Le président de l’autorité, Ahmed Rahhou, a indiqué que le marché de l’or et de la bijouterie faisait l’objet d’un examen approfondi, sans en préciser le périmètre ni les opérateurs concernés.
Sur le dossier des carburants, il a apporté une précision qui déplace la responsabilité politique. L’activation de l’article 4 de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence, qui permet de plafonner les prix, ne relève pas des attributions du Conseil mais de celles du gouvernement, lequel peut solliciter son avis. Or l’exécutif sortant n’a formulé aucune demande en ce sens au cours de la législature. La décision revient donc au prochain gouvernement.
Le Conseil continue par ailleurs de suivre le marché des hydrocarbures par des rapports trimestriels sur les prix et les marges. Le prochain, portant sur les données de juin et sur l’évolution des cours nationaux et internationaux, est attendu dans les jours qui viennent. L’autorité avait publié en juillet un rapport annuel sur les résultats financiers 2025 des distributeurs de carburants.
Deux autres dossiers ont été évoqués. À la demande du chef du gouvernement, le Conseil a rendu fin septembre un avis sur un projet de révision du cadre juridique de l’assurance, qui reprend des recommandations anciennes, notamment sur le livre IV du code des assurances, et qui sera transmis au Parlement accompagné de cet avis. Après le ciment et le fer, l’autorité finalise enfin un avis sur la filière de la brique rouge, dont la publication est annoncée pour la semaine prochaine.
Ces précisions interviennent alors que le gasoil a franchi le seuil de 16 dirhams le litre et que les associations de consommateurs réclament un observatoire national des prix.
LNT