Le prix a été attribué au Français Henri Kagan et au Japonais Kenso Soai pour la découverte des effets non linéaires et de l’autocatalyse dans la synthèse organique asymétrique.
La synthèse asymétrique consiste à produire sélectivement l’une des deux formes d’une molécule chirale, c’est-à-dire d’une molécule qui existe en deux versions symétriques l’une de l’autre comme le sont une main gauche et une main droite. Cette distinction est déterminante en pharmacie : deux formes d’une même molécule peuvent avoir des effets thérapeutiques opposés, l’une étant active et l’autre inerte, voire toxique.
Les travaux récompensés portent sur deux mécanismes. Les effets non linéaires décrivent la manière dont un catalyseur partiellement pur peut néanmoins produire un résultat d’une pureté supérieure à ce que laisserait attendre sa composition. L’autocatalyse désigne le phénomène par lequel le produit d’une réaction en catalyse sa propre formation, avec amplification de la sélectivité.
Henri Kagan, professeur émérite à l’Université Paris-Sud à Orsay, a été élu à l’Académie des sciences française en 1991 dans la section chimie. Ses travaux, et ceux de Kenso Soai, trouvent leur application en chimie bio-organique et dans le développement de médicaments.
La remise officielle aura lieu à Stockholm le 10 décembre.
LNT
