L’Union européenne et le Royaume-Uni tiendront leur deuxième sommet post-Brexit le 20 novembre à Bruxelles, selon l’annonce faite lundi par le Conseil de l’Union européenne. La rencontre doit approfondir la coopération engagée lors du premier sommet du genre.
Le rendez-vous doit permettre d’avancer sur les chantiers ouverts par le rapprochement entamé entre les deux rives de la Manche, après des années de contentieux sur l’application de l’accord de retrait et de commerce et de coopération. Les volets en discussion portent notamment sur la défense et la sécurité, la mobilité, les contrôles sanitaires et phytosanitaires applicables aux échanges agroalimentaires et la coopération énergétique.
L’annonce est intervenue au lendemain de la déclaration du premier ministre britannique Andy Burnham imputant au Corps des gardiens de la révolution islamique iranien un projet d’attaque contre la base aérienne de Fairford, et de la publication d’une déclaration conjointe de vingt-neuf pays condamnant le recours de Téhéran à des attaques violentes. Le même responsable avait par ailleurs relancé les accusations d’ingérence russe dans le référendum de 2016.
Le calendrier illustre la logique du rapprochement en cours : la coopération en matière de sécurité et de défense constitue le terrain où les intérêts des deux parties convergent le plus clairement, indépendamment des différends commerciaux hérités de la sortie du Royaume-Uni de l’Union.
Pour le Maroc, l’évolution de ce cadre n’est pas sans effet. Le Royaume est lié au Royaume-Uni par un accord d’association entré en vigueur après le Brexit et à l’Union européenne par un accord d’association en vigueur depuis 2000. Toute convergence réglementaire entre Londres et Bruxelles, en particulier sur les normes sanitaires et phytosanitaires, simplifierait les conditions d’accès des exportations agricoles marocaines, aujourd’hui soumises à deux régimes distincts.
LNT