L’indice des prix à la consommation a progressé de 0,8% d’un mois sur l’autre en août, hausse dont la principale composante est le bond de 9,8% des prix des carburants, après un recul de 4,9% le mois précédent.
Sur douze mois, l’indice reste en retrait de 0,3%, résultat d’une baisse de 3,9% des produits alimentaires et d’une hausse de 2,5% des produits non alimentaires. Le transport affiche la progression annuelle la plus forte, à 7,3%, conséquence directe de l’évolution des prix à la pompe.
La hausse mensuelle des produits alimentaires atteint 0,9%, avec des augmentations notables pour les poissons et fruits de mer, à 2,8%, les viandes, à 2,2%, et les légumes, à 1%. Les écarts régionaux sont sensibles : de 0,5% à Casablanca et Kénitra à 1,6% à Al Hoceïma.
L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils et les tarifs réglementés, demeure contenue, en progression de 0,2% par rapport à juillet et de 0,1% sur un an.
La configuration est donc celle d’une inflation importée par l’énergie plutôt que d’une dynamique interne de prix. Elle est susceptible de s’accentuer : les prix à la pompe ont été relevés à trois reprises depuis le 1er septembre, le gasoil franchissant le seuil de 16 dirhams le litre ce jeudi après une hausse cumulée d’environ 3,54 dirhams depuis le milieu de l’été.
Le rythme de diffusion de cette hausse vers les prix alimentaires et les services constitue le point de vigilance des prochains mois, alors que le projet de loi de finances 2027 retient une hypothèse d’inflation maîtrisée.
LNT
