La Chambre des représentants a complété mercredi la mise en place de ses organes, avec la désignation des membres du bureau et l’élection des présidents des neuf commissions permanentes pour la législature 2026-2031. La séance était présidée par Ahmed Touizi, élu la veille à la tête de l’institution.
Le bureau compte huit vice-présidences. Mustapha Baitas, du Rassemblement national des indépendants, devient premier vice-président. Suivent Khalid Chennak pour l’Istiqlal, Abdellah Bouanou pour le Parti de la justice et du développement, Mohamed Ouzzine pour le groupe haraki, reconduit, Mohamed Mellal pour le groupe socialiste, Mohammed Joudar pour le groupe constitutionnel, démocratique et social, Meryem Ou-Hssata pour le Parti du progrès et du socialisme et Adil Bitar pour le Parti authenticité et modernité.
Les deux postes de questeurs reviennent à Amina Maelainine, du Parti de la justice et du développement, et à Houda El Mghari El Mberred, du Parti authenticité et modernité. Les trois secrétariats sont attribués à Fatimaezzahra Bassraoui, du Rassemblement national des indépendants, à Mbarek Hmia, de l’Istiqlal, et à Aziza Badad, du Parti authenticité et modernité.
Les présidences de commissions illustrent la même logique de répartition entre majorité et opposition. Mohamed Rherras, du groupe constitutionnel, démocratique et social, prend les affaires étrangères, la défense nationale, les affaires islamiques, la migration et les Marocains résidant à l’étranger. Moncef Toub, de l’Istiqlal, hérite de l’intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat, de la politique de la ville et des affaires administratives. Mohamed Ghayat, du Rassemblement national des indépendants, préside la justice, la législation, les droits de l’Homme et les libertés.
La commission des finances et du développement économique, la plus stratégique à l’approche du dépôt du projet de loi de finances, revient à Hicham Mhajri, du Parti authenticité et modernité. Mustapha Ibrahimi, du Parti de la justice et du développement, prend les secteurs sociaux et Mohammed Laâraj, du groupe haraki, les secteurs productifs.
Abdelhak Amghar, du groupe socialiste, préside les infrastructures, l’énergie, les mines, l’environnement et le développement durable. Hassan Derhem, du Parti du progrès et du socialisme, prend l’enseignement, la culture et la communication. Hanane El Massi, du Parti authenticité et modernité, conserve au profit de son parti le contrôle des finances publiques et la gouvernance.
Les formations passées à l’opposition conservent ainsi des positions de contrôle : le Rassemblement national des indépendants obtient la première vice-présidence et la commission de la justice, et le Parti de la justice et du développement une vice-présidence, un poste de questeur et la commission des secteurs sociaux.
LNT
