resserrement des conditions financières peut notamment compliquer l’accès aux ressources nécessaires au financement des infrastructures, des politiques publiques et des projets de développement.

La fragmentation de l’économie mondiale soulève, pour sa part, des questions relatives aux échanges commerciaux, aux flux d’investissement et à la coopération entre les différentes régions.

Dans ce contexte, les discussions ont souligné la nécessité de renforcer la coordination internationale afin de préserver la stabilité macroéconomique et de soutenir les perspectives de croissance.

Le G-24 entend ainsi poursuivre son rôle de concertation pour favoriser une meilleure prise en compte des besoins des économies émergentes dans les réponses apportées aux défis financiers mondiaux.

LNT

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