La cheffe du gouvernement désignée a reçu mercredi au siège de son parti le Rassemblement national des indépendants, le Parti de l’Istiqlal puis le Parti du progrès et du socialisme, aucun des deux derniers n’ayant arrêté sa position à l’issue de l’entretien.
L’ordre des rencontres a suivi le classement des formations issu du scrutin du 23 septembre. La délégation istiqlalienne était conduite par le secrétaire général Nizar Baraka, accompagné des membres du comité exécutif Mohamed Ould Errachid, Abdessamad Kayouh et Abdeljabbar Rachdi. Le parti, qui dispose de 65 sièges, a indiqué qu’il réunirait son conseil national pour trancher la question de sa participation.
Le Parti du progrès et du socialisme a adopté la même méthode. Son secrétaire général Nabil Benabdallah, reçu plus d’une demi-heure et accompagné de membres du bureau politique dont Rachid Hamouni, Fatima Zahra Barassat et Touria Skalli, a déclaré que la formation poursuivait son débat interne et trancherait dans les prochains jours. Il a mis en avant les droits des femmes, la restauration de la confiance des citoyens, le coût de la vie et le chômage des jeunes comme priorités, en relevant des préoccupations partagées avec le parti arrivé en tête. Le Parti du progrès et du socialisme compte 19 élus.
Le Rassemblement national des indépendants, premier reçu avec ses 66 sièges, s’est montré disposé à soutenir la cheffe du gouvernement désignée, sans que les termes de cette participation aient été rendus publics.
L’arithmétique reste la même : 198 voix sont nécessaires sur 395 pour l’investiture, et le parti arrivé en tête n’en dispose que de 97. Une coalition avec le Rassemblement national des indépendants et l’Istiqlal porterait le total à 228 sièges, configuration suffisante mais qui suppose l’accord formel des deux formations. Le Parti de la justice et du développement et l’alliance de la gauche ont choisi l’opposition.
Les consultations se poursuivent cette semaine avec l’ensemble des partis représentés au Parlement.
LNT