Le sénateur conservateur a obtenu 47,06% des voix au premier tour de la présidentielle du 4 octobre, contre 45,12% pour le président sortant, résultat qui contredit les enquêtes d’opinion et envoie les deux hommes au second tour du 25 octobre.
L’écart s’établit à 1,94 point. Flavio Bolsonaro, 45 ans, a rassemblé environ 56 millions de voix. Les deux candidats totalisent ensemble plus de 92% des suffrages exprimés, indicateur du degré de polarisation d’un pays de 214 millions d’habitants.
L’abstention atteint un niveau record de 21%, soit environ 30 millions d’électeurs, dans un pays où le vote est obligatoire. Ce chiffre constitue le second enseignement du scrutin, celui d’un retrait massif à l’égard des deux offres politiques en présence.
Le père du candidat demeure la figure centrale absente. Jair Bolsonaro, condamné pour tentative de coup d’État et incarcéré, est inéligible. Une victoire de son fils ouvrirait la voie à une loi d’amnistie susceptible de remettre en cause sa peine de vingt-sept ans, perspective qui constitue l’un des enjeux explicites du second tour.
Les forces conservatrices dominent par ailleurs le Congrès issu du même scrutin, configuration qui contraindra l’action législative du vainqueur, quel qu’il soit.
Le Brésil est le premier partenaire commercial du Maroc en Amérique latine, les deux pays étant liés par des flux croisés d’engrais phosphatés et de produits agricoles, et le groupe OCP y a renforcé ses positions commerciales ces dernières années.
LNT