Tata interdit les cultures les plus gourmandes en eau

Par LNT
pastèques

Le gouverneur de la province de Tata a pris un arrêté interdisant temporairement les cultures saisonnières à forte consommation d’eau, dont la pastèque, au titre des mesures d’urgence destinées à préserver le domaine public hydraulique.

La décision s’appuie sur le cadre réglementaire de gestion de l’eau et sur les recommandations de la commission provinciale compétente. Elle exige la mobilisation de l’ensemble des autorités et des services concernés pour en assurer le respect.

La mesure répond à une situation hydrologique dégradée : sécheresse persistante, absence de pluies et baisse continue des réserves souterraines, les nappes phréatiques de la province étant décrites comme épuisées. L’objectif affiché est de garantir l’approvisionnement en eau potable des populations.

Les superficies et les communes concernées n’ont pas été précisées. La culture de la pastèque dans les zones présahariennes fait l’objet de contestations récurrentes de la part des habitants et des associations de défense des écosystèmes oasiens, qui lui reprochent de mobiliser des volumes d’eau considérables pour une production essentiellement destinée à l’exportation, au détriment des palmeraies et des cultures vivrières.

Dans la province voisine de Zagora, des habitants, des organisations non gouvernementales et des défenseurs des oasis ont adressé un courrier au gouverneur pour demander un arrêté similaire interdisant la culture de la pastèque hors des périmètres oasiens. Ils jugent insuffisantes les restrictions de superficies en vigueur et réclament des règles claires ainsi que des alternatives agricoles durables.

LNT

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