Le Brent de la mer du Nord s’échangeait mercredi à 105,76 dollars le baril, après une clôture à 105,69 dollars la veille. La séance a ouvert à 106,33 dollars, avec un plus haut à 107,13 dollars et un plus bas à 105,46 dollars. Le brut léger américain gagnait 1,58%, à 95,63 dollars. Sur la semaine écoulée, les clôtures du Brent ont oscillé entre 100,20 et 106,65 dollars.
Le détroit d’Ormuz reste le principal déterminant. Il achemine en temps normal environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole, et le risque sur les approvisionnements du Golfe constitue la préoccupation dominante du marché depuis le déclenchement du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran fin février.
Les flux se sont en partie rétablis. Selon des données de suivi maritime, les exportations transitant par le détroit ont dépassé fin septembre leur niveau d’avant-guerre. Les attaques houthies contre des infrastructures saoudiennes et des pétroliers maintiennent toutefois une prime de risque : la coalition conduite par Riyad a frappé mardi un site pétrolier à l’ouest de Sanaa, et les Houthis ont désigné en riposte une raffinerie saoudienne, l’aéroport de Riyad et des installations à Dammam.
Du côté de l’offre, Moscou a partiellement levé le 10 octobre ses restrictions sur les exportations de diesel, à la suite de l’accord conclu avec Washington. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a par ailleurs abaissé pour la sixième fois consécutive sa prévision de croissance de la demande pour 2026, tout en relevant celle de 2027.
Les niveaux actuels dépassent largement les anticipations. Un consensus d’analystes établi en septembre retenait une moyenne annuelle de 89,05 dollars pour le Brent en 2026, et le Fonds monétaire international a retenu dans ses projections d’octobre une moyenne de 96 dollars, soit 16% de plus que dans son scénario précédent.
L’écart intéresse directement le Maroc, importateur net de produits raffinés. Le gasoil a franchi la barre des 16 dirhams le litre au 1er octobre, la facture énergétique a progressé de 32,6% à fin août et le déficit commercial s’est creusé de 25,4%, à 282,6 milliards de dirhams. L’hypothèse de prix du baril constitue l’une des variables les plus sensibles du projet de loi de finances pour 2027, dont le dépôt est attendu au plus tard le 20 octobre.
LNT
